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Rôle des parents pour favoriser l’apprentissage et l’acquisition du langage chez les jeunes enfants

Catherine S. Tamis-LeMonda, Ph.D., Eileen T. Rodriguez, Ph.D.

New York University, États-Unis

Décembre 2014, 3e éd.

Introduction

Pendant leurs premières années de vie, les enfants connaissent d’importants changements sur le plan développemental dans de multiples domaines. L’acquisition du « langage formel » est notamment l’une des réalisations les plus importantes de la petite enfance, car elle permet aux enfants de communiquer avec les autres et de participer à l’apprentissage de la culture de manières qui étaient jusqu’à maintenant impossibles. En outre, le langage constitue le fondement de la préparation à l’école et de la réussite scolaire. C’est ce qui explique qu’une multitude de travaux de recherche aient été menés pour comprendre les facteurs liés au contexte social qui aident les jeunes enfants à acquérir le langage et à apprendre. Ces travaux sont également d’un grand intérêt pour les praticiens, les éducateurs et les décideurs politiques qui cherchent à favoriser le développement des jeunes enfants.

Sujet

Depuis longtemps, les chercheurs spécialisés dans le développement travaillent à documenter les expériences sociales qui pourraient expliquer les écarts de langage et d’apprentissage1,2 chez les enfants d’un même groupe et ceux de groupes différents. Pour ce faire, ils s’appuient sur les ouvrages d’intellectuels comme Bruner3,4 et Vygotsky,5 selon qui l’apprentissage se produit dans un contexte socioculturel dans lequel les adultes et les parents soutiennent ou « guide » les jeunes enfants dans leur apprentissage afin qu’ils atteignent un niveau supérieur de réflexion et d’action. Selon cette façon de pensée, les enfants qui vivent leurs premières années dans un milieu familial sensible et stimulant sur le plan cognitif sont avantagés dans le processus d’apprentissage.

Problème

La recherche sur les facteurs favorables à l’acquisition du langage et à l’apprentissage chez les jeunes enfants est essentielle si l’on veut réduire les écarts de réussite entre les enfants de différentes origines ethniques, linguistiques, raciales et socioéconomiques. Lorsqu’ils entrent à l’école, les enfants n’ont pas tous les mêmes habiletés, et ces divergences initiales ont souvent une incidence sur leurs progrès en matière de langage, de développement cognitif, de lecture et d’écriture de même que sur leur réussite scolaire.6,7,8 Ceux qui manifestent un retard dès le début de leur scolarisation risquent d’éprouver des difficultés tôt dans leurs études et sont plus susceptibles que les autres de redoubler une année, d’être placés dans une classe pour élèves en difficulté et de ne pas terminer leurs études secondaires.9,10,11

Les retards sont particulièrement fréquents chez les enfants qui vivent dans la pauvreté. Dès le départ, les enfants de ménages à faible revenu accusent un retard dans leurs habiletés langagières,2,12 et leur vocabulaire se développe à un rythme plus lent que celui de leurs pairs issus de ménages plus favorisés.7 Lorsque le vocabulaire qui lui permet de comprendre et de s’exprimer est restreint, l’enfant risque fort d’éprouver plus tard à l’école des difficultés en lecture et en orthographe.8,13

Contexte de la recherche

Les profils démographiques des populations minoritaires et immigrantes au Canada et aux États-Unis ont considérablement changé au cours des dix dernières années, ce qui a donné lieu à des études sur les écarts généralisés qui existent en ce qui a trait au niveau de préparation à l'école des enfants d’origines ethnique, raciale et socioéconomique.14,15,16,17,18 Comme ces écarts sont constatés avant la maternelle, les chercheurs et les praticiens tentent de comprendre le rôle du milieu familial de l’enfant dans le processus d’apprentissage au cours de la petite enfance.19,20,21,22,23

Questions clés pour la recherche

L’examen du rôle du milieu familial dans le développement du langage et l’apprentissage chez les jeunes enfants peut se diviser en deux grandes questions :

  1. Quels sont les aspects des pratiques parentales les plus importantes pour l’acquisition du langage et l’apprentissage chez les jeunes enfants et pourquoi le sont-ils?
  2. Quels sont les éléments qui permettent aux parents d’offrir un milieu favorable à leurs jeunes enfants?

Résultats récents de la recherche

Quels sont les aspects importants des pratiques parentales et pourquoi le sont‑ils?

Trois aspects ont été reconnus comme étant au cœur du développement du langage et de l’apprentissage chez les jeunes enfants : 1) la fréquence de participation d’un enfant à des activités d’apprentissage régulières (p. ex., lire ensemble, se faire raconter une histoire); 2) la qualité des interactions parent-enfant (p. ex., stimulation cognitive par les parents, sensibilité et réceptivité à l’égard de l’enfant); 3) la mise à la disposition de l’enfant de matériel d’apprentissage adapté à son âge (p. ex., livres et jouets).24

Une participation régulière, dès le plus jeune âge, à des activités d’apprentissage, comme lire avec un parent, se faire raconter une histoire ou apprendre les lettres de l’alphabet, permet à l’enfant d’acquérir les bases essentielles aux premiers apprentissages, au développement du langage et aux habiletés fondamentales en lecture et en écriture.25,26,27,28 Les activités d’apprentissage régulières procurent au jeune enfant une structure familière qui lui permet d’interpréter les comportements et les paroles des autres, de prévoir la séquence temporelle des événements et de tirer des conclusions d’expériences nouvelles.29,30 De plus, la participation à de telles activités contribue à l’enrichissement de son vocabulaire et de ses connaissances conceptuelles.31 Ainsi, lire avec un parent de même que se faire raconter une histoire permet non seulement à l’enfant d’enrichir son vocabulaire, mais aussi d’acquérir des compétences phonémiques, des notions d’écriture de même qu’une attitude positive à l’égard de la lecture et de l’écriture.25,27,32,33,34,35

De nombreuses études soutiennent par ailleurs que la qualité de l’interaction avec un parent ou un gardien joue un rôle formateur dans le développement précoce du langage et l’apprentissage chez le jeune enfant. En fait, la diversité et le style du vocabulaire qu’emploient les parents pour parler à leur tout-petit sont parmi les principaux éléments qui permettent de prédire la façon dont se développera son langage au cours des premières années. L’enfant sera avantagé si le discours des adultes auquel il est exposé est riche et diversifié en information sur les objets qui l’entourent et les situations dans lesquelles il se trouve dans son milieu.7,36,37 En outre, un enfant dont les parents répondent (par des descriptions orales et des questions) quand il tente de s’exprimer ou d’explorer tend à avoir une compréhension et une capacité d’expression plus avancées, une conscience phonologique supérieure et de meilleures habiletés pour comprendre les histoires.38,39,40,41

Enfin, il a été démontré que le fait de fournir du matériel d’apprentissage (p. ex., des livres et des jouets éducatifs) facilite le développement du langage et l’apprentissage chez le jeune enfant.42,43,44 Ce type de matériel ouvre la porte à des échanges relatifs à des actions ou à des objets précis entre l’enfant et l’adulte qui s’en occupe, comme lorsqu’un parent et son enfant font semblant de cuisiner. Dans de telles situations, le matériel sert d’outil qui favorise la conversation sur un sujet d’intérêt commun. Plus précisément, l’accès à des jouets qui encouragent le jeu symbolique et aident à développer la motricité fine a été associé à la compréhension du langage, à la motivation intrinsèque et à une attitude positive à l’égard de l’apprentissage chez le jeune enfant.45,46 En outre, la familiarité de l’enfant avec les livres d’histoires a été liée au vocabulaire qu’il comprend et utilise pour s’exprimer ainsi qu’aux habiletés précoces en lecture.26,27

Quels facteurs permettent de prédire des conduites parentales positives?

La communauté scientifique convient que les habiletés parentales sont déterminées à la fois par les caractéristiques des parents et celles de leur enfant. Chez les parents, l’âge, le degré d’instruction, le revenu et l’origine raciale ou ethnique, notamment, sont tous des facteurs dont le lien avec les trois aspects des conduites parentales abordées précédemment a été démontré. Ainsi, comparativement aux mères plus âgées, celles qui sont adolescentes offrent un niveau de stimulation verbale et d’interaction moindre, sont plus contrôlantes et utilisent un vocabulaire moins varié et moins complexe.47,48 Les mères peu scolarisées font moins souvent la lecture à leur enfant25,49 et démontrent elles‑mêmes des habiletés langagières ainsi qu’en lecture et en écriture plus faibles,50 ce qui a une incidence sur la quantité et la qualité de leurs interactions verbales avec leur enfant.2 Le degré de scolarisation des parents a, à son tour, un effet sur le revenu familial : la pauvreté, voire la pauvreté persistante, est fortement liée à des milieux familiaux moins stimulants,51 et les enfants dont les parents vivent dans la pauvreté risquent d’éprouver des difficultés sur les plans cognitif, scolaire et socioaffectif.52,53 Enfin, les mères latino-américaines ou afro-américaines sont moins portées à faire la lecture à leur enfant que les Blanches non hispaniques,54 et les familles latino-américaines hispanophones ont, en général, moins de livres pour enfants à la maison que les autres familles.25 Ces constatations de nature raciale et ethnique s’expliquent vraisemblablement par des ressources familiales différentes selon les groupes, un statut minoritaire étant souvent associé à divers risques sociodémographiques.

Les caractéristiques de l’enfant, par exemple le sexe et le rang de naissance (parmi bien d’autres), ont également été associées au développement du langage et à l’apprentissage chez les jeunes enfants. Ainsi, les filles tendent à avoir un léger avantage sur les garçons dans les débuts de l’acquisition du vocabulaire,55,56,57 et des études ont révélé que les familles consacrent beaucoup plus de temps à des activités liées à la lecture avec les filles qu’avec les garçons.58 Les aînés ont généralement un vocabulaire un peu plus étendu que leurs frères et sœurs.59 De plus, les mères utilisent un langage distinct et montrent un engagement et une réceptivité qui diffère d’un enfant à l’autre, le premier-né étant favorisé.60

Lacunes de la recherche

À la lumière des résultats de recherche selon lesquels les enfants provenant d’un milieu minoritaire ou à faible revenu risquent davantage d’accuser un retard dans le développement du langage et dans leur apprentissage lorsqu’ils entrent à l’école, il sera nécessaire de mener d’autres travaux pour comprendre pourquoi ces différences existent et trouver les moyens les plus efficaces d’aider les parents à offrir un environnement familial positif à leurs enfants. Il y aura lieu de se pencher sur la façon dont les multiples facettes des milieux familiaux où se déroulent les premiers apprentissages contribuent ensemble au développement de l’enfant. De plus, les études sur la « préparation à l’école » devraient porter sur les tout premiers stades de l’enfance, cette période étant celle au cours de laquelle se développent les bases essentielles du langage et du savoir. À cet égard, la recherche sur l’acquisition du langage chez les enfants issus de communautés linguistiques en situation minoritaire et leur préparation à l’école devrait se concentrer sur la façon dont les expériences langagières, tant à la maison qu’à l’extérieur du foyer, contribuent à la fois à la maîtrise de la langue commune (p. ex., l’anglais) et de la langue maternelle. Enfin, la plupart des travaux de recherche sur le contexte social dans lequel les enfants acquièrent le langage et apprennent sont axés sur les interactions de ces derniers avec leur mère. Compte tenu de la richesse des réseaux sociaux qui forment le milieu où grandissent les bébés et les tout-petits, les futures recherches devraient examiner les diverses possibilités d’activités liées à l’alphabétisation offertes par les nombreux membres de l’univers social des jeunes enfants (pères, frères et sœurs, famille élargie, gardienne ou éducatrice en service de garde).

Conclusions

Il existe des preuves incontestables de l’importance du développement du langage et de l’apprentissage chez les jeunes enfants pour leur préparation, leur participation et leur rendement futurs à l’école. L’expérience à la maison est d’une importance cruciale dans l’acquisition du langage et l’apprentissage des tout-petits et, à cet égard, trois aspects du milieu familial favorisent particulièrement ces deux processus : les activités d’apprentissage (p. ex., lire chaque jour), la qualité des habiletés parentales (p. ex., la réceptivité) et le matériel d’apprentissage (p. ex., jouets et livres convenant à l’âge de l’enfant). En outre, les parents qui ont davantage de ressources (p. ex., scolarisation, revenu) sont mieux en mesure d’offrir à leur jeune enfant des expériences d’apprentissage positives. Enfin, les enfants jouent également un rôle clé dans leurs propres expériences d’apprentissage, comme en témoignent les liens entre les caractéristiques de l’enfant et les comportements des parents. Les enfants exercent une influence sur leurs parents tout comme ces derniers en exercent une sur eux; il est donc essentiel de reconnaître la nature réciproque des expériences d’acquisition du langage et d’apprentissage chez les jeunes enfants.61

Implications

La recherche sur les milieux où ont lieu les premiers apprentissages des jeunes enfants intéresse les décideurs politiques, les éducateurs et les professionnels qui cherchent à favoriser le développement du langage et l’apprentissage des jeunes enfants. Les interventions et les mesures préventives devraient cibler divers aspects des milieux dans lesquels les jeunes enfants acquièrent le langage et apprennent; elles devraient notamment aider les parents à offrir des activités qui favorisent l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, à se montrer sensibles et réceptifs à l’égard de leur enfant et à fournir du matériel d’apprentissage adapté à l’âge de celui-ci. En outre, ces efforts devraient commencer tôt dans le développement de l’enfant, car c’est pendant les premières années, période où l’acquisition du langage et l’apprentissage se font de façon accélérée, que les enfants profiteront le plus d’un milieu familial favorable.22,62,63 Enfin, il faut que les interventions faites auprès des parents pour favoriser l’apprentissage chez leur enfant tiennent compte du contexte culturel dans lequel se développe le jeune enfant et du contexte social plus large dans lequel s’inscrivent les conduites parentales en s’attaquant aux obstacles imposés par la pauvreté et le manque d’instruction.

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Note :

La première version de ce texte a été financée par le Conseil Canadien sur l'apprentissage - Centre du savoir sur l'apprentissage chez les jeunes enfants

Pour citer cet article :

Tamis-LeMonda CS, Rodriguez ET. Rôle des parents pour favoriser l’apprentissage et l’acquisition du langage chez les jeunes enfants. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Tremblay RE, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/habiletes-parentales/selon-experts/role-des-parents-pour-favoriser-lapprentissage-et-lacquisition-du. Actualisé : Décembre 2014. Consulté le 23 septembre 2019.