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L’impact de l’attachement du jeune enfant à la mère et au père sur le développement psychosocial des enfants jusqu’au début de l’âge adulte

Karin Grossmann, Ph.D., Klaus E. Grossmann, Ph.D.

Université de Regensburg, Allemagne

Décembre 2009, 2e éd. rév.

Introduction

L’approche de Bowlby et d’Ainsworth relative au développement de la personnalité reposait sur l’éthologie1, 2 et la recherche interculturelle,3 conservant les questions centrales de la psychanalyse traditionnelle2 et faisant appel au concept de la représentation mentale suggéré par la psychologie cognitive. L’approche éthologique signifie : a) une description et un classement minutieux du comportement du nourrisson;4 b) la référence à l’environnement postulé de l’adaptation de l’évolution des humains, tel que prouvé par les réactions intenses des jeunes humains lorsque laissés seuls dans un environnement inconnu avec des étrangers; et c) l’analyse des fonctions de l’émotion et des comportements dans un contexte social.L’attachement sert à assurer la protection et les soins, et l’attachement sécurisant sert à soulager la détresse, à restaurer l’homéostasie physiologique et à encourager l’exploration. De récentes études ont également documenté l’impact de l’attachement sur le plan biologique et neurobiologique.7, 18 Par exemple, c’est par les relations d’attachement que le jeune enfant commence à associer des émotions à des situations qu’il observe et à assimiler le langage qui les exprime. De plus, des relations d’attachement non pathologiques sont le point de départ d’une acculturation affective, sociale et cognitive.6

Pendant la petite enfance, les relations d’attachement avec les parents et les donneurs de soins significatifs sont prédominantes, ce sont les relations les plus influentes dans la vie d’un enfant. Elles préparent le terrain aux fonctionnements physiologiques des nourrissons, aux interprétations affectives et cognitives des expériences sociales et non sociales, au développement du langage, à l’acquisition de la signification du soi et des autres dans des situations sociales complexes. Plus tard, ces relations d’attachement sont pour l’enfant un moyen d’accepter et d’assimiler sa culture.14 L’attention conjointe apparaît être le processus central8 et émerge vers l’âge de neuf mois,au moment où l’anxiété face aux étrangers est la plus élevée. Cela permet au nourrisson d’apprendre d’abord à connaître la culture de sa famille dans sa langue maternelle. Les relations d’attachement, qui étaient vitales pour la survie du nourrisson pendant l’évolution humaine,9 continuent à influencer les pensées, les sentiments, les motivations et les relations intimes tout au long de la vie. Les premières expériences de l’enfant quant aux soins qu’il reçoit et à la relation d’attachement qu’il a avec la personne qui s’occupe de lui ont une incidence durable sur sa façon de réagir au stress.18

Dans le cadre de la biologie évolutionniste moderne, la théorie de l’attachement se centre sur l’intérêt « génétiquement égoïste » de l’enfant, qui consiste à recevoir le plus de ressources physiques et psychologiques possibles de la part de ses parents.9 En ce qui a trait au conflit entre les parents et leur progéniture, selon Trivers,10 la théorie de l’attachement est centrée sur l’aspect progéniture de ce conflit, et sur la volonté ou le manque de volonté du parent d’investir dans un descendant particulier. Cependant, l’opinion des parents et leur perspective à long terme peuvent possiblement expliquer les différences en matière d’investissement parental dans les soins et de sensibilité envers les différents enfants.26 Cela peut aussi expliquer la concordance relativement modérée des modèles d’attachement, même chez les jumeaux monozygotes.11

Sujet

La théorie de l’attachement pose comme postulat une relation causale entre l’expérience d’un individu avec ses parents ou avec les figures d’attachement et la capacité à tisser des liens affectifs plus tard. Si l’enfant reçoit en temps opportun des soins empreints de tendresse et d’amour de la part du père et de la mère, ainsi que du soutien visant à le rendre autonome quand il explore son environnement, ces expériences sont censées a) lui donner un sentiment de valeur, une confiance envers l’obligeance des autres et lui permettre d’explorer son environnement avec confiance; b) être une condition préalable optimale à des relations mutuellement favorables et durables à l’âge adulte, et c) servir de modèle pour la parentalité ultérieure.12, 6 L’exploration qui a lieu avec confiance et compétence équivaut à notre concept d’exploration « sécurisante ».13

La « sécurité psychologique » que nous préconisons découle d’un attachement sécurisant combiné à une exploration sécurisante.13

Problèmes

Au début, la recherche sur l’attachement utilisait une seule méthode pour évaluer la qualité de l’attachement pendant la petite enfance, en employant un paradigme de séparation-réunion (la situation étrange). Cependant, les résultats de la recherche indiquaient que l’évaluation de la situation étrange père-enfant était peu valable pour prédire le développement psychosocial subséquent.15 Ce sont plutôt la qualité de l’interactivité entre le père et l'enfant pendant le jeu ou l’exploration et les défis adaptés aux compétences du jeune enfant qui semblent le mieux prédire son développement.16, 24 Un autre défi relatif à la recherche sur l’attachement est davantage lié à une question de mesure que de concept : comment les modèles comportementaux d’attachement du nourrisson deviennent-ils des modèles de discours verbal sur l’attachement plus tard? 23

Contexte de la recherche

Deux études longitudinales sur le développement social et affectif des enfants de familles biparentales appartenant à la classe moyenne et qui n’étaient pas à risque ont été entreprises au milieu et à la fin des années 1970 : le projet Bielefeld, ou projet 1 qui a commencé à la naissance des nourrissons; et le projet Regensburg ou projet 2, qui a débuté quand les nourrissons avaient 11 mois.19 Les chercheurs ont évalué les expériences des enfants dans les domaines de l’attachement et de l’exploration dans la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, avec le père et la mère, à l’aide d’observations libres ou normalisées. Des entrevues semi-structurées sur des sujets relatifs à la famille ont eu lieu à de nombreuses reprises avec les parents et, plus tard, avec les enfants.  Ils ont évalué les représentations de l’attachement à 10, à 16 et à 22 ans, les représentations de l’amitié à 16 ans et celles du partenariat à 20 ou à 22 ans. Afin d’analyser les influences précoces sur la représentation des relations intimes, les chercheurs ont rassemblé les données sur l’attachement de l’enfant et les stratégies exploratoires, la sensibilité et le soutien maternels et paternels pour la période de la petite enfance (de 0 à 3 ans), de l’enfance (de 5 à 10 ans) et de l’adolescence (de 16 à 18 ans).19 De plus, nous avons effectué diverses études dans d’autres cultures20 et ajouté de nouveaux éléments à la longue tradition de la recherche interculturelle sur l’attachement.21

Questions clés pour la recherche

Comment se développe la capacité de former des liens affectifs? À quel point les qualités  d’attachement des nourrissons à la mère et au père pendant les deux premières années est-elle prédictive de la capacité des adolescents et des jeunes adultes à envisager les relations de partenariat. Sur quoi repose la conception des relations d’attachement qu’on les jeunes adultes?

Résultats de recherche

Nos projets longitudinaux ont révélé plusieurs conclusions importantes :19

  1. La sécurité de l’attachement à l’adolescence et pendant l’enfance prédisait de façon significative la sécurité de la représentation de l’attachement et de l’association à 22 ans. Les précurseurs de la capacité à tenir un discours clair sur les questions de l’attachement étaient déjà observables à six et à 10 ans.22, 23
  2. Le soutien sensible des mères et des pères, l’acceptation de l’enfant et les comportements stimulants appropriés, chacun pris isolément et ensemble, étaient des prédicteurs puissants des modèles de fonctionnement interne des relations intimes au début de l’âge adulte.
  3. La sensibilité des mères et des pères pendant le jeu conjoint avec leur enfant dans différents milieux durant les six premières années de sa vie a contribué significativement aux représentations ultérieures que l’enfant avait des relations de partenariat. Pendant le jeu, la sensibilité parentale se traduisait par un soutien et des comportements qui encouragent la collaboration et la résolution de problèmes de façon autonome.
  4. Contrairement aux autres études longitudinales sur le développement de l’attachement, les modèles d’attachement manifestés par les nourrissons, lors de la situation étrange, à la mère à 12 mois ou au père à 18 mois, n’ont pas prédit de représentation de l’attachement au-delà de l’enfance dans aucun des deux projets. La variable unique la plus influente dans le projet 1 était le comportement stimulant et sensible du père envers son jeune enfant de 24 mois durant le jeu.19
  5. Le projet 1 est un exemple de la complexité des trajectoires développementales au-delà de l’enfance. À la fin de la première année, seulement 33 % des nourrissons avaient manifesté un modèle d’attachement sécurisant envers la mère et seulement 41 % envers le père lors de la situation étrange. Un modèle d’attachement sécurisant envers la mère prédisait tout de même un meilleur développement jusqu’à l’âge de 10 ans. Nous avons indiqué que la proportion élevée d’évitement dans cet échantillon était attribuable aux exigences culturelles allemandes d’autonomie précoce dans les années 1970 et ne signifiait pas nécessairement un rejet de la part des parents, comme en témoigne la sensibilité maternelle.17
  6. Dans le projet 1, un modèle d’attachement non sécurisant pendant l’enfance prédisait un développement social et émotif moins optimal uniquement si l’enfant ne bénéficiait pas de soins parentaux attentifs et soutenants dans le domaine de l’exploration. Plus important encore, le rejet parental pendant la moitié de l’enfance, la perte d’un ami proche, la séparation des parents et la perte réelle ou imminente d’un parent étaient davantage associés à une représentation insécure de l’attachement chez les adolescents.25
  7. Cependant, vers 22 ans, plusieurs sujets avaient réfléchi à cette expérience d’attachement, de telle sorte que le divorce des parents n’était donc plus une variable majeure, mais uniquement une variable intermédiaire. L’élément le plus déterminant de l’attachement et de la représentation de la relation de partenariat à 22 ans était la représentation de l'enfant du soutien maternel et paternel pendant le milieu de l’enfance et le rejet de l’enfant par la mère et ou par le père, tel qu’indiqué dans une longue entrevue semi-structurée effectuée lorsque les enfants étaient âgés de 10 ans.27
  8. Le développement socio-affectif des enfants qui n’étaient pas à risque dans les deux projets était influencé, pendant les années d’immaturité, par de nombreux facteurs souvent indépendants l’un de l’autre. La qualité de l’attachement du nourrisson envers la mère était indépendante de celle envers le père, tout comme la sensibilité maternelle et paternelle envers le jeune enfant relativement au jeu. La sécurité de l’attachement du nourrisson, le divorce ou la perte d’un parent ne permettaient pas de prédire le rejet parental pendant la moitié de l’enfance. Chaque facteur pouvait détourner la trajectoire développementale de l’enfant vers une direction plus adaptative ou non adaptative.19, 27

Notre propre recherche transculturelle chez les nourrissons japonais et trobriandais a confirmé trois des quatre hypothèses centrales sur la théorie de l’attachement :21 1) l’attachement du nourrisson envers au moins un adulte qui prend soin de lui est universel; 2) le modèle sécurisant de l’attachement était aussi la norme dans les deux groupes; et 3) il y a un lien positif entre la sécurité de l’attachement et la compétence.5, 20 Notre récente recherche répertoriait aussi plusieurs études qui appuyaient le concept d’exploration sécurisante et sa corrélation positive avec l’attachement sécurisant. La sécurité psychologique était liée à la compétence cognitive, à une ouverture envers le rôle et les comportements des femmes et des hommes, ainsi qu’à des transitions et à des adaptations harmonieuses au sein du système scolaire.13

Conclusion

Les jeunes enfants qui ont un père et une mère sensibles, conciliants et soutenants amorcent une trajectoire de développement psychosocial positive. Ces expériences dans le domaine de l’attachement et de l’exploration sont à la base des modèles sécurisants de relations intimes et d’autonomie saine dans le domaine de l’apprentissage.28 Elles sont susceptibles de se reproduire dans d’autres relations intimes pendant l’enfance, l’adolescence et au début de l’âge adulte. Les changements d’acceptation parentale ou de perturbation familiale peuvent modifier la trajectoire dans les deux directions de façon temporaire ou permanente.6, 19

La meilleure façon d’évaluer les expériences subjectives de l'enfant est de faire preuve d’ouverture d’esprit et de procéder à des observations fiables de la qualité des interactions dans des situations structurées3 et à l’aide d’entrevues semi-structurées qui permettent de découvrir de nouvelles catégories. Les analyses du fonctionnement adaptatif du système de l’attachement doivent porter sur les irritations, les expériences et les émotions négatives. Les analyses de l’exploration sécurisante doivent être axées sur les défis relatifs aux compétences de l'enfant. Les réactions émotives adéquates aux évènements réels et les tentatives de trouver des solutions appropriées avec l’aide de personnes de confiance sont des indicateurs fiables de la sécurité de l’exploration.

Implications pour les politiques et les services

Tout au long de la petite enfance, la sensibilité de la personne qui prend soin de l’enfant suppose une compréhension et une interprétation exactes des expressions verbales et non verbales de l’enfant ainsi que des réactions rapides et appropriées à ces expressions. Le pré-requis de la sensibilité est l’adaptation des interactions aux rythmes de l’enfant, en fonction de sa bonne et de sa mauvaise humeur. La qualité des soins maternels façonne les systèmes neurobiologiques qui régissent les réactions au stress.18 Une plus grande sensibilité a été identifiée chez les mères et les pères qui accordaient de la valeur à l’attachement en se basant sur leurs souvenirs d’avoir eux-mêmes été acceptés et traités avec sensibilité lorsqu’ils étaient jeunes.27 De même, dans une relation intime dans laquelle l'enfant se sent en sécurité, avec une personne qui en prend soin autre que ses parents ou un mentor, fera amplement preuve d’attention conjointe envers des objets et des évènements sociaux et non sociaux. L’apprentissage est plus efficace si l'enfant se sent valorisé par la personne médiatrice.29

Les parents qui ont eu une enfance difficile ou qui ont un nourrisson qui a des besoins spéciaux doivent bénéficier d’aide dans quatre domaines clés : 1) comprendre le développement de l’enfant à tous les niveaux; 2) apprendre à réagir avec sensibilité envers leur enfant;30 3) trouver du plaisir et suffisamment de temps pour avoir des interactions sensibles et réconfortantes avec l'enfant dans des situations relatives à l’attachement ainsi qu’à l’exploration. Durant les années subséquentes, recevoir de l’aide dans plusieurs domaines devient important tel que 4) trouver pour l’enfant des mentors et des éducateurs qui s’investissent et qui sont bien informés de même que suivre de près le groupe d’amis de l’enfant. Ceci est particulièrement important lorsque la propre éducation ou acculturation des parents contient trop de lacunes. L’attachement sécurisant est un préalable nécessaire, mais insuffisant pour devenir un membre coopératif, utile et accepté d’un groupe et de la société. Afin que les enfants puissent faire face avec succès aux nombreuses difficultés inhérentes à leurs relations sociales, l’exploration sécurisante doit servir de complément aux attachements sécurisants.

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Pour citer cet article :

Grossmann K, Grossmann KE. L’impact de l’attachement du jeune enfant à la mère et au père sur le développement psychosocial des enfants jusqu’au début de l’âge adulte. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. van IJzendoorn MH, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/attachement/selon-experts/limpact-de-lattachement-du-jeune-enfant-la-mere-et-au-pere-sur-le. Actualisé : Décembre 2009. Consulté le 22 septembre 2017.