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Parasomnies de la petite enfance

Dominique Petit, Ph.D., Jacques Montplaisir, M.D., Ph.D. 

Hôpital Sacré-Coeur de Montréal, Université de Montréal, Canada

Mars 2010

Introduction

Le sommeil est une assise essentielle au bon développement des tout-petits. Des études récentes démontrent qu’une durée de sommeil insuffisante entraîne des conséquences néfastes importantes dans diverses sphères de développement (pour revues, voir texte de Sadeh1 dans cette Encyclopédie2). Lorsqu’on pense à un enfant qui dort mal, on imagine tout de suite une nuit fragmentée de multiples éveils, mais le sommeil de l’enfant peut aussi être perturbé par diverses parasomnies.

Sujet

Les parasomnies sont définies par l’American Academy of Sleep Medicine comme étant des évènements physiques ou des expériences indésirables qui se produisent à l’endormissement, pendant le sommeil ou lors d’éveils partiels.3 Le somnambulisme et les terreurs nocturnes sont classés comme des troubles de l'éveil (« disorders of arousal »). Le somnambulisme est défini comme une série de comportements complexes initiés au cours d'éveils partiels durant le sommeil lent profond et la personne qui en est atteinte peut aller jusqu’à déambuler, sortir de la maison, etc., et ce dans un état altéré de conscience.3 Les terreurs nocturnes sont également issues d’éveils partiels durant le sommeil lent profond et sont accompagnées de pleurs ou d’un cri perçant avec grande activation physiologique (accélération de la fréquence cardiaque et respiratoire, sueur) et manifestations de peur intense.3 Le caractère inconsolable de l’enfant pendant l’épisode, la fin abrupte de l’épisode et le fait qu’elles se produisent en début de nuit distinguent les terreurs nocturnes des cauchemars, qui sont plutôt une parasomnie du sommeil paradoxal qui réveille complètement le dormeur. L’enfant n’a en général aucun souvenir de l’épisode de somnambulisme ou de terreurs nocturnes le lendemain matin, tandis que les cauchemars sont habituellement gardés en mémoire. Il faut aussi distinguer les troubles de l’éveil des crises d’épilepsie frontale nocturne. En effet, certains enfants font des crises d’épilepsie seulement la nuit, et celles-ci prennent la forme de comportements complexes mais stéréotypés et récurrents (souvent plusieurs fois par nuit) qui peuvent ressembler à du somnambulisme.4

La somniloquie est définie comme le fait de parler pendant son sommeil, et ce, avec divers degrés de compréhensibilité.3 Elle peut survenir en sommeil lent profond ou en sommeil paradoxal. Les rythmies nocturnes se caractérisent par des comportements moteurs stéréotypés et répétitifs qui se produisent surtout (mais pas exclusivement) à l’endormissement et comprennent le bercement de tout le corps d’un côté à l’autre, le roulement de la tête et le frappement de la tête, généralement contre l’oreiller ou la tête de lit.3 L’énurésie est caractérisée par une miction (action d’uriner) involontaire se produisant pendant le sommeil. Le diagnostic d’énurésie est posé à partir de l’âge de 5 ans lorsque l’enfant mouille encore son lit au moins deux fois par semaine pendant le sommeil.3 Le bruxisme est une activité caractérisée par le grincement des dents ou le serrement des mâchoires pendant le sommeil.3 Il est généralement associé à des microéveils et cause des douleurs à la mâchoire et l’usure des dents.

Résultats récents de la recherche

Les parasomnies sont très communes dans la petite enfance. En effet, rares sont les enfants qui n’en présentent aucune. Cependant, peu d’études ont été menées de façon prospective sur un large échantillon d’enfants d’âge préscolaire. Une étude longitudinale du développement des enfants sur un échantillon d’environ 2000 enfants nés en 1997-1998 dans la province de Québec (Canada) permet d’étudier la prévalence ainsi que l’émergence et la disparition des parasomnies de la petite enfance. Cette étude a évalué que la prévalence des parasomnies pour la période de 2,5 à 6 ans se distribue comme suit : somniloquie = 84,4 %; bruxisme = 45,6 %; terreurs nocturnes = 39,8 %; somnambulisme = 14,5 %; rythmies nocturnes = 9,2 %.4 Pour l’énurésie, dont le diagnostic n’est établi qu’à l’âge de 5 ans, la prévalence est de 21,4 % à 5 ans et de 16,1 % à 6 ans. Des différences sexuelles dans la prévalence ont été observées pour l’énurésie et aussi pour le somnambulisme de l’ordre de deux garçons pour une fille.5 Par contre, les filles rapporteraient plus de cauchemars.6 Il ne semble pas y avoir de différence garçon-fille dans la prévalence de terreurs nocturnes, de somniloquie, de bruxisme ou de rythmies nocturnes.

Certaines parasomnies apparaissent tôt dans l’enfance tandis que d’autres se manifestent plus tard.5,7-10 Par exemple, les terreurs nocturnes et les rythmies nocturnes sont reconnues comme étant des parasomnies de la petite enfance, et très peu de nouveaux cas se présentent après 4 ans. Contrairement à celles-ci, la prévalence du bruxisme et du somnambulisme est relativement faible dans la petite enfance et augmente graduellement avec l’âge.

Des facteurs génétiques sont impliqués dans l’émergence de plusieurs parasomnies, entre autres, le somnambulisme, les terreurs nocturnes, le bruxisme, l’énurésie et les cauchemars.11-13 De plus, on remarque une coexistence de certaines parasomnies. En effet, le somnambulisme persistant coexiste souvent chez un même individu avec des terreurs nocturnes ou de la somniloquie.5,9 Une prédisposition génétique à avoir des éveils partiels en sommeil lent profond (état dissocié) expliquerait ce lien. La génétique confère donc une prédisposition que des facteurs extérieurs viendront accentuer. Les facteurs pouvant précipiter des épisodes de terreurs nocturnes ou de somnambulisme sont la fatigue, la privation de sommeil, un environnement de sommeil bruyant,14,15 la fièvre,16 certaines médications qui affectent le système nerveux central17 et finalement d’autres désordres de sommeil tels que le syndrome d’apnées du sommeil.18 D’autres parasomnies, telles que les cauchemars et le bruxisme, peuvent être déclenchées par un stress ponctuel. Par ailleurs, les études ont en général démontré qu’il y avait peu ou pas d’influence des facteurs sociodémographiques ou d’adversité familiale sur l’émergence des parasomnies.5,8,9,19,20

En résumé, l’expérience d’une parasomnie dans la petite enfance est un fait commun et normal et est souvent due à une composante génétique. Dans la plupart des cas, il s’agit de phénomènes bénins et transitoires qui ne nécessitent aucune intervention si ce n’est que de rassurer l’enfant et le parent. En effet, la plupart des parasomnies tendent à disparaître à l’adolescence.9,21 Certaines parasomnies plus persistantes ou plus sévères pourraient cependant venir perturber le sommeil de l’enfant et celui de la famille, entraîner des blessures ou un haut risque de blessures (dans les cas de rythmies nocturnes, de somnambulisme ou de terreurs nocturnes intenses) ou engendrer de la détresse psychologique (surtout dans les cas d’énurésie et de cauchemars fréquents).22,23

Le traitement des parasomnies problématiques diffère selon le type spécifique de parasomnie. Dans la majorité des cas, les méthodes non pharmacologiques devraient être explorées avant d’avoir recours à un médicament.

  • Dans le cas du somnambulisme et des terreurs nocturnes, par exemple, la méthode thérapeutique la plus employée, surtout chez l’enfant, est celle des éveils programmés.22 Cette méthode consiste à garder un journal du moment d’apparition des épisodes pendant environ 2-3 semaines pour établir l’heure moyenne à laquelle se produisent ces épisodes. Ensuite, il faudra éveiller l’enfant chaque nuit environ 15 à 30 minutes avant l’heure habituelle de l’épisode pendant une période d’environ un mois; il faut s’assurer de bien réveiller l’enfant pour environ 5 minutes et ensuite le laisser se rendormir.24 La cessation des épisodes est maintenue même après l’arrêt des éveils forcés.
  • Pour ce qui est du bruxisme sévère, une plaque occlusale (gouttière en acrylique qui recouvre les dents) est habituellement recommandée. Non seulement celle-ci sert-elle à prévenir l’usure des dents, mais elle aide vraiment à réduire le nombre d’épisodes d’activité musculaire liés au grincement des dents.25
  • Dans les cas d’énurésie, plusieurs traitements sont disponibles selon la cause exacte du problème : production d’urine excessive, vessie hyperréactive ou à faible capacité, ou encore difficulté à se faire réveiller par les sensations de vessie pleine. En ce qui concerne la dernière cause, un dispositif d’alerte dont le senseur est placé sur le sous-vêtement ou le pyjama de l’enfant est souvent utilisé pour les enfants de six ans et plus. Ce dispositif émet un son ou une vibration lorsque l’enfant commence à uriner et celui-ci doit alors se lever et terminer sa miction à la toilette. L’enfant apprend progressivement à se réveiller lorsqu’il ressent que sa vessie est pleine. Les traitements pharmacologiques, tels que la desmopressine et l’oxybutynine, sont plutôt utilisés pour traiter la production excessive d’urine et le problème de vessie hyperréactive, respectivement. Ces traitements peuvent aussi être utilisés en combinaison (pour revue, voir la référence26).
  • Une technique pour enrayer les cauchemars récurrents ou très effrayants pour l’enfant consiste à revoir ou pratiquer le cauchemar en imagerie mentale ou par dessin pour ensuite en inventer une fin différente.27
  • Pour les enfants qui font des rythmies nocturnes, soit le frappement de la tête ou le bercement, on doit simplement veiller à ce qu’ils ne se blessent pas en apportant des changements à l’environnement de sommeil. Cependant, pour la plupart des enfants, cette méthode d’autoapaisement ne comporte pas vraiment de risque de blessures. On peut tenter toutefois de remplacer, par conditionnement, cette forme de rituel d’endormissement par une autre qui serait plus acceptable pour les parents.

Par ailleurs, certaines parasomnies peuvent servir aux parents d’indicateurs d’un problème ou d’une insécurité que vit l’enfant. En effet, plusieurs parasomnies (somnambulisme, terreurs nocturnes, bruxisme), lorsqu’elles persistent pendant des années, ont été associées à l’anxiété de séparation ou à l’anxiété tout court.5,9,28-30 Il est important de mentionner qu’un problème d’éveils fréquents a aussi été mis en relation avec l’anxiété de séparation.5 De même, des cauchemars fréquents sont souvent signe d’anxiété ou de détresse émotionnelle, parfois même de traumatismes. Par ailleurs, on a montré que l’énurésie était associée à un retard d’acquisition de certains jalons du développement moteur et langagier.31 Cette association est probablement le signe d’un problème sous-jacent de maturation du système nerveux et non une conséquence de la parasomnie.

Questions clés pour la recherche

Il y a encore bien peu d’études sur les conséquences potentielles des parasomnies de la petite enfance. Ces enfants ont-ils des difficultés dans certaines sphères de leur développement tout comme les enfants qui ont un manque partiel mais chronique de sommeil? On a montré, en effet, que les enfants qui dormaient 9 heures ou moins de façon constante au cours de la petite enfance avaient à l’entrée à l’école une performance cognitive moindre, un comportement plus hyperactif et des risques d’embonpoint et d’obésité plus élevés que les enfants qui dormaient au moins 10 heures par nuit de façon constante.2,32,33 Les conséquences doivent différer selon la parasomnie. Les conditions qui écourtent la durée du sommeil ont une plus grande probabilité d’occasionner des conséquences sur le développement de l’enfant. Les relations entre les dyssomnies (éveils nocturnes fréquents ou difficulté à l’endormissement) et les parasomnies de la petite enfance sont encore très peu connues. Les enfants qui dorment moins bien ont-ils plus de parasomnies?

Il y a également un manque flagrant d’études contrôlées sur l’efficacité des méthodes thérapeutiques tant pharmacologiques que non pharmacologiques pour des parasomnies problématiques, particulièrement chez le jeune enfant. Les rapports d’efficacité sont souvent anecdotiques.

Pourquoi les parasomnies sont-elles plus communes durant l’enfance et s’estompent-elles ensuite? La physiopathologie de la plupart des parasomnies reste à élucider. Une meilleure compréhension des mécanismes neuronaux qui sous-tendent ces divers désordres permettrait peut-être une meilleure approche thérapeutique. On sait, par des études de jumeaux, que plusieurs parasomnies ont une base génétique. On n’a pas, par contre, encore pu identifier les gènes spécifiques qui sont en cause dans l’apparition des diverses parasomnies.

Conclusions

Il est maintenant mieux connu qu’un sommeil sain est à la base d’un développement biologique, social et affectif normal; il est donc impératif de traiter les dyssomnies et les parasomnies sévères le plus tôt possible. Par contre, les quelques études menées sur les parasomnies de l’enfance révèlent que, dans la plupart des cas, celles-ci n’ont pas de répercussions sérieuses. En effet, la plupart des parasomnies ne semblent pas avoir un énorme impact sur la durée de sommeil.5 Ceci est digne de mention, car on sait maintenant qu’une courte durée de sommeil a des répercussions sérieuses dans plusieurs sphères de développement de l’enfant. Cependant, lorsque la parasomnie s’avère plus sérieuse, très dérangeante ou qu'elle comporte des risques de blessures, une intervention est souhaitable.

Implications pour les politiques et services

Pour répondre à un besoin de plus en plus grand de traitement des désordres de sommeil, des programmes d’intervention devraient être développés et offerts à différents niveaux et se multiplier géographiquement pour être facilement accessibles.

Les parents devraient recevoir de l’information détaillée sur le sommeil du nourrisson et de l’enfant, préférablement au moment des cours prénataux, afin de favoriser dès le départ, chez leur enfant, le développement de bonnes habitudes de sommeil et une durée de sommeil adéquate pour l’âge et aussi de les préparer à la possibilité de parasomnies.

Une formation approfondie sur les caractéristiques du sommeil de l’enfant (et aussi sur son importance dans le développement) devrait être mise sur pied pour les pédiatres. Il serait important que ceux-ci soient mis au parfum des méthodes d’intervention comportementales en plus des traitements pharmacologiques. Ces intervenants de première ligne pourraient alors soit rassurer les parents dans les cas de parasomnies sans conséquence, soit offrir des pistes de solution (incluant de référer l’enfant à un intervenant approprié) pour les parasomnies problématiques ou comportant des risques de blessures.

Finalement, compte tenu de la prévalence des troubles de sommeil et de leurs conséquences, la dissémination des connaissances devrait s’étendre aux instances gouvernementales et à la population générale. À cette fin, un regroupement de spécialistes en médecine du sommeil de l’enfant devrait formuler des recommandations de politiques de santé publique basées sur des données empiriques.

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Pour citer cet article :

Petit D, Montplaisir J. Parasomnies de la petite enfance. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Petit D, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/sommeil/selon-experts/parasomnies-de-la-petite-enfance. Publié : Mars 2010. Consulté le 23 septembre 2019.