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Prévention précoce de l’agressivité chez les enfants dans les pays en voie de développement

Luis Fernando Duque, M.D., M.S.P., Alexandra Restrepo, M.D., M.Sc.

PREVIVA, Facultad de Salud Pública, Universidad de Antioquia, Colombie

Février 2012

Introduction

Les manifestations de violence sont considérablement plus communes dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. Les plus hauts taux de morts violentes au monde se trouvent en Afrique et en Amérique latine.1 On observe aussi des problèmes d’agressivité et de comportement dès l’enfance dans les pays pauvres comme le Brésil,2 l’Égypte3 et la Colombie.4-6 On constate donc l’importance d’offrir des programmes de prévention de la violence dans les pays en développement. Pour prévenir la violence, de tels programmes doivent être efficaces et durables, miser sur les ressources de ces pays et y être culturellement acceptés.

Importance du sujet

Tant dans les pays développés7-9 que dans les pays en voie de développement,10 il a été documenté que l’agressivité précoce est un prédicteur de criminalité et de violence pendant la jeunesse et l’âge adulte. C’est aussi un prédicteur d’autres comportements qui menacent la vie sociale et personnelle, comme l’abus de drogues, l’alcoolisme, la piètre réussite scolaire, le tabagisme, les relations sexuelles non protégées, les grossesses à l’adolescence, la violence familiale et les problèmes au travail.7-9 

Ces comportements à risque tendent à se manifester en grappe chez certains individus et peuvent être considérés comme des comorbidités11 ayant des causes communes.12 Cette constatation de base permet d’inférer sur la possibilité de développer des programmes de prévention précoce de la violence qui auraient aussi des effets sur d’autres comportements risqués ou, autrement dit, des programmes polyvalents ayant plusieurs buts. Cette approche est particulièrement attrayante pour les pays en voie de développement, puisqu’elle permet d’éviter le maintien d’une série de programmes parallèles cherchant tous à prévenir des comportements à risque spécifiques (par ex. l’abus de drogue, l’alcoolisme, l’appartenance à un gang, etc.) et qu’elle réduit le dédoublement des dépenses, de l’administration et des coûts associés. Il a été documenté que cette approche est envisageable dans les pays développés13-15 et sous-développés,16-21 mais nous aurons besoin de résultats scientifiques plus nombreux et de meilleure qualité à ce sujet.

Les comportements mentionnés précédemment présentent des risques pour la vie personnelle et sociale et sont associés à plusieurs des principales causes de maladie, d’invalidité et de décès dans les pays en voie de développement. Ces causes incluent les morts violentes, les blessures, la violence interpersonnelle, les accidents de la route, plusieurs types de cancer, les maladies du poumon, les maladies transmissibles sexuellement et le VIH/SIDA.22-25 Une autre association importante est le lien entre l’agressivité précoce, d’une part, et les problèmes d’apprentissage26 et le décrochage scolaire,27 d’autre part. Ces conséquences entravent le développement personnel et social et nuisent à l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le Développement (de l’ONU) selon lequel les enfants du monde devraient tous compléter au moins une éducation primaire.

Ainsi, certaines causes communes expliquent à la fois le comportement des jeunes enfants, leur capacité d’apprentissage et l’état de leur santé plus tard au cours de la vie. Ces causes profondes incluent, de façon très significative, l’iniquité sociale,28 qui est paradoxalement beaucoup plus prévalente dans les pays pauvres que dans les pays riches;1 le type d’éducation et de parentage et la relation des enfants avec leurs parents;29,30 et l’environnement physique, social et économique du quartier ou du milieu dans lequel vit l’enfant.31,32 Il y a une forte probabilité que les enfants soumis à un stress social et familial en subissent de sérieuses conséquences tout au long de leur vie (par ex. problèmes d’apprentissage, de productivité économique et de santé et réduction de l’espérance de vie).12

Même si la prévalence des problèmes de comportement est élevée chez les enfants des pays en voie de développement et que les facteurs de risque y sont nombreux, très peu d’études provenant de ces pays ont évalué l’efficacité des programmes de prévention précoce ciblant les comportements à risque.33 

Problèmes

  1. Il y a peu de résultats scientifiques disponibles sur l’efficacité des programmes de prévention précoce ciblant l’agressivité et les comportements à risque dans les pays en voie de développement.
  2. Les évaluations qui ont été menées présentent des lacunes sur le plan des outils de mesures et de la méthodologie d’évaluation.
  3. Lorsque des programmes provenant des pays développés sont implantés dans les pays en voie de développement, ils ne sont souvent pas adaptés adéquatement au contexte culturel de ces pays.

Contexte de la recherche

Les évaluations de l’efficacité des programmes de prévention précoce qui ciblent l’agressivité sont limitées dans les pays en voie de développement et on en connaît peu sur les bonnes stratégies pour réaliser de telles évaluations. Il y a aussi peu de ressources disponibles pour ces travaux et l’intérêt des décideurs concernés à subventionner ce type d’initiative est faible. Cependant, il est important de noter que, dans une étude sur les priorités de recherche des décideurs des pays à revenu faible et moyen, les problèmes de santé mentale constituaient la quatrième plus importante priorité de recherche.34 

Questions de recherche clés

Quel est l’effet des programmes de prévention de l’agressivité précoce dans les pays en voie de développement?

Devrait-on cibler dans ces pays les mêmes facteurs de risque et de protection que dans les pays développés? Quels facteurs de risque devraient être ciblés?

Est-il possible d’implanter dans les pays en voie de développement des interventions qui sont utilisées dans les pays développés?

Résultats de recherche récents

Parmi 30 interventions fructueuses menées dans les pays en voie de développement, 27 ont été évaluées avec des méthodes expérimentales ou quasi-expérimentales, dont 18 après l’an 2000. Nous avons trouvé des interventions adressées aux parents,17,20,21,35-46 des interventions impliquant les enseignants de l’école47,48 et quatre études ayant combiné ces deux types d’intervention.16,18,49,50 Deux études reposaient sur des interventions cliniques destinées aux parents51,52 et quatre interventions ont intégré des services de santé, de nutrition et de développement psycho-social.19,20,53-55 La majorité des programmes ciblaient de petits groupes d’enfants présentant des troubles de conduite ou des facteurs de risque et quelques-uns ciblaient des secteurs plus larges de la population infantile.19,41,44

La plupart des évaluations ont montré que les programmes avaient des impacts positifs sur la conduite des enfants, notamment une diminution des implications dans les batailles et une réduction des comportements agressifs,16,18,21,47,50 une amélioration du comportement pro-social,16,18 une meilleure gestion des émotions17,47,55 et un meilleur développement psycho-social.17,47,55 En ce qui concerne les effets sur les parents, certaines interventions ont entraîné une réduction des châtiments corporels,16,17 de meilleures interactions parent-enfant36,38,44-46,52 et une compréhension améliorée de l’enfant et de ses besoins.37,43,48,55 Également, des études ont montré une amélioration de l’habileté des professeurs à répondre aux besoins variés des enfants.47,56

Les évaluations des programmes ont été réalisées avec une large variété d’instruments de mesure des variables. Dans plusieurs cas, ces instruments n’avaient pas été correctement validés. La plupart des échantillons étaient très petits, ce qui limite l’analyse de variables confusionnelles et interactives potentielles et décroît la puissance statistique. Certains chercheurs ont mesuré l’effet direct des programmes sur les enfants, alors que d’autres se sont attardés sur leurs effets intermédiaires sur les comportements et les pratiques des enseignants et des parents. La plupart des chercheurs n’ont pas rapporté les biais potentiels et les limites de leur étude. Des effets positifs sur le comportement des enfants, des enseignants et des parents ont été rapportés dans la plupart des études. Des effets nuisibles ont été rapportés suite à deux interventions; dans les deux cas, il semble qu’ils aient été dus aux difficultés à implanter le programme.41,49

Lacunes de la recherche

Nous recommandons les étapes suivantes pour surmonter les lacunes de la recherche majeures qui ont été identifiées ci-dessus :

  1. Accroître la recherche sur l’efficacité des programmes de prévention précoce des comportements à risque dans les pays en voie de développement, en considérant le contexte socio-culturel de ces pays. Il est important d’inclure les chercheurs locaux dans ces recherches, comme auteurs ou coauteurs significatifs; si on les considère comme de simples collaborateurs ou collecteurs de données, la recherche en sera affaiblie.
  2. Valider rigoureusement les instruments utilisés pour évaluer les problèmes comportementaux des enfants et les pratiques, croyances et attitudes des parents et des enseignants, pour qu’ils puissent être utilisés dans l’évaluation de l’efficacité des interventions précoces visant à prévenir l’agressivité ainsi qu’en milieu clinique.

Conclusion

Il est possible de mener des programmes de prévention précoces fructueux qui ciblent les comportements à risque des enfants dans les pays en développement. La majorité des enfants qui affrontent un stress économique, social et familial dans le monde vivent dans ces pays.

Cependant, peu d’études ont évalué l’efficacité de tels programmes dans ces pays, et les études disponibles présentent certaines limites communes, comme la petite taille des échantillons, les failles méthodologiques et le manque de validité des instruments de mesure utilisés.

Parmi les évaluations de programme qui ont été menées, la plupart montrent une amélioration des connaissances et des pratiques des parents et des comportements des enfants suite à l’intervention. Nous devons encourager l’évaluation de ces programmes, en insistant sur la prise en considération du contexte socio-culturel des pays concernés.

Implications pour les parents, les services et les politiques

Les décideurs politiques doivent disposer de bases scientifiques solides pour établir des politiques et programmes qui favorisent la prévention précoce des comportements à risque. Ils devraient développer des programmes polyvalents à plusieurs facettes et favoriser la réalisation d’études sur leur efficacité dans les pays en développement. Ceci nécessite une alliance entre les politiciens, les chercheurs et la communauté publique.

Un point très important pour rendre légitimes les politiques et programmes publics est la manifestation de la préférence des parents pour les programmes de prévention précoce qui sont polyvalents, qui ciblent des comportements à risque variés et qui sont basés sur de solides résultats scientifiques locaux. Pour les parents des pays en voie de développement, l’implantation de telles interventions polyvalentes sensibles à la culture locale représente une opportunité d’améliorer leurs pratiques éducatives et de favoriser le développement de leurs enfants.

Les institutions académiques devraient accroître leurs compétences en ce qui concerne les méthodes d’évaluation de l’efficacité des programmes de prévention précoce qui ciblent les comportements à risque dans les pays en développement.

L’implantation d’interventions pour prévenir les comportements à risque pourrait aider à briser le cycle de la violence dans plusieurs pays victimes de générations de conflit armé et de groupes criminels, où les initiatives destinées à reprendre le contrôle public n’ont pas été efficaces. Soulignons que, pour créer un changement dans une société, il faut implanter des programmes à long terme fondés sur des politiques publiques larges, qui rejoignent les groupes les plus vulnérables.

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Pour citer cet article :

Duque LF, Restrepo A. Prévention précoce de l’agressivité chez les enfants dans les pays en voie de développement. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Tremblay RE, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/violence-sociale/selon-experts/prevention-precoce-de-lagressivite-chez-les-enfants-dans-les-pays-en. Publié : Février 2012. Consulté le 12 août 2020.