Obésité


Est-ce important ?

Synthèse des textes d'experts - Publié en ligne le 29 août 2008

Avec plus d’un milliard de personnes atteintes dans le monde entier, l’obésité est devenue une véritable pandémie. Au cours des 30 dernières années, le nombre d’enfants souffrant d’un surpoids, c’est-à-dire les enfants ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur au 85e centile pour leur âge et leur sexe, a triplé. Les données provenant de l’International Obesity Task Force indiquent qu’à l’échelle mondiale, 22 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de surcharge pondérale ou sont obèses. L’obésité a même remplacé la malnutrition pour devenir le plus important problème nutritionnel dans certains endroits d'Afrique où le surpoids et l’obésité y sont quatre fois plus courants que la malnutrition.

Les premières années de la vie constituent une période cruciale pour le développement des préférences en matière de saveurs et d’aliments ainsi que la capacité d’autoréguler l’ingestion alimentaire. C’est aussi à ce moment que la transmission des croyances culturelles et familiales en matière d’aliments et de repas se fait et que la propension à la surcharge pondérale et à l’obésité plus tard dans la vie se manifeste. La surcharge pondérale chez le nourrisson a tendance à accroître le risque de surpoids plus tard durant l’enfance, risque qui semble augmenter avec l’âge. L’obésité vers l’âge de quatre ou cinq ans est un problème, car elle a tendance à perdurer.

La fréquence de l’obésité chez les enfants ayant augmenté, d’autres conséquences de ce trouble ont été découvertes, dont l’apnée obstructive du sommeil (épisodes d’arrêts de la respiration pendant le sommeil dus à une obstruction des voies respiratoires), des problèmes orthopédiques, le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. Les problèmes psychologiques – par exemple, la dépression et une qualité de vie diminuée – sont aussi des facteurs graves de l’obésité. Les préjugés et la discrimination sont partie intégrante de la vie quotidienne des enfants qui souffrent de surcharge pondérale. De plus, les conséquences des idées préconçues, tels l’isolement ou le retrait social, pourraient contribuer à exacerber l’obésité par l’intermédiaire de vulnérabilités psychologiques qui augmentent la probabilité de suralimentation et d’activité sédentaire.

 

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