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Considérations particulières envers les nourrissons et les tout-petits lors de la séparation ou du divorce : questions développementales dans le contexte du droit de la famille

Jennifer E. McIntosh, Ph.D., Anna T. Booth, Ph.D.

The Bouverie Centre, La Trobe University, Australie

Février 2021, Éd. rév.

Introduction

Étant donné leur stade de développement unique et la complexité de leurs besoins, les nourrissons et les tout-petits de moins de cinq ans suscitent des préoccupations particulières chez les chercheurs et les intervenants. Alors que les études qui évaluent les impacts du conflit parental et de la séparation des parents sur les enfants d’âge scolaire sont abondantes et de plus en plus robustes, la base scientifique pour les nourrissons et les enfants d’âge préscolaire est moins bien établie. Ceux-ci ayant une faible capacité à exprimer leurs besoins, la charge de défendre leur sécurité émotionnelle et développementale et de considérer cette sécurité comme primordiale et déterminante dans les questions de garde incombe aux professionnels du droit de la famille.1 Les quatre premières années forment une ère unique d’expansion développementale et de vulnérabilité en raison de la vitesse sans précédent de croissance physique, cognitive, langagière, sociale et émotionnelle pendant cette période. Le volume du cerveau, formé à environ 30 % à la naissance, triple durant les trois premières années de la vie.2 Il est important de noter que la plus grande partie de la croissance du cerveau humain lors de cette période est qualifiée de « dépendante de l’expérience »;3 plus précisément, la complexité du développement du cerveau et la capacité ultérieure de l’enfant à réguler le stress et l’excitation émotionnelle sont façonnées par la qualité et la prévisibilité des soins bienveillants reçus.4-7  

Trois stresseurs liés au divorce en particulier menacent l’environnement de soins du nourrisson : les effets directs des conflits ou de la violence entre les parents;8-16 les effets d’une diminution de la qualité des pratiques parentales;17-19 les effets d’horaires instables et de la séparation répétée entre le nourrisson et ses figures d’attachement primaires.20-22 Pour quelques nourrissons, les trois stresseurs sont présents simultanément et se renforcent mutuellement. Pour les parents en conflit ou les tribunaux qui prennent des décisions pour eux, il est compliqué de décider comment partager idéalement la garde des nourrissons et des tout-petits après la séparation des parents. La rareté des données scientifiques à ce sujet ou le fait qu’elles soient souvent erronées compliquent la prise de décision. La suite de cet article propose une synthèse des recherches disponibles et un résumé des travaux récents sur les interventions et les cadres intégrés qui favorisent la prise de décisions réfléchies, qui tiennent compte du développement des très jeunes enfants lors des pratiques parentales (parentage) après une séparation. 

Recherches récentes sur l’organisation de la garde partagée du nourrisson 

Les débats à ce sujet sont nombreux, car on dépeint souvent comme contradictoires le bien-être nécessaire au développement du nourrisson et les besoins des parents séparés. D’une part, les chercheurs et défenseurs de l’attachement suggèrent qu’un séjour fréquent ou prolongé loin d’un donneur de soins primaire présente un risque pour les tout-petits, et que cela compromet la nature précoce de cette relation en plein développement. D’autre part, d’autres affirment qu’un séjour trop court chez le deuxième parent mine cette relation et ses ressources développementales (voir référence 23 pour approfondir ces approches ou d’autres perspectives). 

Il existe à ce jour six études sur la garde des enfants en âge préscolaire, dont trois analysent les résultants chez les enfants de moins de 3 ans. Chaque étude est restreinte par des limites d’échantillonnage, surtout car les arrangements de garde très fréquente par l’autre parent des enfants de 0 à 3 ans restent assez rares dans la plupart des pays24 (se référer aux publications d’origine pour plus de détails sur la méthode et les échantillons).

Les deux premières études ont analysé des données provenant d’études démographiques à grande échelle en Australie et aux États-Unis. 

1. McIntosh et collaborateurs25,26 ont utilisé la base de données Longitudinal Study of Australian Children pour étudier la régulation des émotions et le stress chez les nourrissons et les tout-petits dont la garde est partagée par les parents séparés. Pour les groupes d’enfants de 4 à 5 ans, un nombre élevé de nuits ne présageait aucune différence, à l’inverse de la chaleur parentale et du conflit interparental. Chez les enfants de 3 ans ou moins, passer plusieurs nuits chez le second parent prédisait indépendamment quelques problèmes de régulation émotionnelle, comparativement à ceux qui y passaient moins de nuits ou des journées uniquement, peu importe le contexte socio-économique, les pratiques parentales ou la coopération interparentale. 

2. Tornello et collaborateurs27 ont utilisé des données issues de l’étude Fragile Families and Child Well-being Study, qui représentent la population de 20 grandes villes aux États-Unis. Les bébés (1 an) qui passaient régulièrement des nuits chez le deuxième parent (une ou plus par semaine) étaient plus susceptibles de présenter une insécurité de l’attachement et un dérèglement émotionnel lorsqu’on les analysait à nouveau à 3 ans. À cet âge, l’insécurité de l’attachement prédisait à son tour des difficultés d’adaptation à 3 et 5 ans. Les nuits fréquentes à 3 ans n’étaient pas indépendamment liées à des difficultés d’adaptations plus tard. 

Trois anciennes études se basaient sur des échantillons de commodité pour explorer des problématiques similaires :

3. Solomon et George20 ont mis en évidence qu’il était plus courant que l’attachement nourrisson-mère soit perturbé/difficile chez les bébés de couples séparés qui passaient régulièrement des nuits chez l’autre parent, comparé aux nourrissons de couples mariés. Lors du suivi, un an plus tard, les tout-petits qui passaient régulièrement des nuits chez chaque parent séparé présentaient davantage de comportements anxieux, colériques et perturbés lorsqu’ils retournaient chez leur mère. Un conflit parental grave, de l’anxiété et une communication interparentale appauvrie ont influencé ces résultats. 

4. Kline Pruett et collaborateurs28 ont comparé les résultats des enfants en âge préscolaire qui passaient régulièrement des nuits chez leur second parent à ceux des enfants qui n’y passaient aucune nuit. Les filles semblaient bénéficier de certains avantages à passer quelques nuits chez le second parent, mais pas les garçons. Les difficultés des enfants étaient davantage liées au conflit parental, aux relations parent-enfant appauvries et à l’irrégularité de la garde qu’au nombre de nuits. 

5. Altenhofen, Sutherland et Biringen29 ont étudié des enfants de 2 à 7 ans issus de familles séparées et qui passaient au moins deux nuits par semaine loin de leur mère. On notait chez 54 % d’entre eux une insécurité de l’attachement à la mère, comparé au taux d’insécurité chez les familles non divorcées, qui s’élève à 31 % environ. Comme chez Kline Pruett et al.,28 les facteurs qui contribuaient le plus aux difficultés de l’enfant étaient la qualité du parentage et la coopération au sein de la relation coparentale. 

6. Fabricious et Suh30 ont mené une étude rétrospective finale sur des étudiants à l’université. Le nombre de nuits par semaine pendant la toute petite enfance et la petite enfance respectivement indiqué par les parents prédisait la qualité des relations père-étudiant, mais ne corroborait pas les résultats de la qualité de la relation étudiant-mère. La généralisation des conclusions est limitée par l’échantillonnage sélectif de jeunes adultes hautement fonctionnels issus de milieux relativement aisés. 

La reproductibilité des résultats ne soutient pas les arguments contre une quelconque garde de nuit des tout-petits, mais elle recommande la prudence quant à la garde de nuit très fréquente des enfants de moins de 2 ans, en raison du risque accru de difficultés liées à la sécurité de l’attachement et la régulation émotionnelle, surtout dans les cas de conflits parentaux plus graves. Les avantages à long terme de l’implication active et sécuritaire des deux parents dans la vie de l’enfant ne font aucun doute. 

De nombreuses questions empiriques restent en suspens quant aux facteurs en faveur et défaveur de la sécurité du nourrisson sur le plan individuel. Les résultats actuels n’ont pas pris en compte le rôle du genre du parent dans l’équation ni les conditions selon lesquelles le partage plus fréquent du temps protège les très jeunes enfants. Les futures études représenteront de façon optimale les conséquences des facteurs de confusion, par exemple l’indisponibilité des parents, la garderie, la distance, la violence, la pauvreté, l’alcoolisme, la toxicomanie, la fratrie, le soutien des grands-parents, etc. Même avec de meilleures données, il ne peut exister aucune solution universelle aux dilemmes de garde des enfants. 

Valorisation des connaissances 

Deux articles ont tenté de synthétiser ces résultats disponibles pour qu’ils soient appliqués dans les tribunaux. Le premier (Pruett, McIntosh & Kelly)23 se concentrait sur les recherches développementales et de divorce pertinentes avec pour priorité développementale double de conserver l’implication des deux parents et d’assurer la sécurité émotionnelle précoce. Sept points de consensus ont été trouvés :

  1. La petite enfance (0 à 3 ans, y compris l’année de la 3e année) est une période clé pour le développement psychosocial et émotionnel ultérieur et nécessite une attention et une organisation particulières en matière de droit de la famille. 
  2. Le développement sain du jeune enfant repose sur la capacité des donneurs de soins à protéger l’enfant de dommages corporels et de stress inutile en étant une présence fidèle et réactive. 
  3. De même, le développement sain dépend de la capacité des donneurs de soins à stimuler et encourager l’exploration individuelle de l’enfant, son apprentissage et le processus de découverte. 
  4. Le développement sécurisé pendant cette période exige de la continuité dans l’environnement de soins du jeune enfant, ainsi que son expansion constante. Cela comprend la famille, la communauté et les relations éducatives et culturelles. 
  5. Une approche « et/avec » de la formation des premiers attachements et de l’implication parentale conjointe est recommandée. Le jeune enfant a besoin de recevoir très tôt et de façon structurée des soins de la part d’au moins un, et de préférence plus, donneur de soins disponible. Le but ultime est d’atteindre une « base solide triple », composée des deux parents et de l’enfant, comme système familial. 
  6. À ce jour, les études pertinentes préconisent la prudence quant aux nuits très fréquentes chez l’autre parent entre 0 et 3 ans, surtout lorsque la sécurité de l’enfant avec un parent n’est pas encore établie ou lorsque les parents ne parviennent pas à s’accorder sur la garde de l’enfant. De même, les mises en garde cliniques et théoriques quant à la garde de nuit dans le cas d’une famille saine ne sont pas fondées. 
  7. Les facteurs essentiels pour évaluer le degré de préparation et les conséquences probables de la répartition des nuits incluent les ressources sociales et psychosociales, la relation coparentale et la nature de chaque relation parent-enfant avant la séparation. 

Un second article complémentaire (McIntosh, Pruett & Kelly)31 a créé une Charte pour la décision de garde des nourrissons et tout-petits (Chart of Overnight Decisions for Infants and Toddlers, CODIT, ressources gratuites en ligne, en anglais uniquement)32 pour soutenir l’évaluation exhaustive des besoins de chaque jeune enfant dans le cadre de leur contexte de soins unique. La principale mise en garde de cet article offre une conclusion particulièrement appropriée au présent article : « Ces consignes axées sur le développement pour les enfants de 0 à 3 ans (soit jusqu’à 48 mois) ne visent en aucun cas à remplacer la décision des parents qui choisissent de suivre une autre organisation dans l’intérêt de leur enfant, et dans le contexte de leur propre situation (p.257) ».

Interventions fondées sur les preuves 

À ce jour, seul un programme d’intervention apparait dans les études.33 Le Young Children in Divorce and Separation (YCIDS) fut élaboré pour orienter les parents séparés vers un arrangement qui tienne compte du développement pour la garde de leur nourrisson, étant donné leur situation particulière. Une étude pilote randomisée par grappes a comparé deux conditions : l’utilisation du programme YCIDS dans le cadre d’une intervention axée sur la médiation et d’une intervention de type « médiation et éducation » sur un groupe de référence. Les participants étaient des parents séparés qui assistaient à des séances de médiation pour résoudre un conflit coparental concernant un enfant de moins de 5 ans (n= 33 cas). Sur les 16 résultats clés de ces parents et enfants, 9 se sont grandement améliorés dans le groupe d’intervention, tandis que le reste n’était pas significatif à l’échelle des groupes. Les litiges ultérieurs étaient 35 % moins nombreux pour les cas YCIDS. Le programme YCIDS est désormais disponible dans un format numérique de 90 minutes, avec de nombreux formats de demande et des traductions en anglais et en chinois (voir Children Beyond Dispute, https://childrenbeyonddispute.com).34

Conclusions

Les données actuelles indiquent un besoin de prise de décision réfléchie et sensible qui tienne compte du développement concernant la garde de nuit des tout-petits après la séparation des parents. 

Bien au-delà d’une matrice de facteurs de risque pour les enfants de tout âge placés en garde partagée, qui incluent des ressources socio-économiques ou pratiques inadéquates et des relations de coparentage hostiles,24 pour les nourrissons, le troisième facteur crucial permettant d’établir un plan de parentage approprié après la séparation est l’ensemble des ressources développementales de l’enfant.

Références

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Pour citer cet article :

McIntosh JE, Booth AT. Considérations particulières envers les nourrissons et les tout-petits lors de la séparation ou du divorce : questions développementales dans le contexte du droit de la famille. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Emery RE, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. https://www.enfant-encyclopedie.com/divorce-et-separation/selon-experts/considerations-particulieres-envers-les-nourrissons-et-les-tout. Actualisé : Février 2021. Consulté le 17 septembre 2021.