 |
Il existe déjà des preuves irréfutables pour motiver tous les fumeurs de cesser de fumer. Cependant, les fumeuses enceintes devraient être particulièrement motivées, étant donné les risques que pose leur consommation de tabac pour leur grossesse et pour leurs enfants. Nous savons que pendant les étapes de parentage, les parents, et plus spécifiquement les femmes enceintes, sont de plus en plus réceptifs aux interventions visant l’arrêt tabagique à cause de leurs nombreux contacts avec le système de santé et d’autres services qui peuvent encourager l’arrêt tabagique. Ce sont donc les endroits évidents pour promouvoir la sensibilisation entourant l’utilisation du tabac et le développement du fœtus et de l’enfant.
Bien que la documentation sur le traitement du tabac encourage le dépistage étendu et le traitement des fumeurs, les femmes enceintes peuvent avoir besoin d’interventions particulières ainsi que de matériel d’aide personnelle centré sur les questions de la grossesse. La recherche démontre que cesser de fumer pendant le premier trimestre de la grossesse semble procurer les plus grands bienfaits, mais les effets positifs de l’arrêt tabagique à n’importe quel moment de la grossesse sont également indéniables. En conséquence, nous devrions non seulement aider les femmes enceintes à ne pas fumer à partir du moment de leur première visite prénatale, mais aussi tout au long de leur grossesse.
On a eu recours à divers modèles d’intervention pour augmenter la motivation des parents à cesser de fumer pendant et après la grossesse :
-
Assistance pratique (y compris résolution de problèmes, développement d’habiletés - rappelant les expériences passées d’arrêt tabagique, anticipation des déclics, défis à l’arrêt tabagique);
-
-
Matériel écrit d’aide personnelle;
-
Assistance téléphonique;
-
Soutien social en dehors du traitement, soutien des efforts du partenaire pour cesser de fumer, soutien des autres membres de la famille, des amis et des collègues;
-
Systèmes de distribution de nicotine qui dispensent une exposition intermittente plutôt que continue.
L’éternel problème de la recherche dans ce domaine concerne la façon d’identifier les fumeurs, particulièrement les femmes enceintes. La pression sociale de ne pas fumer pendant la grossesse peut empêcher les femmes enceintes de révéler leur état de fumeuse. Les études montrent des taux élevés de mensonges (entre 28 et 35 %) quand on demande aux femmes de rapporter elles-mêmes leur consommation de tabac et quand elles subissent ensuite des tests biochimiques.
En fait, parmi la considérable proportion des femmes qui cessent de fumer pendant la durée de leur grossesse, les taux élevés de rechute post-partum sont décevants. Souvent, les raisons de la rechute sont reliées au foyer. En effet, on a démontré que la présence d’autres fumeurs (c’est à dire un partenaire intime ou un autre membre de la famille) au foyer augmentait significativement la probabilité que les fumeuses fument pendant la grossesse et après l’accouchement.
Heureusement, il existe de nombreuses preuves en faveur de l’efficacité des programmes de traitement pour les fumeuses enceintes et pour celles qui ont des enfants. Environ 35 % des fumeuses enceintes qui cessent de fumer restent non-fumeuses, améliorant ainsi leur santé ainsi que celle de leurs enfants et des autres membres de la famille.
|
 |