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Éditeur au développement du thème : Richard E. Tremblay, Ph.D., Université de Montréal, Canada et University College Dublin, Irlande
Thème subventionné par : Bernard van Leer Foundation
Pour confronter et prévenir les difficultés que risquent de développer les enfants exposés à la violence sociale, il faut des interventions à l’échelle communautaire et sociétale conçues pour favoriser la résilience individuelle, familiale et communautaire. Comme l’exposition à la violence augmente la probabilité que les enfants s’engagent dans des comportements risqués en vieillissant (par ex., l’agressivité et le décrochage scolaire), le développement de programmes polyvalents conçus pour cibler plusieurs facteurs de risque précoces constitue une avenue pour favoriser le fonctionnement social, émotif et comportemental des enfants. Un autre facteur important pour atténuer l’influence de la violence sociale sur l’évolution des enfants est le bien-être de la personne qui s’occupe d’eux. Les interventions de soutien aux familles exposées à la violence sont encouragées (par ex., des visites à domicile). Les parents doivent aussi avoir accès à un logis adéquat, de la nourriture en quantité suffisante, de l’eau potable et des soins de santé pour supporter le fonctionnement de leur famille. Ces ressources sont susceptibles de réduire le stress des adultes responsables des enfants, ce qui, en retour, diminue le risque de perpétuation de la violence par les enfants plus âgés. Spécifiquement, les parents qui ont accès à des services de soutien sont plus en mesure d’offrir des soins sécuritaires, stables et sensibles à leurs enfants et de réduire ainsi les conséquences négatives de leur exposition à la violence. En plus d’atténuer les impacts négatifs de l’exposition à la violence sur les enfants, les interventions visant à améliorer le fonctionnement des familles et l’accès à des services de soutien sont susceptibles de réduire l’utilisation du châtiment corporel par les parents.
Il est aussi important que le gouvernement et les agences non-gouvernementales (par ex., les organisations sociales ainsi que les institutions académiques et de recherche) fassent front commun et agissent de façon proactive pour prévenir et réduire l’occurrence de la violence sociale. Par exemple, le Conseil National des Secrétaires d’État de la santé du Brésil (CONASS), en collaboration avec ses partenaires, a compilé une série de stratégies d’intervention et de politiques pour prévenir et remédier à la violence. Le lancement de campagnes d’éducation du public, la promotion de la formation des équipes responsables du programme de santé de la famille et des changements législatifs pour réduire la violence routière font partie de leurs propositions pour réduire la violence sociale. Finalement, les décideurs politiques devraient porter une attention particulière à la façon dont les politiques actuelles et futures influencent les causes des conflits armés et, potentiellement, maintiennent et renforcent l’exclusion de sous-groupes. La protection de tous les membres de la société et un accès égalitaire aux ressources devraient figurer parmi les priorités des gouvernements.
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