Pauvreté et grossesse


Que peut-on faire?

Synthèse des textes d'experts - Publié en ligne le 28 août 2007

Ainsi, bien que l’amélioration du statut économique des familles favorise de meilleurs résultats en ce qui a trait au développement cognitif de l'enfant et à sa réussite scolaire, les services directs et les interventions thérapeutiques constituent un choix plus prometteur pour améliorer le développement psychosocial des enfants et diminuer leurs problèmes de comportement. La solution semble être l’intervention précoceLes visites à domicile sont une façon d’offrir divers services aux familles à faibles revenus. De nouvelles données probantes indiquent que l’impact des programmes multidimensionnels de visites à domicile de grande qualité dure plus longtemps après la fin de l’intervention que celui des autres programmes. Les familles adoptent une trajectoire de vie différente, elles dépendent moins de l’aide publique, les grossesses sont moins rapprochées, et on constate une amélioration de la santé et du bien-être des enfants. Les visites à domicile, surtout lorsqu’elles sont combinées aux soins offerts dans des centres, réussissent à diminuer les problèmes de comportement des enfants. Les deux programmes remarquables offerts dans ces centres et qui ont eu des répercussions à long terme sur le comportement des enfants sont le Perry Preschool et Head Start. Davantage de recherches sont nécessaires pour déterminer les composantes essentielles des programmes qui ont les meilleures répercussions à long terme. Dans le même ordre d’idées, il faut plus de recherches pour évaluer pourquoi les programmes ont un impact à long terme, à savoir si cet impact est dû à de meilleurs soins, à davantage de ressources économiques et  personnelles pour la mère, améliore le fonctionnement familial, ou à toutes les raisons mentionnées ci-dessus.

Les autres services et politiques susceptibles d’avoir des répercussions positives sur l’environnement et le développement de l'enfant sont les programmes de suppléments alimentaires pour les femmes enceintes et les programmes de subventions au logement. Malgré ces résultats de recherche prometteurs, les services d’intervention ne sont pas toujours disponibles dans la pratique. Par exemple, au Canada, ils ne sont pas aussi disponibles en région rurale que dans les villes ou dans le nord que dans le sud du pays. D’après les chercheurs, il est important d’améliorer la compréhension que les parents ou les donneurs de soins ont du développement normal et problématique, la perception du service ou leurs croyances et leurs attentes envers les services sociaux, pour s’assurer que les familles qui ont besoin de services vont chercher à les obtenir. Ils suggèrent aussi de réduire les obstacles à l’accessibilité des services en offrant des services de garde, de l’aide en matière de frais de transport, des horaires et des lieux variés, des programmes à faible coût ou gratuits, et de s’efforcer de s’adapter au niveau d’alphabétisation, à la langue et aux différences culturelles des personnes desservies.
 
Les chercheurs demandent davantage de financement pour les interventions qui aideraient les enfants à faible revenu dont le développement peut être compromis par des facteurs de risques familiaux ou environnementaux. De plus, ils demandent davantage d’évaluation des services d’intervention, surtout parce qu’ils sont offerts dans des milieux réels qui sont loin d’être idéaux. Les évaluations de programmes devraient être axées sur la théorie, utiliser des méthodes rigoureuses et porter sur les résultats affectifs, sociaux et comportementaux des enfants.

 

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