Dyscalculie
Plusieurs études indiquent que la dyscalculie n’est pas reliée à l'intelligence, à la motivation ou à d'autres facteurs qui peuvent influencer l'apprentissage. La plupart des enfants qui en souffrent ont des déficiences particulières dans un ou plusieurs domaines, mais leur niveau scolaire est souvent égal ou supérieur à celui de la classe qu’ils fréquentent dans d’autres domaines.
Les signes précoces de la dyscalculie sont une faible compréhension de la magnitude des nombres, une compréhension rigide du calcul et l’utilisation de stratégies immatures lors de la résolution de problèmes. En première année, il arrive souvent que les enfants souffrant de dyscalculie ne connaissent pas les noms des chiffres de base (p. ex., 9 = « neuf ») et aient des difficultés à distinguer un chiffre plus petit d’un plus grand.
Presque tous les enfants – y compris ceux qui souffrent de dyscalculie – sont capables d’apprendre les séquences de calcul de base (un, deux, trois, quatre, etc.). Cependant, certains enfants ont de la difficulté avec les règles de base qui sous-tendent la capacité à compter efficacement. Ces règles comprennent la correspondance un à un (un mot étiquette et un seul, par exemple, « un », « deux », attribué à chaque objet); l’ordre stable (l’ordre des mots étiquettes est le même d’une série calculée à l’autre); et la cardinalité (la valeur du mot étiquette final représente la quantité d’éléments dans la série calculée).
De nombreux enfants souffrant de dyscalculie éprouvent des difficultés à se souvenir de faits mathématiques simples, comme de la réponse à 5+3. Plusieurs utilisent des stratégies de résolution de problèmes immatures. Par exemple, ils comptent sur leurs doigts pendant plus d’années que les autres et ils se trompent plus souvent.
L’anxiété par rapport aux mathématiques peut conduire à des erreurs. La dyscalculie est très susceptible d’entraîner de la frustration, de l’évitement et potentiellement un excès d’anxiété qui, en plus du déficit cognitif sous-jacent, rendra presque certainement l’apprentissage des mathématiques encore plus difficile.
Dyslexie
La découverte clé liée à la dyslexie est que la lecture n’est pas naturelle, mais plutôt acquise et qu’elle doit être enseignée. Pour lire, l’enfant doit apprendre à relier les lignes et les cercles abstraits (les lettres) qui figurent sur une page aux sons de la langue parlée.
Des données récentes indiquent qu’il y a des influences génétiques et environnementales dans le développement de la dyslexie. Un enfant dont le parent souffre de dyslexie court 80 fois plus de risques d'être dyslexique à son tour. Les garçons et les filles issus de milieux défavorisés sont particulièrement à risque d’avoir des difficultés en lecture, parce qu’ils ont tendance à être moins exposés à la langue et ne possèdent pas les habiletés en vocabulaire ni les connaissances préalables nécessaires pour développer de solides habiletés en compréhension de lecture.
Bien que de multiples trajectoires développementales conduisent à la dyslexie, on peut utiliser deux sources d'information pour dépister tôt les enfants qui ont besoin de formation préventive : les antécédents familiaux en ce qui a trait à la lecture, et le développement des habiletés, qui peuvent prédire l'acquisition de la lecture (par exemple, la connaissance des lettres).
Si on ne les traite pas, les troubles d’apprentissage compromettent l'acquisition des connaissances, exposent l'enfant à des expériences d'échec répété et peuvent donc diminuer sa motivation générale à apprendre. Que ce soit pour la dyslexie ou pour la dyscalculie, une aide précoce peut éviter à l'enfant plusieurs problèmes associés qui affectent l’estime de soi et le bien-être affectif.
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