Stress prénatal et périnatal


Que peut-on faire ?

(Synthèse des textes d'experts)

Des interventions devraient être mises en place pour réduire, au besoin, le stress, l’anxiété ou la dépression, tout en sachant que davantage de recherche est nécessaire pour évaluer les interventions les plus efficaces et déterminer dans quelles circonstances. Les programmes communautaires, réceptifs aux besoins et préoccupation variables des nouveaux parents, pourraient leur apporter des informations et un soutien, tout en planifiant leur reprise d’une activité professionnelle et en revoyant les services à la petite enfance à leur disposition. Les implications du stress postnatal peuvent être plus lourdes de conséquences que les effets biologiques du stress prénatal. L’aide aux familles devrait néanmoins couvrir à la fois la période prénatale et la période postnatale.

On sait que, pour la majorité (80 %) des femmes qui ressentent du stress au cours de la grossesse, l’issue de celle-ci est saine. Toutefois, davantage de recherche est nécessaire pour comprendre les raisons pour lesquelles le risque d’une issue défavorable est supérieur chez certaines femmes et certains bébés. Des études complémentaires sont nécessaires pour comprendre :

  • le rôle et l’incidence des différentes stratégies d’adaptation;
  • la pertinence de la sévérité du stress;
  • l’incidence relative du stress chronique par rapport à celle d’un unique épisode stressant;
  • l’importance du moment où les événements stressants se produisent;
  • l’effet de multiples facteurs de risque (pour mieux comprendre les mécanismes biologiques et comportementaux qui modifient légèrement les effets du stress maternel).

Des définitions et des mesures précises et rigoureuses du stress psychologique sont nécessaires pour favoriser la cohérence méthodologique et la rigueur scientifique de cette recherche.

Les effets des politiques en matière de congé et ceux de la durée des congés pris par les mères sur leur santé physique et mentale et sur le développement ultérieur des enfants suscitent désormais un intérêt considérable.

Davantage de recherche sur les déterminants (tels que le sexe de l’enfant, la composition du ménage, le niveau de scolarité des parents et l’existence de services à la petite enfance de grande qualité) de l’activité professionnelle maternelle ou de la durée des congés est également nécessaire. La recherche devrait à la fois porter sur les congés de maternité et les congés de paternité par rapport aux besoins de la société (développement de l’enfant, croissance de la population, nécessités de carrière), puisque l’évolution des politiques n’imposera pas de changement culturel à elle seule.

Des politiques et des mesures législatives pourraient être conçues pour laisser aux femmes plus de latitude pour choisir quand travailler pendant leur grossesse et selon quelles modalités. Des travaux de recherche financés par le gouvernement fédéral pourraient cibler des pays offrant à la fois des congés de maternité et le choix entre plusieurs services à la petite enfance, afin d’étudier leurs bienfaits pour les parents et les enfants à domicile et dans les services de garde à l’enfance. Les chercheurs doivent suivre davantage les effets des congés parentaux sur les enfants et le développement de l’enfant. Il est évident qu’aucun pays industrialisé ne devrait être dépourvu de tels dispositifs de nos jours.

Voir aussi congés parentaux

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