Les études montrent que plus les enfants sont exposés aux risques, plus leurs répercussions sont néfastes. Les risques sociaux relatifs à la famille, au groupe de pairs, à l’école et au quartier s’accumulent et ont un effet négatif constant.
La présence de facteurs de protection ou de résilience explique peut-être pourquoi certains enfants réussissent malgré des conditions défavorables. Bien que le type d’adversité varie considérablement, le thème central qui transcende les diverses conditions de risque est la présence d’une relation solide et aidante avec au moins un adulte. Ce qui aide aussi l'enfant, ce sont les relations chaleureuses, soutenantes et consistantes à l’extérieur de la famille, comme celles qu’il entretient avec les éducatrices en garderie ou avec les enseignants à l’école. Ensemble, le soutien des familles, les groupes de pairs qui font preuve d’acceptation, les écoles compétentes et le quartier contribuent au développement positif de l'enfant.
L’école peut fournir un environnement important pour apprendre à être résilient ou pour miser sur la résilience. Les premières réussites scolaires semblent être une trajectoire clé vers la résilience, surtout pour les enfants défavorisés.
Les forces des enfants contribuent aussi à l’adaptation résiliente. Ceux qui sont très intelligents, qui ont un tempérament facile, qui sont charismatique et qui ont des habiletés sociales sont plus susceptibles de s’adapter de façon positive à l’adversité. Cependant, plusieurs de ces caractéristiques sont elles-mêmes vulnérables aux agressions de l’environnement.
Les jeunes enfants dont la relation d’attachement est saine et qui possèdent de bonnes habiletés cognitives, sociales et d’autorégulation sont généralement résilients face à l’adversité, tant que leurs habiletés protectrices fondamentales et leurs relations continuent à opérer et à se développer. La régulation de l’émotion en particulier joue un rôle critique en matière de résilience.
De plus en plus de données probantes indiquent que les facteurs génétiques contribuent aussi énormément à la capacité de résilience des enfants. Par exemple, le génotype qui est associé à une probabilité moindre de souffrir de dépression plus tard dans la vie pourrait influencer la capacité de l'enfant à s’adapter aux situations adverses.
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