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Éditeur au développement du thème : Robert E. Emery, Ph.D., University of Virginia, États-Unis
Thème subventionné par : The Lawson Foundation
Étant donné que plusieurs des effets adverses du divorce peuvent être expliqués par la qualité des pratiques parentales, les parents jouent un rôle central dans l’atténuation de ces effets. Ils peuvent faciliter l’adaptation de l’enfant à la nouvelle organisation familiale en :
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Apprenant comment gérer les conflits, maintenir des relations chaleureuses et affectueuses avec l’enfant et prioriser les besoins de ce dernier;
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Maintenant des horaires stables et routiniers pour les jeunes enfants, afin de favoriser leur sentiment de sécurité, et en permettant progressivement à ces horaires de devenir plus flexibles alors qu’ils vieillissent;
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Pratiquant un coparentage efficace (c.-à-d., travailler comme une équipe plutôt que des adversaires) ou, en cas de conflit intense, un coparentage parallèle (c.-à-d., minimiser les contacts entre les parents);
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Établissant et appliquant des limites et directives claires;
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Encourageant une communication ouverte lors des activités quotidiennes, dans laquelle les parents écoutent activement et reconnaissent les émotions de l’enfant sans jugement;
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Prenant un certain temps avant de s’impliquer dans une nouvelle relation amoureuse, pour que les enfants s’habituent d’abord aux changements associés à la séparation;
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Minimisant le nombre de changements auxquels les enfants font face et en expliquant clairement ces changements;
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Prenant soin d’eux-mêmes, pour être en mesure d’employer des pratiques parentales de qualité.
Les recommandations s’étendent aussi à l’élaboration de plans de parentage optimaux et flexibles qui supportent les besoins des enfants à tous les âges et leur permettent de voir leurs deux parents. Ces plans tendent à être plus efficaces lorsqu’ils sont élaborés par médiation au lieu d’être déterminés en cour et lorsqu’ils incluent un accord sur le temps passé avec chaque parent. De la naissance à l’âge de 3 ans, des séparations prudentes et de courte durée de la figure d’attachement primaire sont appropriées et les nuits chez le parent qui ne réside pas avec l’enfant ne sont pas recommandées à moins que l’enfant ait déjà développé un fort lien d’attachement sécurisé avec lui. Au cours des années précédant tout juste l’entrée à l’école, les enfants peuvent être séparés de leur figure d’attachement primaire pour de plus longues périodes.
Plusieurs programmes existent pour aider les enfants et les parents à faire face au divorce ou à la séparation, dont des interventions centrées sur l’enfant, qui mettent l’emphase sur la gestion du stress, l’expression des émotions et les ressources interpersonnelles, et des programmes centrés sur les parents, qui abordent la qualité des relations interpersonnelles, la discipline, la régulation des émotions et le coparentage. Étant donné le succès de ces programmes, des interventions brèves en contexte communautaire doivent maintenant être mises en place à grande échelle pour en augmenter l’accessibilité. Des options aux procédures juridiques formelles, comme la médiation, devraient aussi être facilement accessibles à tous les parents.
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