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Éditeur au développement du thème : Mary J. O'Connor, Ph.D., University of California at Los Angeles, États-Unis
Thème subventionné par : Margaret & Wallace McCain Family Foundation
La façon la plus simple et directe de prévenir l’ETCAF est d’éradiquer la consommation d’alcool chez les femmes qui sont enceintes, planifient une grossesse ou pourraient devenir enceintes. Cependant, malgré les recommandations provenant du milieu de la santé, les taux de consommation d’alcool des femmes en âge de procréer sont restés stables. De plus, les informations contradictoires données aux femmes et les diverses idées concernant la quantité d’alcool jugée sécuritaire pendant la grossesse contribuent à la confusion. Un consensus clair basé sur une revue systématique de la recherche sur l’EPA est absolument nécessaire et devrait guider les recommandations et la pratique des professionnels.
La stratégie de prévention la plus efficace à ce jour a été le dépistage de la consommation d’alcool par des professionnels de la santé auprès de femmes enceintes ou en âge de procréer, jumelé à de brèves interventions ou des interventions brèves complètes. L’efficacité de ces traitements est améliorée lorsque le partenaire ou le conjoint de la femme est impliqué dans l’intervention. Les professionnels de la santé doivent donc être très bien informés des effets néfastes de la consommation d’alcool durant la grossesse et formés quant aux manières d’offrir des interventions brèves aux femmes concernées.
Une classification des profils spécifiques au syndrome faciliterait le diagnostic en l’absence de caractéristiques faciales distinctives chez les enfants exposés à l’alcool. Ces profils pourraient aussi assurer une identification et une intervention précoces, qui prédisent, selon des études scientifiques, un développement positif dans cette population. Les pédiatres, infirmières, éducateurs et consultants en santé mentale de la petite enfance devraient tous être formés pour reconnaître les différents signes de l’EPA et suivre la consommation d’alcool maternelle pendant la grossesse.
Des résultats provenant d’études animales suggèrent aussi que certaines substances pourraient atténuer l’impact négatif de l’alcool sur le fœtus. Par exemple, alors que des carences nutritionnelles (par ex., de faibles niveaux de zinc et de fer) peuvent aggraver les effets néfastes de l’alcool sur le développement fœtal, la prise de certains suppléments (par ex., la choline, le zinc, les vitamines C et E et la bêta-carotène) pourrait protéger contre ces effets. L’exposition à d’autres substances, comme le lithium et les peptides neuroprotecteurs, a aussi été efficace pour réduire la sévérité des effets de l’EPA chez les animaux, mais ceci reste à démontrer chez les humains.
Traitements
Différentes interventions auprès de rongeurs ayant été exposés à l’alcool avant la naissance, dont des manipulations néonatales, l’enrichissement de l’environnement et la réhabilitation, ont entraîné des effets positifs. Chez les humains, un entraînement aux habiletés sociales, des programmes sociocognitifs axés sur les mathématiques et la régulation comportementale ont été efficaces pour améliorer le fonctionnement d’enfants touchés par l’ETCAF. Des interventions familiales peuvent aussi améliorer le bien-être et l’adaptation quotidienne des enfants ayant subi une EPA, tout en aidant et supportant les parents pour qu’ils puissent offrir des soins stables et optimaux à leurs enfants.
Un moyen de retracer et d’organiser les différents types de services offerts aux enfants touchés par l’ETCAF serait de renforcer la coopération et la communication entre les différentes institutions concernées par les soins aux enfants, dont les établissements de santé, les services de protection de l’enfance, les centres communautaires et les programmes Early Start (programme de visite à domicile) et Head Start (programme d’aide préscolaire). Cette initiative pourrait aussi garantir que les troubles causés par l’alcoolisation fœtale ne passent pas inaperçus chez les enfants qui en sont atteints.
Les thérapies existantes pour les individus touchés par l’ETCAF incluent des traitements comportementaux, langagiers, professionnels et physiologiques. Le succès de ces traitements pourrait être accru si l’on prenait en considération les déficits et les besoins spécifiques aux enfants touchés par l’ETCAF. Par exemple, même si on prescrit des stimulants à plusieurs d’entre eux pour traiter leurs symptômes de TDAH, les effets secondaires négatifs de ces médicaments semblent particulièrement prononcés chez les enfants touchés par l’ETCAF; ils devraient donc être prescrits avec prudence. Étant donné que l’ETCAF survient dans toutes les ethnies et classes socio-économiques, l’aide apportée aux enfants touchés et à leur famille devrait être adaptée pour répondre à différents besoins communautaires et culturels.
Voir aussi...
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