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Développement du système veille-sommeil et relation avec le développement psychosocial de l’enfant

Avi Sadeh, D.Sc.

Tel Aviv University, Israël

Mars 2013, 2e éd.

Introduction

La maturation du système de veille-sommeil et la consolidation du sommeil nocturne constituent un processus rapide et de premier plan dans la petite enfance.1,2 Ce processus est influencé par le contexte psychosocial1,3-14 de l’enfant et a un impact significatif sur le fonctionnement15-18 neurocomportemental et émotif de ce dernier. De plus, l’organisation de sommeil ou les perturbations du sommeil de l’enfant ont des effets importants sur le bien-être des parents.5,7,19

Sujet

Le sommeil est affecté par le milieu psychosocial de l’enfant et a un impact important sur son développement. Les relations bidirectionnelles entre le sommeil et les facettes psychosociales de l’enfant en développement constituent un sujet important pour les professionnels qui dispensent des soins aux enfants. Il est très important pour ces professionnels de déterminer les facteurs qui pourraient faciliter le sommeil de l’enfant et d’être sensibles aux impacts qu’un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité peut avoir sur son développement.

Problèmes

L’organisation veille-sommeil évolue rapidement pendant le développement précoce et fait partie des préoccupations majeures concernant le développement ou la santé pendant cette période. Selon les enquêtes, de 20 à 30 % des enfants sont considérés mauvais dormeurs pendant les trois premières années de leur vie.3,14,20-24 Des taux élevés de sommeil de mauvaise qualité ont aussi été documentés à l’âge préscolaire et chez les enfants en maternelle.11,25 La prévalence élevée des problèmes de sommeil et leurs effets potentiellement négatifs sur le développement psychosocial constituent les principales questions cliniques et de recherche sur la petite enfance.

Contexte de la recherche

Les chercheurs ont utilisé diverses méthodes de recherche pour étudier la relation entre le sommeil, l’environnement psychosocial et le développement. On a étudié le sommeil chez le nourrisson et les jeunes enfants à l’aide de méthodes comme la polymnographie,26,27 l’actigraphie25,29,30 (mesures ambulatoires des niveaux d’activité et d’exposition à la lumière), l’enregistrement vidéo nocturne,1,28 l’observation directe31,32 et les rapports effectués par les parents.3,15,20 La plupart des études étaient transversales. Les études longitudinales sont extrêmement rares dans ce domaine. De plus, la majorité des études étaient de nature corrélationnelle, et, en conséquence, excluaient toute interprétation causale. Certaines études expérimentales portant sur les effets de la manipulation du sommeil ont été entreprises auprès d’enfants plus âgés (d’âge scolaire).

Questions clés pour la recherche

La recherche d’envergure dans ce domaine peut se diviser en trois questions principales :

  1. Comment les facteurs psychosociaux affectent-ils l’organisation veille-sommeil chez l’enfant?
  2. Quel est l’impact d’un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité sur le développement psychosocial de l’enfant?
  3. Quelles sont les interventions psychosociales les plus efficaces pour améliorer le sommeil de l’enfant?

Résultats récents de la recherche

A. Effets psychosociaux sur le sommeil de l’enfant

Les caractéristiques parentales comme la personnalité, la psychopathologie, l’emploi et l’éducation ont été associées à plusieurs reprises avec le sommeil dans la petite enfance. 7-9,13,33-35 On a démontré de façon répétée que les interactions parents-enfant au moment du coucher étaient reliées au sommeil de l’enfant. On a établi que la présence des parents et leur engagement actif à rassurer l’enfant au moment de l’endormir étaient associés à une augmentation des problèmes de sommeil rapportés.1,3,36,37 De plus, la plupart des méthodes d’intervention comportementale concernant les problèmes de sommeil chez les jeunes enfants sont basées sur l’interruption de l’engagement excessif des parents lors du processus d’endormissement de l’enfant ou lors de la reprise du sommeil à la suite d’un éveil nocturne.38-42

La question du sommeil partagé chez les jeunes enfants est un autre facteur psychosocial qui a reçu énormément d’attention. Le sommeil partagé peut représenter un choix culturellement acceptable ou une réponse parentale aux difficultés de sommeil de l’enfant. Dans la plupart des études, les chercheurs ont associé le sommeil partagé à des épisodes de réveil nocturne plus fréquents et à des plaintes par rapport au sommeil,43-46 bien que l’association entre le sommeil partagé et les problèmes de sommeil semble dépendre de facteurs socioculturels. Un débat houleux entoure les avantages et les inconvénients du sommeil partagé.47-51 Le risque que les très jeunes bébés soient étouffés ou blessés dans le lit de leurs parents constitue un des inconvénients les plus graves du sommeil partagé.

Le sommeil est aussi associé au stress et aux traumatismes chez le jeune enfant.52 Par exemple, la séparation à court terme d’avec la mère pourrait se traduire par des perturbations du sommeil.53,54 Cependant, contrairement à la croyance populaire, tous les stresseurs ne provoquent pas la perturbation du sommeil et certaines études suggèrent que le refuge dans le sommeil est le mode préféré de régulation biocomportementale du stress.52

B. L’impact du sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité

Des années de recherche sur les animaux et sur les humains (la plupart consacrées à des adultes ou à des enfants plus vieux) ont démontré que le sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité compromet la vigilance et le fonctionnement physiologique, et entraîne des déficits cognitifs. La recherche sur ce sujet chez les jeunes enfants est très limitée et de nature principalement corrélationnelle. On a ainsi associé la mauvaise qualité du sommeil à des tempéraments difficiles.55-59 Cependant, d’autres études n’ont pas réussi à démontrer de telles associations. 60,61 Une étude récente effectuée auprès d’enfants d’âge préscolaire a découvert qu’un sommeil fragmenté étaient prédicteurs d’une adaptation moins optimale pendant la période préscolaire.15 Les études portant sur les enfants en âge de fréquenter l’école ont démontré des liens entre un sommeil restreint ou de mauvaise qualité et un fonctionnement neurocomportemental compromis.62-64 En outre, il y a de plus en plus de preuves à l’effet que les phénomènes physiologiques reliés au sommeil (par exemple le ronflement et le syndrome des jambes sans repos), qui sont prévalents chez l’enfant, sont associés à un fonctionnement diurne compromis.65-69

On ne connaît pas les effets à long terme du sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité. On a avancé que le manque de sommeil chez les jeunes enfants pendant des périodes importantes de maturation du cerveau pouvait entraîner des effets négatifs chroniques sur le développement psychosocial. Cependant, les données extraites d’études longitudinales qui soutiennent cette hypothèse sont limitées.11,18,70-73 Par exemple, les graves problèmes de sommeil en bas âge augmentent la probabilité de diagnostic de TDAH à cinq ans et demi.73

C. Interventions efficaces concernant les problèmes de sommeil chez les jeunes enfants

De nombreuses études démontrent l’efficacité des approches comportementales et d’éducation des parents pour prévenir et traiter les problèmes de sommeil chez les jeunes enfants. Les traitements comportementaux ont produit des taux de succès très élevés.30,39,40,42,74 Les programmes de prévention centrés sur l’éducation des parents qui attendent un enfant ou ceux qui ont de très jeunes bébés ont montré une diminution des cas de problèmes de sommeil.75-77 De plus, un sondage a démontré que beaucoup de parents qui utilisent l’information disponible dans les médias pour régler les problèmes de sommeil de leurs enfants connaissent des taux de succès élevés.78

Il est important de noter que le succès de ces programmes d’intervention s’accompagne d’effets positifs sur la famille. Les parents rapportent une amélioration du sentiment de compétence et une diminution du niveau de stress à la suite de telles interventions.77,79,80 Il est aussi important d’insister sur le fait que les problèmes de sommeil pendant la petite enfance sont très persistants s’ils ne sont pas traités.8,14 En conséquence, le dépistage précoce et les programmes d’intervention destinés aux problèmes de sommeil chez les jeunes enfants devraient faire partie intégrale de tous les services de santé pour les enfants.

Conclusions

La recherche a démontré que même les pédiatres, qui sont souvent la principale source d’aide pour les parents d’enfants qui ont un sommeil perturbé, possèdent des connaissances et une formation limitées dans ce domaine.81,82 Il est donc important d’insister sur la nécessité d’une formation complète sur ce sujet pour les professionnels qui s’occupent des enfants et pour les parents.

Les points suivants soulignent les principales conclusions :

  • Le sommeil de mauvaise qualité peut résulter de facteurs médicaux ou d’ordre comportemental développemental
  • La prévalence du sommeil de mauvaise qualité et des troubles liés au sommeil est très élevée chez les enfants
  • Le sommeil de mauvaise qualité est associé à un fonctionnement neurocomportemental compromis et à des problèmes de régulation du comportement chez les enfants
  • Les perturbations du sommeil chez l’enfant ont un impact négatif considérable sur la famille
  • Il existe des interventions comportementales et médicales très efficaces destinées à améliorer le sommeil et à prévenir les perturbations du sommeil
  • Les problèmes de sommeil chez les jeunes enfants persistent longtemps s’ils ne sont pas traités
  • Le dépistage et l’intervention précoces visant les problèmes de sommeil chez l’enfant peuvent faciliter son développement, diminuer le stress familial et améliorer les relations parents-enfants

Implications

Les professionnels des soins aux enfants devraient acquérir une formation sur le dépistage des problèmes de sommeil chez les jeunes enfants. Le dépistage des problèmes de sommeil pourrait s’effectuer en obtenant des informations spécifiques sur l’organisation de sommeil de l’enfant et son niveau de fatigue diurne. Cette information pourrait être obtenue en interrogeant les parents à l’aide de questionnaires de dépistage précis. Les systèmes de santé et d’éducation devraient disposer d’experts formés au diagnostic et au traitement des problèmes de sommeil chez les enfants. Il est important que ces experts, qui serviraient de personnes ressources, soient facilement accessibles aux parents afin d’implanter une prévention efficace et des méthodes d’intervention précoce le plus tôt possible.

Il est essentiel de penser à éduquer les jeunes enfants sur l’importance du sommeil. Dans le domaine de la santé, on se préoccupe de plus en plus du fait que les jeunes d’aujourd’hui ne dorment pas assez par rapport à leurs besoins et que beaucoup d’entre eux sont privés de sommeil de façon chronique. L’éducation précoce sur l’importance du sommeil pourrait encourager les jeunes à ne pas sacrifier le sommeil au profit d’autres attractions.

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Pour citer cet article :

Sadeh A. Développement du système veille-sommeil et relation avec le développement psychosocial de l’enfant. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Petit D, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/sommeil/selon-experts/developpement-du-systeme-veille-sommeil-et-relation-avec-le-developpement. Actualisé : Mars 2013. Consulté le 25 août 2019.