Les pères noirs non-résidents en Afrique du Sud


1Africa Health Research Institute, KwaZulu-Natal, Durban, Afrique du Sud, 2Population and Development Studies, University of KwaZulu-Natal, Durban, Afrique du Sud, 3Division of Medicine, University College London, London, Royaume-Uni, 4DSI-NRF Centre of Excellence in Human Development, University of the Witwatersrand, Afrique du Sud

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Introduction

En Afrique du Sud, la paternité est un sujet de recherche universitaire et politique qui a gagné en intérêt ces dernières années, en lien avec la forte prévalence d’enfants qui grandissent dans des foyers dans lesquels les pères ne sont pas corésidents. Les recherches précédentes ont souvent présenté cette question principalement sous l’angle de l’absence paternelle et de ses potentielles conséquences pour les enfants et les familles. Toutefois, plus récemment, les études ont évolué vers une compréhension plus nuancée de la paternité qui reconnaît les diverses façons dont les pères maintiennent un lien avec leurs enfants, malgré les contraintes structurelles et le fait qu’ils vivent dans des résidences séparées.1-3 Cette transition reflète les nouveaux efforts pour comprendre les rôles paternels dans les conditions sociales, économiques et historiques qui façonnent la vie familiale en Afrique du Sud.

Les structures familiales sud-africaines sont fortement influencées par l’héritage historique, les inégalités socioéconomiques et les modèles démographiques en évolution. Les lois de l’apartheid ont limité l’entrée des travailleurs noirs dans les zones urbaines et leur mouvement en général. Pour les familles dans les zones rurales, ces lois ont eu pour conséquence de longues périodes d’absence des pères qui travaillaient dans les mines d’or. Ils formaient souvent de nouvelles relations en ville avec pour résultat la naissance d’autres enfants qu’ils devaient également soutenir. Les données de recensement montrent qu’encore de nombreux enfants ne cohabitent pas avec leurs pères biologiques, ce qui reflète les schémas établis depuis longtemps de mobilité des travailleurs, d’instabilité des unions et de retardement du mariage.4 Ces tendances se lisent à la lumière du contexte économique, politique et d’organisation sociale du pays, dans lequel les systèmes de famille étendue et de ménages séparés entre plusieurs domiciles ont historiquement joué un rôle important dans l’éducation des enfants et le soutien familial. Par conséquent, les arrangements concernant les résidences ne représentent pas à eux seuls la nature de l’implication des pères dans la vie des enfants.5

Cet article examine les facteurs sociaux et structurels qui façonnent la paternité des pères qui ne vivent pas avec leurs enfants chez les hommes noirs en Afrique du Sud. Il étudie les façons dont les pères demeurent impliqués dans la vie de leurs enfants malgré le fait qu’ils n’habitent pas avec eux. La discussion tient compte de l’héritage historique de la migration des travailleurs, de l’influence de la pauvreté et du chômage sur la formation de la famille et les rôles des pères, ainsi que du rôle des normes culturelles et des liens de parenté dans les relations des pères avec leurs enfants. Elle souligne également la signification sociale de la paternité et les différentes formes d’implication des pères non-résidents envers le bien-être, l’identité et le développement de leurs enfants.

Contexte et résultats de la recherche

Migration des travailleurs et pères noirs non-résidents en Afrique du Sud

L’apartheid a assis la domination économique et politique de la minorité blanche par un système de ségrégation raciale et de contrôle du travail, qui a fortement influencé la vie familiale en Afrique du Sud. La politique de l’apartheid, qui comprenait le contrôle des flux, la loi sur les laissez-passer et le système de travail des migrants, séparait délibérément les hommes noirs de leurs familles en les forçant à chercher du travail dans des centres urbains éloignés de leurs lieux de vie, tandis que le reste de leur ménage demeurait dans les zones rurales.4,6 Selon Richter et Morrell7, cette organisation structurelle a produit des expériences de la paternité différentes selon les groupes raciaux; les hommes noirs étant disproportionnellement concernés par la migration pour le travail et la séparation résidentielle de leurs familles.  Par conséquent, les politiques sur le travail de la période de l’apartheid ont non seulement réorganisé la production économique, mais elles ont aussi transformé la signification sociale et la pratique de la paternité, notamment pour les hommes sud-africains noirs.7

La migration pour le travail a créé une séparation structurelle entre les lieux de production et de reproduction qui rend difficile pour les pères d’habiter avec leurs familles. Dans ces circonstances, la responsabilité paternelle est devenue particulièrement liée à la capacité à fournir un soutien financier aux enfants et aux ménages, à distance par des transferts de fonds. Le soutien financier est donc devenu la principale mesure de la « bonne » paternité, renforçant ainsi le rôle central du soutien de famille dans les constructions de la masculinité et de l’identité des pères.8-10 L’apartheid a officiellement pris fin en 1994, mais les inégalités spatiales et économiques causées par le système de travailleurs migrants persistent. Les tendances modernes en matière d’emploi, de pénurie de logements et d’inégalités régionales poussent encore de nombreux hommes (et de nombreuses femmes) à travailler loin de leurs familles. Cela perpétue le schéma de paternité non résidente.6,11

De nombreux ménages d’Afrique du Sud fonctionnent donc selon des systèmes familiaux décrits comme « étirés » ou « multi-locaux », dans lesquels les membres sont répartis dans plusieurs résidences tout en maintenant des liens émotionnels, sociaux et économiques.4,12 Dans de telles organisations, les membres de la famille résident dans des ménages différents pour des raisons liées à l’emploi, à la scolarité, aux responsabilités de soin ou aux contraintes liées aux logements. Ces schémas de dispersion familiale demeurent communs dans les contextes ruraux comme urbains. Ils n’indiquent pas nécessairement des ruptures familiales, mais reflètent plutôt des stratégies d’adaptation par lesquelles les ménages gèrent l’insécurité et la mobilité économiques. En pratique, de nombreux pères gardent des liens avec leurs enfants par des visites périodiques, des transferts de fonds et la participation aux événements familiaux importants, même lorsqu’ils ne vivent pas dans le même foyer.5

Malgré les transformations sociales et économiques qui ont eu lieu depuis la fin de l’apartheid, la migration pour le travail continue d’influencer l’organisation domestique moderne en Afrique du Sud. Dans de nombreuses zones marginalisées économiquement, les opportunités d’emplois demeurent limitées. Pour chercher du travail, les individus en âge de travailler sont donc forcés de migrer vers les centres urbains, ou vers d’autres provinces.13 Par conséquent, de nombreux pères sud-africains doivent choisir entre vivre avec leur famille dans des zones où les opportunités économiques sont limitées, ou émigrer pour soutenir leur ménage, une décision difficile à prendre. Pour de nombreux pères, il est difficile de répondre simultanément aux attentes en matière de soutien économique et de présence au domicile de leur famille, en raison de ces contraintes structurelles.

Pauvreté, chômage et pères non-résidents en Afrique du Sud

En plus de la migration pour le travail, les hauts niveaux de pauvreté et de chômage jouent un rôle critique dans les schémas de paternité et de création de famille en Afrique du Sud. Des preuves suggèrent que le statut d’emploi et le revenu influencent fortement les possibilités de mariage et de cohabitation des hommes avec leurs partenaires et enfants. Les hommes qui ont des emplois stables et des revenus plus élevés sont beaucoup plus susceptibles de se marier et d’établir leurs propres ménages que les hommes sans emploi ou économiquement marginalisés.14,15 À l’inverse, le fort taux de chômage parmi les jeunes hommes a contribué à un retardement du mariage et à une augmentation des enfants nés hors mariage, ce qui affecte les relations de cohabitation des pères avec leurs enfants.

L’Afrique du Sud continue de connaître un des taux de chômage les plus élevés au monde, en particulier chez les jeunes. Le chômage des jeunes demeure élevé malgré la fin de l’apartheid, ce qui limite les opportunités économiques de nombreux hommes et leur capacité à répondre aux attentes sociales liées au rôle de soutien de famille.13 Dans ces conditions, de nombreux hommes retardent le mariage ou évitent de s’engager dans des unions formelles à cause des coûts du mariage et de la création d’un foyer, notamment des obligations culturelles telles que le paiement d’une dot, appelée lobola.16 Parmi certains groupes tribaux, l’homme est aussi responsable des enfants de ses sœurs si elles ne sont pas mariées et qu’elles ont besoin de soutien supplémentaire.

La marginalisation économique peut également entraîner des conséquences psychologiques et sociales importantes pour les identités des hommes en tant que pères. Les recherches suggèrent que l’incapacité à fournir un soutien financier à ses enfants peut limiter le sens de la masculinité d’un homme, ainsi que son estime de lui-même et son statut social, en raison de la forte association culturelle entre la masculinité et le rôle de soutien de famille.8-10 Lorsque les hommes ne se sentent pas capables de répondre à ces attentes, certains ressentent de la honte ou une pression sociale qui les pousse à se mettre en retrait de leurs relations familiales ou à limiter le contact avec leurs enfants. Dans certains cas, les pères décident de s’éloigner de leurs familles pour éviter les critiques ou l’échec perçu dans leur rôle de soutien de famille.8 Toutefois, il est important de noter que de nombreux hommes renégocient également leur rôle paternel dans des conditions de difficultés économiques, en mettant en avant le soutien émotionnel, les conseils et l’implication dans l’éducation, comme des expressions alternatives d’une paternité responsable.

Le rôle de la culture

Les normes culturelles et les coutumes jouent un rôle central et façonnent l’implication du père et l’organisation de la résidence en Afrique du Sud. Des pratiques telles que l’inhlawulo (le paiement de dommages à la famille d’une femme lorsqu’un enfant est conçu hors mariage) et la lobola demeurent pour les familles d’importants mécanismes de négociation des relations, de la légitimité et des responsabilités associées avec le mariage et la procréation.3,16 Ces pratiques sont profondément ancrées dans des traditions culturelles. Elles servent à formaliser les relations entre les familles, mais aussi à reconnaître et à réguler les responsabilités des pères envers les enfants.

Toutefois, les réalités économiques s’immiscent de plus en plus dans le fonctionnement de ces systèmes culturels et l’interaction entre les attentes culturelles et les contraintes financières peut contribuer à la séparation des résidences des pères et de leurs enfants. Les coûts liés à la lobola et la négociation du mariage peuvent retarder la formation d’une union, notamment pour les hommes sans emploi ou qui n’ont pas de revenus fixes. Par conséquent, de nombreux enfants nés hors mariage résident principalement avec leur mère, souvent dans des ménages comprenant la famille étendue, et gérés par des membres de la famille de la mère.17 Dans de tels contextes, l’implication paternelle est influencée non seulement par les normes culturelles, mais elle dépend également de la volonté de la famille de la mère de soutenir des relations entre le père et les enfants et de les faire durer dans le temps.

Les transformations récentes de la lobola compliquent encore cette dynamique. Les travaux universitaires ont souligné la monétisation et la commercialisation croissantes des pratiques de lobola, un reflet des changements socioéconomiques plus larges de la société sud-africaine contemporaine.18 La lobola est ancrée dans des systèmes de réciprocité et de création de famille, mais, dans certains contextes, elle est concernée par une pression inflationniste, une compétition pour le statut et des dynamiques similaires à celles des marchés. L’émergence d’intermédiaires, de planificateurs d’événements et de négociateurs professionnels qui facilitent l’arrangement de la lobola illustre l’institutionnalisation et la marchandisation croissantes de cette pratique. À leur tour, ces évolutions participent à une escalade des attentes en matière de dot, ce qui renforce les barrières financières au mariage et à la formation d’unions formelles, surtout pour les hommes marginalisés économiquement. Par conséquent, l’évolution de la lobola peut renforcer les tendances à retarder le mariage, à procréer hors mariage et, pour les pères, à ne pas cohabiter avec leurs enfants, le tout dans un contexte de redéfinition des relations entre les genres et des attentes en matière de masculinité et de soutien financier.

Dans ce contexte, les processus de reconnaissance paternelle sont également influencés par les obligations culturelles. Dans certains cas, les pères ne sont pas reconnus comme des parents légitimes tant qu’une pratique telle que l’inhlawulo n’a pas été effectuée. Tant que ces obligations ne sont pas remplies, les pères ont une capacité restreinte à rendre visite à leurs enfants ou à passer du temps avec eux au domicile de la mère. Cela souligne l’importance des normes culturelles, qui facilitent l’ordre social et la légitimité tout en régulant, et parfois en contraignant, l’accès et l’implication des pères.

Toutefois, il est important de reconnaître que ces mêmes systèmes culturels fournissent également des mécanismes qui soutiennent les liens paternels au-delà des limites du domicile. Les réseaux de famille élargie et les liens de parenté peuvent faciliter des relations durables entre les pères et leurs enfants, même lorsque le père ne vit pas avec eux. Ainsi, les pratiques culturelles d’Afrique du Sud permettent, régulent et, dans certains cas, contraignent simultanément les relations entre les pères et leurs enfants. Cela reflète les liens complexes entre les traditions, les évolutions économiques et les normes sociales en évolution.

Le rôle des pères noirs non-résidents en Afrique du Sud

Malgré la forte prévalence de la paternité non-résidente, la paternité biologique conserve son sens culturel, social et personnel fort en Afrique du Sud. Les pères jouent un rôle important en ce qu’ils lient les enfants avec leur lignée paternelle, l’identité de leur clan et les traditions ancestrales, qui demeurent des composantes centrales de l’identité sociale de nombreuses communautés africaines.8 À travers ces liens, les pères fournissent à leurs enfants des réseaux familiaux plus larges et des formes de capital social qui soutiennent la formation d’une identité, d’un sentiment d’appartenance et la reconnaissance sociale. Dans ce sens, l’implication paternelle n’est pas seulement relationnelle, mais elle est profondément ancrée dans les systèmes de continuité culturelle et de légitimité sociale.

Toutefois, lorsque les pères sont absents ou impliqués de façon marginale seulement, ces rôles culturels peuvent être perturbés, ce qui a des conséquences importantes sur la reconnaissance sociale des enfants, leur inclusion dans la culture et leur bien-être physique. Les garçons, en particulier, qui passent par des rites d’initiation traditionnels sans reconnaissance paternelle ou sans intégration formelle dans la lignée de leur père, peuvent être mis en marge des systèmes traditionnels liés à l’identité et à l’appartenance. De plus en plus de preuves suggèrent que l’absence de soutien paternel dans de tels processus peut rendre les enfants plus vulnérables aux pratiques d’initiation dangereuses, faisant augmenter les risques de maladie, de blessure, de déshydratation, et, dans des cas extrêmes, d’amputation ou de décès. Ces risques augmentent encore lorsque la surveillance réglementaire est faible et quand les pressions sociales découragent la remise en question des pratiques néfastes. Ainsi, alors que les institutions culturelles demeurent importantes dans la formation de l’identité, l’absence des pères peut exposer les garçons à une exclusion symbolique et à des préjudices matériels.

En même temps, il est important de reconnaître que les systèmes africains de liens familiaux ont historiquement développé des mécanismes d’adaptation pour limiter les conséquences de l’absence paternelle. Dans de nombreux cas, la paternité dépasse les liens biologiques pour inclure des formes de « paternité sociale », où des hommes fournissent des soins, des conseils et du soutien à des enfants de leur réseau familial ou communautaire.19 Une telle organisation reflète des systèmes de liens familiaux plus larges, au sein desquels les responsabilités quant à l’éducation sont partagées entre plusieurs adultes, notamment les oncles, les grands-pères ou d’autres hommes membres de la famille. Ces systèmes peuvent fournir d’importantes sources de stabilité et de continuité pour les enfants qui grandissent dans des contextes où leur père ne vit pas avec eux. Toutefois, de tels systèmes ne se substituent pas aux rôles culturels et sociaux uniques des pères biologiques, en particulier en ce qui concerne la reconnaissance de la lignée et la participation aux rites de passage importants.

De plus, les recherches suggèrent que de nombreux pères non-résidents demeurent très impliqués dans les vies de leurs enfants, par le soutien financier, des visites sociales et de la communication. La contribution des pères peut prendre la forme de transferts de fonds, de la fourniture de vêtements, du paiement des frais de scolarité ou de participation aux rituels de famille importants et aux processus de prise de décision.20-22 Les progrès des technologies de communication, notamment l’arrivée des téléphones mobiles et des plateformes de messagerie, ont aussi facilité le maintien du contact des pères avec les enfants dont ils sont géographiquement séparés. La paternité non-résidente peut présenter des défis pour une implication durable, mais ces formes d’engagement montrent que les relations paternelles peuvent être maintenues malgré la séparation de domicile.

Conclusions

La forte prévalence des pères non-résidents chez les hommes sud-africains continue de refléter l’interaction complexe entre les facteurs historiques, économiques et socioculturels, y compris la migration pour le travail, le chômage, le retardement du mariage, la mortalité paternelle et les pratiques culturelles liées à la formation de la famille. Toutefois, les recherches récentes continuent de souligner que la non-résidence ne doit pas être confondue avec l’absence ou le manque d’implication du père. De nombreux pères qui vivent séparément de leurs enfants maintiennent des formes d’implication par un soutien financier, le contact social, l’éducation pendant les visites et la participation dans des réseaux familiaux étendus.
Les recherches universitaires contemporaines reconnaissent de plus en plus que la paternité en Afrique du Sud est diverse, adaptable, fondée sur les relations et façonnée par des contraintes structurelles et des normes sociales en évolution. Les programmes et les politiques qui visent à soutenir le bien-être des enfants devraient ainsi se concentrer non seulement sur la promotion de la cohabitation, mais aussi sur le renforcement des opportunités d’implication positive pour les pères non-résidents. Les interventions qui soutiennent les opportunités d’emploi pour les hommes, encouragent la coopération dans les relations parentales et reconnaissent le rôle des réseaux de famille étendue peuvent aider à renforcer les relations entre les pères et leurs enfants, même dans des contextes de résidences séparées.

En même temps, il est important de reconnaître que la paternité contemporaine en Afrique du Sud est également caractérisée par des tensions, des contestations et des défis persistants. L’augmentation du nombre de demandes de pension alimentaire dans le système judiciaire reflète la pression financière subie par de nombreuses mères et les inégalités dans les responsabilités assumées par les pères. En même temps, la demande croissante de confirmation de la paternité par des tests d’ADN indique que les dynamiques de confiance et de responsabilité dans les relations intimes sont en évolution. Ces développements soulignent que la paternité non-résidente n’est pas seulement un arrangement qui fonctionne pour s’adapter aux circonstances, c’est aussi une organisation qui peut perpétuer des conflits, des inégalités et des insécurités au sein des familles. Pour faire face à ces défis, l’approche doit être équilibrée et reconnaître la résilience des systèmes familiaux étendus et le besoin de plus de mécanismes de soutien institutionnel, juridique et social, pour promouvoir une paternité responsable, équitable et impliquée.

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Pour citer cet article :

Makusha T, Richter L. Les pères noirs non-résidents en Afrique du Sud. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Roopnarine JL, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. https://www.enfant-encyclopedie.com/pere-paternite/selon-experts/les-peres-noirs-non-residents-en-afrique-du-sud. Publié : Avril 2026. Consulté le 12 mai 2026.

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