Stress prénatal et périnatal


Que savons-nous ?

(Synthèse des textes d'experts)

La recherche donne à l’heure actuelle du poids à une conclusion provisoire selon laquelle une relation causale existe entre le stress prénatal et le développement des primates humains et non humains. La preuve la plus probante est le résultat d’études sur les animaux, principalement sur des rongeurs (rats et souris) et des primates non humains (singes et singes anthropoïdes), chez qui le stress prénatal peut être manipulé expérimentalement.

  • Les femmes enceintes qui déclarent de hauts niveaux de stress  sont environ deux fois plus à risque de naissance avant terme ou de restriction de la croissance du foetus que les femmes déclarant de faibles niveaux de stress.
  • Le stress et l’anxiété maternels sont liés à des complications de la grossesse, des accouchements avant terme et un faible poids à la naissance.
  • Les effets du stress ne sont pas seulement en fonction de l’exposition à des circonstances susceptibles d’être stressantes. Ils sont également en fonction de l’évaluation subjective du stress par l’individu qui peut, à son tour, être modulée par d’autres facteurs, comme le tabagisme, la consommation d’alcool et la participation à d’autres activités liées à un stress.
  • Certains éléments probants tendent à démontrer que les bébés de sexe masculin sont plus vulnérables au stress prénatal que ceux de sexe féminin.
  • Il semble que les effets du stress maternel pendant la grossesse culminent au début de la gestation et diminuent progressivement de la moitié à la fin de la gestation.

Voir aussi congés parentaux

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