La prévention de l’obésité chez les enfants devrait être un traitement de premier recours. Cela requiert un programme de santé publique très étendu.
Des développements en matière de services éducatifs et de santé sont nécessaires pour surveiller plus efficacement la surcharge pondérale et l’obésité pendant la petite enfance, pour mieux identifier les enfants qui en souffrent et pour apporter un soutien amélioré et plus important aux familles dans la prévention et le traitement de l’obésité.
Les pédiatres sont incités à prôner la prévention de l’obésité en identifiant et ciblant les spécialistes influents (c’est-à-dire les professionnels de la santé, les nutritionnistes, et les spécialistes du développement de l’enfant) pouvant transmettre des connaissances en matière d’obésité. Au cours de leurs consultations quotidiennes, ils devraient aussi encourager, soutenir et défendre l’allaitement, promouvoir de saines habitudes alimentaires et de l’activité physique et recommander une réduction du temps passé devant la télévision. De plus, il est extrêmement important de recommander de bonnes nuits de sommeil, car la littérature émergente montre qu’un sommeil insuffisant est lié au surpoids et à l’obésité, en particulier chez les enfants.
Les interventions devraient cibler les comportements modifiables susceptibles d’améliorer la santé ou le développement de l’enfant et les comportements importants pour la mise en place et le maintien du poids de santé (c’est-à-dire la réduction du temps passé à regarder la télévision, la promotion de l’allaitement, la réduction de la consommation de boissons gazeuses et de sucre et l’augmentation de l’activité physique).
Les parents et les personnes qui prennent soin des enfants devraient être des modèles d’identification positifs pour les comportements alimentaires et le niveau d’activité des enfants. Ils devraient fournir des modèles de comportements alimentaires sains à leurs enfants et mettre à leur disposition une nourriture équilibrée afin de diminuer leur risque d’obésité. À cet égard, une connaissance insuffisante de l’alimentation saine, des comportements alimentaires malsains et de l’inactivité physique chez les parents peuvent conduire les enfants à adopter de mauvais comportements par rapport à l’alimentation et à l’activité physique. Le traitement a donc plus de chances de réussir s’il s’adresse à la famille (pas uniquement à l'enfant obèse), si cette dernière est motivée à effectuer les changements nécessaires pour modifier son style de vie, si le traitement est d’une durée raisonnable et s’il porte sur la modification des comportements sédentaires ainsi que sur la diète.
Cependant, la prévention de l’obésité échouera probablement si l’environnement de l’enfant n’est pas pris en compte. Par exemple, la recherche suggère qu’une moindre quantité de publicité sur les collations aide à prévenir les comportements alimentaires dommageables. La qualité nutritionnelle des aliments et des boissons servis et vendus dans les écoles devrait également être améliorée. Les enfants devraient être encouragés à réduire leur consommation de boissons gazeuses et d’autres boissons avec sucre ajouté, à augmenter leur niveau d’activité physique et à réduire le temps voué à la télévision. Il est urgent de procéder à des changements macro-environnementaux favorisant l’activité physique et le jeu si l’on veut traiter l’épidémie d’obésité pédiatrique.
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