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Organisation et développement du sommeil chez le jeune enfant

Thomas F. Anders, M.D.

Éminent professeur de psychiatrie et de science du comportement (émérite), Université de Californie à Davis, États-Unis

Mai 2010, Éd. rév.

Introduction

Notre compréhension du développement de la structure du sommeil chez les nourrissons et les jeunes enfants s’est grandement améliorée depuis les années 1950, années où, pour la première fois, les enregistrements polysomnographiques (PSG) ont permis de noter la neurophysiologie et l’organisation du sommeil paradoxal (SP) et du sommeil lent (SL). 1,2 Aujourd’hui, des normes d’exercice, des définitions nosologiques officielles et des processus d'attestation ont été établis aux États-Unis. L’American Academy of Sleep Medecine reconnaît les compétences des laboratoires cliniques et des techniciens en polysomnographie et les American Boards of Internal Medicine, Pediatrics et Psychiatry/Neurology se sont entendus pour autoriser les cliniciens qui sont admissibles à exercer dans une nouvelle sous-spécialité, la médecine des troubles du sommeil. Un regroupement de pédiatres des Associated Professional Sleep Societies (APSS), l’organisme professionnel national des spécialistes du sommeil, a tenu pour la première fois en 2005 une réunion scientifique qui est devenue depuis un rendez-vous annuel.

Comment évalue-t-on le sommeil? La polysomnographie demeure la méthode privilégiée pour obtenir des données sur les divers systèmes psychophysiologiques : le tonus musculaire périphérique (électromyogramme, EMG) des muscles sous-mentonniers, les mouvements oculaires horizontaux et verticaux (électrooculogramme, EOG) mesurés à l’aide d’électrodes placées autour de l’orbite, le tracé de l’électroencéphalogramme(EEG) obtenu en plaçant une série d’électrodes sur le cuir chevelu ainsi que l’activité cardiaque, respiratoire et motrice périphérique relevée à l’aide de thermistances placées à divers endroits sur le torse, les voies respiratoires et les membres. Les mouvements oculaires, le tonus musculaire et les ondes encéphalographiques sont les principaux paramètres utilisés pour déterminer les états de SP et de SL. L’interruption de la respiration, l’irrégularité du rythme cardiaque et les réactions épisodiques, y compris les mouvements involontaires des membres, sont des caractéristiques utiles au diagnostic de certains troubles du sommeil.

Pendant le SP, le tracé de l’EEG montre une activité rapide de bas voltage similaire à celle de l’éveil; aucune activité n’est enregistrée sur le tracé de l’EMG et le tracé de l’EOG est caractérisé par des mouvements oculaires horizontaux et verticaux saccadés épisodiques. Les rythmes cardiaque et respiratoire sont rapides et irréguliers. De plus, les décharges neuronales, la libération et le recaptage de neurotransmetteurs ainsi que la vitesse du métabolisme ressemblent également à ceux enregistrés en état d'éveil. L’activité mentale est observable pendant le SP et se présente sous forme de rêves. Ainsi, pendant cette période du sommeil, la personne semble endormie, mais la plupart du temps, le système nerveux central est très actif. Chez les nourrissons, le SP est parfois appelé le sommeil actif.

Contrairement à l’activité psychophysiologique du SP, celle du SL est caractérisée par une inhibition physiologique de forme plus basale et organisée. Les rythmes cardiaque et respiratoire sont lents et réguliers. Le tracé électroencéphalographique est synchronisé et comporte des oscillations précises lentes. Chez les nourrissons, le SL est aussi appelé le sommeil calme. Le tracé du stade 1 du SL ressemble à celui du SP; toutefois, les rythmes cardiaque et respiratoire sont réguliers et il n’y a pas de mouvement oculaire saccadé. Le tracé EEG du stade 2 du SL contient des complexes K et des fuseaux du sommeil. Les stades 3 et 4 du SL présentent des quantités variables d’ondes delta de haut voltage lentes et synchronisées. Chez les nouveau-nés, on n’observe que deux stades de sommeil : le SP et le SL. À six mois, les ondes encéphalographiques caractéristiques qui distinguent les quatre stades du sommeil lent sont apparentes.

Chez les nourrissons humains, le SP occupe 50 % de la durée totale du sommeil.3 Le SP et le SL alternent dans des cycles de sommeil qui se répètent environ toutes les 50 minutes. Durant la période néonatale, le sommeil commence par une période de SP, et chaque cycle de sommeil comprend autant de SP que de SL. On ne note aucune différence dans la répartition du SP et du SL entre le début et une période plus avancée de la nuit. Le changement dans l’organisation temporelle des stades d’une nuit de sommeil, qui survient dans le deuxième mois de vie, reflète la maturation des mécanismes internes du système nerveux central qui régissent le temps.4 C’est que les horloges biologiques se développent et sont alors en mesure de réguler les mécanismes de contrôle ultradien et circadien, ce qui a pour résultat de consolider l'endormissement. Le SP décroît proportionnellement à l’augmentation du SL et le stade 4 de ce dernier se déplace pour se situer dans le premier tiers de la période de sommeil tandis que le SP devient plus important dans le dernier tiers de celle-ci.5-9 Le cycle circadien de veille-sommeil passe d’un rythme polyphasique chez le nouveau-né à un rythme diurne vers l’âge de 4 à 6 mois lorsque le sommeil se consolide la nuit et que l’éveil, mis à part une ou deux brèves siestes pendant la journée, se stabilise le jour.10-12 L’enfant abandonne généralement la sieste matinale vers deux ans et la sieste de l’après-midi au cours de la troisième ou de la quatrième année.9,13 Ce n’est que récemment que les chercheurs ont commencé à comprendre la façon dont l’influence familiale, culturelle et psychosociale agit sur ces changements biologiques qui surviennent tôt dans le développement.

Sujet

Il est très fréquent que les parents se tracassent à propos du sommeil de leurs jeunes enfants.14,15 Au cours de la première année de vie, les questions qui inquiètent les parents sont plus souvent liées à la consolidation. Notamment le manque de régularité dans les siestes et les réveils fréquents ou prolongés la nuit. Lorsque l’enfant est âgé de deux ou trois ans, les préoccupations sont davantage axées sur l’heure adéquate pour le coucher et la facilité et la rapidité avec laquelle l’enfant s’endort. Ils veulent savoir ce qui est normal, à quoi ils doivent s’attendre et si les comportements en matière de sommeil auront une incidence sur le développement de leur enfant. Une abondante documentation porte sur ces problèmes, mais on en sait relativement peu sur leurs origines.16‑21 Le nourrisson qui se réveille et pleure régulièrement pendant la nuit ou le jeune enfant qui n’arrive pas à s’endormir facilement souffre‑t‑il d’un manque de sommeil qui aura plus tard une incidence sur son développement ou son comportement? Ou ces situations sont‑elles plus éprouvantes pour le parent, particulièrement s’il travaille et est épuisé parce qu’il a dû s’occuper de l’enfant à plusieurs reprises tard le soir et pendant la nuit? Combien de temps le parent doit-il tolérer ces comportements? Que doit-il faire?

Contexte de la recherche

Plusieurs méthodes sont employées pour trouver des réponses aux questions précédentes : la polysomnographie (anciennement, seulement en laboratoire; maintenant, aussi à la maison), l’actigraphie (habituellement à la maison), la vidéosomnographie (habituellement à la maison) et les outils permettant aux parents de consigner leurs observations sur le sommeil de l’enfant, comme un registre, un journal ou un questionnaire structuré. Souvent, plusieurs de ces méthodes sont utilisées à la fois.22-25 Cependant, les études exhaustives ayant pour but de comprendre l’évolution de la structure des états de veille et de sommeil du bébé au cours des premières années du développement reposent sur un modèle transactionnel qui permet d’évaluer plusieurs des multiples facteurs ayant une incidence sur le lien parent-enfant.26,27 Les influences qui agissent directement sur cette relation sont notamment : le bien-être physique et psychique des principales personnes qui prennent soin de l’enfant, incluant les expériences de sommeil en bas âge, le réseau de soutien social actuel, la situation financière et l’organisation de la famille ainsi que le tempérament et la santé physique du nourrisson. Les stresseurs, comme la maladie chez l’enfant ou la dépression maternelle, sont également des facteurs proximaux qui ont une incidence directe sur les interactions parent-enfant et sur le sommeil de l’enfant. Parmi les facteurs distaux compris dans le modèle transactionnel se trouvent le contexte culturel global et les croyances de la famille ainsi que les influences environnementales qui agissent de façon indirecte.28-31

Questions clés pour la recherche

Les questions pour de nouvelles recherches dépassent de loin les réponses déjà connues. Lesquelles des diverses méthodes utilisées pour évaluer le sommeil chez les jeunes enfants sont les mieux adaptées à cette population? Comment peut-on résoudre les problèmes de concordance des données obtenues par les diverses méthodes d’enregistrement?22,24,32,33 Le sommeil des enfants atteints de troubles cliniques, notamment des troubles neurodéveloppementaux, est-il organisé de façon différente de celui des enfants dont le développement est typique? Les outils d’évaluation structurés et les questionnaires à l’intention des parents sont-ils valides lorsque les jeunes sujets visés ont des troubles médicaux? Il est essentiel de réaliser des études épidémiologiques longitudinales fondées sur de grandes populations multiculturelles si les professionnels veulent informer les parents sur les comportements liés au sommeil considérés comme « normaux » pour les enfants d’un certain groupe d’âge.34,35 Comment de telles études doivent-elles être élaborées? Partager son lit avec le bébé est-il salutaire ou nocif pour la santé, le bien-être et l’autonomie de l’enfant? Quels types de traitement (comportemental, psychopharmacologique, psychothérapeutique) faudrait‑il employer et à quel moment serait‑il approprié d’y recourir? Quels facteurs psychosociaux et propres au nourrisson ou au parent favorisent, le cas échéant, les meilleurs comportements en ce qui a trait au sommeil? Quel est le rapport entre les interruptions du sommeil nocturne, la somnolence au cours de la journée et les comportements perturbateurs pendant le jour? Quelles sont les répercussions à long terme des troubles du sommeil chroniques vécus dans la petite enfance?

Résultats d’études récentes

Il existe un rapport étroit entre les interactions parent-nourrisson ayant trait au sommeil et les comportements liés au sommeil du bébé. Les parents qui bercent ou tiennent leur bébé jusqu’à ce qu’il s’endorme (autrement dit, qui l’aident à s’endormir), en comparaison de ceux qui le laissent s’endormir seul, ont tendance à avoir des bébés qui présentent plus de problèmes de réveil nocturne.36,37-39 Ces associations peuvent découler de l’effet direct du comportement parental sur le sommeil du nourrisson ou du fait que les bébés au tempérament difficile nécessitent plus d’interventions de la part des parents pendant la nuit.40

Le rôle important que jouent les parents a été établi dans des études visant la prévention qui ont révélé que le fait de modifier les connaissances des parents au sujet du sommeil des nourrissons avant la naissance de l’enfant peut avoir une incidence positive sur le sommeil de ce dernier.41,42 De plus, des études cliniques sur les interventions comportementales utilisées dans la gestion clinique des problèmes de sommeil ont montré que lorsque le parent est le principal intervenant, on obtient des changements stables et durables dans le sommeil du nourrisson. Plus précisément, il a été démontré que le sommeil des enfants peut être amélioré grandement quand les parents arrivent à réduire le nombre d’interventions à l’heure du coucher et pendant la nuit.43,44 Il est donc important de reconnaître que les comportements du jeune enfant à l’égard du sommeil peuvent être associés à une relation ou à une situation particulières. L’enfant peut accepter de faire une sieste à la garderie, mais pas à la maison (ou l’inverse) ou il peut s’endormir plus rapidement lorsque la gardienne le met au lit que lorsque c’est un de ses parents qui le fait (ou l’inverse). Parfois, les comportements des nourrissons et des jeunes enfants à l’égard du sommeil sont différents en présence de la mère et du père.

De nombreuses études ont révélé que les troubles du sommeil chez les jeunes enfants ont tendance à être assez persistants et peuvent être liés à la structure du sommeil des premiers mois. Selon une étude récente, les problèmes de sommeil persistaient depuis l’âge de 12 mois jusqu’à quatre ans chez 12% des enfants de l’échantillon examiné, les problèmes d’éveil au cours de la nuit étant les plus fréquents.45 Il a été signalé que les problèmes de sommeil ont tendance à perdurer jusqu’à l’âge de huit ans46 dans une proportion pouvant aller jusqu’à 30% chez les sujets observés.

Des études sur des enfants d’âge scolaire semblent indiquer que l’interruption du sommeil pendant la nuit peut avoir une incidence négative sur le comportement pendant le jour et donner lieu notamment à des problèmes d’irritabilité, d’hyperactivité et d’attention chez l’enfant45,47-49, à de la discorde entre les parents et à une hausse du niveau de stress dans le milieu.50,51 Une étude sur des enfants d’âge préscolaire dans le cadre de laquelle les chercheurs ont examiné les habitudes de sommeil notées par les parents dans un journal a révélé que l’inconstance dans la quantité de sommeil et l’heure du coucher de même que le fait pour les enfants de se coucher tard permettent de prédire une plus grande difficulté d’adaptation au préscolaire.52 Comme on pouvait s'y attendre, les effets bénéfiques sur le sommeil d’une intervention thérapeutique auprès des jeunes enfants se répercutent positivement sur le comportement pendant la journée.53

Conclusions

Le sommeil joue un rôle important dans le développement, et les habitudes acquises tôt peuvent persister et avoir des conséquences ultérieures sur leur comportement. Il est essentiel de comprendre la gamme complexe des facteurs biologiques et psychosociaux qui favorisent l’acquisition d’une saine hygiène du sommeil. D’autres recherches sont nécessaires.

Implications : politiques et services

Comprendre la façon dont le sommeil se développe normalement, les facteurs qui favorisent un sommeil sain et la façon dont apparaissent les troubles du sommeil est une question de grande importance qui touche toute la durée de la vie. Le fardeau des troubles du sommeil est ahurissant, tant sur le plan économique que sur celui de la santé publique. Les accidents de la route liés à la somnolence, surtout lorsque celle‑ci est associée à la consommation d’alcool et de drogue, sont invalidants. Les blessures et les erreurs reliées au travail (particulièrement dans les professions de la santé) attribuables au manque de sommeil et à la somnolence diurne sont aussi graves. Pendant l’enfance, les troubles comme le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et les perturbations comportementales chez les autistes, le trouble du stress post-traumatique et la dépression sont souvent reliés à des troubles de sommeil sous-jacents. Les enfants qui ont un sommeil fragmenté ou insuffisant peuvent manifester des problèmes d’apprentissage, de mémorisation et de rappel à l’école. Ils peuvent avoir de la difficulté à maîtriser leurs réactions émotives et, en conséquence, être sujets à des accès de violence ou d’impulsivité. Enfin, un sommeil perturbé ou problématique chez les nourrissons et les jeunes enfants est une source de stress pour toute la famille. Au pire, l’enfant peut être maltraité; au mieux, les parents peuvent éprouver de la difficulté à fonctionner adéquatement au travail (surtout si les deux travaillent à l’extérieur). Les coûts des troubles du sommeil pour la société, pour le développement sain des enfants et pour le bien-être des familles sont énormes. L’exposition précoce à une bonne hygiène de sommeil est capitale.

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Pour citer cet article :

Anders TF. Organisation et développement du sommeil chez le jeune enfant. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Petit D, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/sommeil/selon-experts/organisation-et-developpement-du-sommeil-chez-le-jeune-enfant. Actualisé : Mai 2010. Consulté le 23 septembre 2019.