Vaccination


Que savons-nous ?

Synthèse des textes d'experts - Publié en ligne le 22 septembre 2008

Aux États-Unis et au Canada, les enfants sont désormais systématiquement protégés contre 12 maladies évitables grâce à des vaccins, soit la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (toux convulsive), la poliomyélite, l’hépatite B, l’haemophilus influenzae invasive (une maladie invasive qui peut provoquer un ou plusieurs syndromes cliniques, dont la méningite ou la pneumonie), les maladies invasives attribuables au pneumocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la varicelle et l’influenza.

En règle générale, toutes ces maladies sont graves et peuvent être mortelles, alors que les effets secondaires des vaccins, s’ils se manifestent, sont généralement mineurs et peuvent consister en un inconfort local, en une inflammation à l’endroit de l’injection et en une fièvre légère ou une rougeur. Pour profiter des bienfaits de ces vaccins, les enfants doivent non seulement être vaccinés, mais ils doivent l’être en temps opportun. Au Canada, le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommande de faire vacciner tous les enfants à 2, 4, 6 et 18 mois.

Malheureusement, les programmes de vaccination sont victimes de leur propre succès. Tandis que les maladies évitées par les vaccins deviennent de plus en plus rares, la population, elle, les craint de moins en moins. Les effets secondaires peu communs des vaccins deviennent plus fréquents comparativement aux maladies et à leurs manifestations qui, elles, se font plus rares. En conséquence, les vaccins administrés aux enfants en santé sont davantage craints par les parents que les maladies qu’ils préviennent et qui ne sont jamais observées.

À l’heure actuelle, une des allégations les plus controversées est la possible association entre la vaccination infantile et l’autisme. Deux hypothèses ont vu le jour : le lien entre le vaccin du RRO (rubéole, rougeole et oreillons) et l’autisme, ainsi que l’exposition des très jeunes enfants à des quantités excessives de thimérosal, un agent chimique à base de mercure utilisé pour stabiliser le vaccin.

Au cours des dernières années, bon nombre d’études ont examiné l’hypothèse de la relation RRO-autisme. À ce jour, aucune étude épidémiologique n’a établi de lien entre l’autisme et le RRO. Les recensions des écrits menées récemment par l’Institut de médecine sur cette hypothèse ont conclu que les données probantes conduisaient à la rejeter. De plus, des évaluations systématiques de la sécurité des vaccins sont régulièrement effectuées et il n’y a eu aucun signalement identifiant l’autisme comme un effet secondaire du vaccin contre la rougeole ou de celui contre les RRO.

Les enfants exposés à des doses importantes de méthyle de mercure ont aussi été suivis et, une fois de plus, aucune augmentation de la prévalence de l’autisme n’a été documentée. (Il est à noter que le thimérosal n’a jamais été utilisé dans le vaccin RRO et que désormais, la plupart des vaccins existent sous une forme sans thimérosal.)

Plusieurs études épidémiologiques ont testé ces hypothèses et démontré que l’augmentation de la prévalence de l’autisme et des conditions qui y sont liées (troubles envahissants du développement) étaient attribuables aux changements de diagnostics, aux modifications des critères diagnostiques, à l’amélioration du dépistage de l’autisme dans les populations et à une plus grande sensibilisation des professionnels et du public à ce trouble. Puisque les données épidémiologiques indiquent à ce jour que le vaccin RRO n’est pas lié à une augmentation de l’autisme dans la population, on considère que le risque neurologique et les autres risques graves connus de ces maladies évitables sont bien plus importants que le risque que représente ce vaccin.

 

Voir aussi...

Pour votre information 

Certains documents sont offerts en format
PDF. Pour télécharger gratuitement le
logiciel Acrobat Reader, cliquez ici.