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Éditeur au développement du thème : Russell Schachar, M.D., University of Toronto, Canada
Diagnostic
C’est habituellement chez les enfants d’âge scolaire que l’on diagnostique le TDAH et qu’on traite le trouble. Cependant, la présence de symptômes d’hyperactivité-impulsivité ou d’inattention au cours des années précédant l’entrée à l’école est considérée comme essentielle dans l’établissement du diagnostic. Une observation directe de l’enfant peut donner une idée du diagnostic qui sera établi, mais même l’enfant qui présente le plus de symptômes peut être calme et attentif dans un environnement auquel il n’est pas habitué, comme chez le médecin. Les évaluations devraient donc se concentrer avant tout sur une description qui tient compte du comportement de l’enfant à la maison, à l’école et lorsqu’il joue depuis son enfance jusqu’au jour de l’évaluation. Normalement, un entretien avec un spécialiste clinique donne l’occasion de discuter de la façon dont les parents et les enseignants ont réagi aux difficultés de l’enfant et de définir les stratégies qui ont fonctionné et celles qui ont échoué. Les évaluations ne devraient pas seulement porter sur les symptômes du TDAH; on devrait également tenter d’en apprendre sur les symptômes liés au trouble qui peuvent aussi être manifestés, comme l’anxiété, les troubles de l’humeur et les problèmes de comportement. Les parents ne savent pas toujours à quel point les situations stressantes peuvent troubler leur enfant. Un entretien effectué directement avec l’enfant peut donc être important dans le cadre de l’évaluation. Les troubles concomitants constituent un point important dans le traitement et leur présence peut influer sur l’efficacité de la thérapie.
Plusieurs cliniciens considèrent que les échelles d’évaluation complétées par les parents et les enseignants sont utiles dans le processus de diagnostique, car elles permettent d’obtenir une description du comportement de l’enfant qui peut facilement être comparée aux normes d’âge. Certains enfants affichant des niveaux élevés d’agitation, d’inattention et d’impulsivité accusent un retard de développement ou éprouvent des problèmes médicaux qui doivent être relevés au cours de l’évaluation. Les enfants ayant des problèmes d’apprentissage peuvent présenter des symptômes à l’école et lorsqu’ils font leurs devoirs parce qu’ils ont de la difficulté avec la matière. D’autres peuvent manifester des symptômes seulement à la maison, ce qui tend à révéler la présence d’un problème social, environnemental ou lié à des pratiques parentales. Il peut être très difficile de déterminer quel enfant éprouve des difficultés d’apprentissage particulières lorsqu’on se trouve chez le médecin. Par conséquent, une consultation avec un psychologue scolaire peut s’avérer efficace pour obtenir une vue d’ensemble des forces et des difficultés de l’enfant.
Interventions
Les stimulants (tels que le méthylphénidate et le RitalinMC), dont les formes de préparations à action brève ou prolongée diffèrent, jouent un rôle important dans le traitement du TDAH. Plus récemment, on a vu apparaître sur le marché des médicaments non stimulants, comme l’atomoxétine, qui jouent aussi un rôle important dans le traitement. Ces médicaments peuvent aider un grand nombre de personnes touchées en leur permettant d’améliorer leur attention, la maîtrise de leurs impulsions et de réduire leur niveau d’activité. Les interventions comportementales intensives au cours desquelles on enseigne à la fois la maîtrise de soi à l’enfant et des stratégies parentales aux parents représentent aussi une méthode efficace. Une attention parentale positive, des récompenses pour les comportements souhaités et des conséquences négatives suite aux mauvais comportements (par ex., interdire aux autres enfants de jouer avec leur jouet favori) sont les procédures recommandées dans les traitements comportementaux. Les enseignants peuvent aussi appliquer des stratégies similaires dans leur classe. Les données accessibles indiquent que les meilleures interventions sont celles où l’on combine la médication à des interventions comportementales et à des programmes scolaires axés sur le comportement et l’apprentissage. Ces traitements doivent être intensifs et de longue durée si l’on désire obtenir des résultats optimaux. Le fait d'exercer les fonctions cognitives de façon directe, comme la mémoire de travail (qui permet de stocker et de manipuler l’information contenue dans la mémoire à court terme), s’est révélé prometteur en tant qu’intervention potentiellement efficace. Il est possible d’observer une amélioration du comportement chez certains enfants lorsqu’on retire certains aliments de leur alimentation, bien qu’on ne sache pas si l’on obtient les mêmes résultats chez la majorité des enfants. Il se peut également que le fait d’entraîner le cerveau de façon à améliorer l’activité électrique cérébrale ait une influence positive sur la vivacité d’esprit et le comportement de certains enfants. Ceci étant dit, une limite majeure de ces traitements est la faible généralisation de leurs effets bénéfiques dans plusieurs milieux. Plus de recherches examinant les facteurs (individuels et contextuels) affectant l’évolution des traitements devraient être menées pour améliorer leurs bénéfices à long terme et dans différents contextes.
Voir aussi...
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