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Les services à la petite enfance et le développement des jeunes enfants (0-2 ans)

Margaret Tresch Owen, Ph.D.

University of Texas at Dallas, États-Unis

Avril 2011, Éd. rév.

Introduction

Étant donné l’importance attribuée aux soins maternels dans les idéaux culturels1 et dans les théories psychologiques2 ainsi que la présence sur le marché du travail de la majorité des femmes qui ont de très jeunes enfants, on constate une grande préoccupation concernant les effets des soins non maternels sur les jeunes enfants, tout particulièrement sur les nourrissons.

Sujet

Aux États-Unis, le taux d’emploi des mères qui ont des nourrissons et des enfants d’âge préscolaire a triplé depuis 1969. En fait, dans ce pays, la majorité des femmes (63 %) qui ont des enfants de moins de trois ans travaillent, et leurs enfants reçoivent des quantités considérables de services non maternels. Avoir recours à des services à la petite enfance au début de la première année de la vie est devenue la norme.3,4 Le nombre d’heures hebdomadaires de travail rémunéré des mères a aussi augmenté, ainsi que le nombre d’heures que les enfants se retrouvent dans un service. En 1998, 38 % des femmes avec des enfants de moins de trois ans travaillaient à temps plein toute l’année, comparé à 7 % en 1969. Les très jeunes enfants de mères sans emploi fréquentent également un service de façon régulière.3 Le National Household Education Survey de 2001 indique qu’aux États-Unis, 53 % des enfants d’un an et 59 % de ceux de deux ans recevaient régulièrement des services planifiés.5 Les effets des services dispensés à l’enfant pendant ses deux premières années de vie sont-ils systématiques?

Problèmes

Si nous voulons comprendre les effets de la fréquentation précoce d’un service à la petite enfance, nous devons nous intéresser aux multiples facettes de cette expérience : la quantité, le type et la qualité du service, l’âge auquel l’enfant commence à fréquenter ce milieu et le degré de stabilité des soins et du personnel qui les dispensent. De plus, les effets des services non maternels peuvent dépendre des caractéristiques individuelles des enfants (surtout du tempérament et du sexe) et des familles (comme le revenu, l’attitude face au travail et la qualité des pratiques parentales). Par exemple, les nombreuses heures passées en service en bas âge ou davantage de changements de milieu peuvent nuire aux enfants qui ont certaines caractéristiques de tempérament, mais être bénéfiques ou bénins pour d’autres. L’évaluation des effets des services précoces doit reposer largement sur des devis de recherche corrélationnelle non expérimentale qui différencient les véritables effets des services de garde précoce des différences chez les familles qui les utilisent.

Au début des années 1990, le National Institute for Child Health and Human Development a entrepris la NICHD Study of Early Child Care, une étude longitudinale d’envergure sur les enfants et leur famille. Aux États-Unis, un échantillon de 1 200 enfants en provenance de plusieurs états a été suivi depuis la naissance afin d’examiner les effets à court et à long terme des services à la petite enfance. Cette étude a soigneusement exploré les caractéristiques des milieux choisis par les familles, les caractéristiques des familles et les expériences des enfants au sein de la famille, ainsi que de multiples indicateurs développementaux chez les enfants dans le temps (voir NICHD Early Child Care Research Network6pour un résumé complet). Les familles étaient représentatives des diverses populations locales où elles avaient été recrutées. La plupart des enfants avaient commencé à fréquenter les services tôt au cours de leur première année.3 Un plus grand recours aux services en bas âge a été plus fortement relié à des facteurs économiques familiaux, cependant l’éducation de la mère, sa personnalité et ses croyances ainsi que la taille de la famille ont aussi été associées avec le recours à un service. Les parents ont utilisé divers types de milieux pour leur bébé, y compris les services en installation ou en milieu familial, des membres de la famille, à domicile, et des soins par le père. Les familles à faibles revenus et à revenus élevés plaçaient leurs nourrissons dans des services de qualité supérieure; les services de grande qualité à domicile étaient associés à des revenus plus élevés. Nos connaissances actuelles des effets des services à la petite enfance sont issues en bonne partie des résultats diffusés à grande échelle de cette vaste étude, mais aussi d’autres études notables menées aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Contexte de la recherche

La recherche récente a souligné les effets durables des influences environnementales précoces5 et leur signification pour la sécurité émotive, le développement cognitif et les habiletés d’apprentissage. Certes, on doit s’intéresser aux effets des services à la petite enfance en examinant la nature de cette expérience et des expériences familiales qui l’accompagnent. Les premières recherches sur les effets des services à la petite enfance ont grandement ignoré les biais de sélection, et ces biais font peut-être encore l’objet de contrôles insuffisants dans la recherche actuelle. Cependant, les tentatives de distinguer les effets familiaux de ceux des services peuvent aussi conduire à sous-estimer ces derniers,5,7 étant donné les effets réciproques relatifs aux services et aux familles. Ainsi, au cours des dix dernières années, la recherche sur les effets de la fréquentation précoce d’un service par les nourrissons et les tout-petits s’est basée sur un modèle écologique de développement qui aborde les influences environnementales dans les milieux familiaux et les services en conjonction avec les caractéristiques de l’enfant et la façon dont les expériences dans un milieu peuvent façonner les effets des expériences dans un autre milieu.

Questions clés pour la recherche

Les préoccupations générales sur les effets des soins de routine non maternels pendant les deux premières années de la vie de l’enfant ont conduit les chercheurs à se concentrer principalement sur la façon dont de telles expériences peuvent affecter le développement des relations mère-enfant. Ils se sont également intéressés aux effets sur le développement langagier et cognitif de l’enfant, ses compétences sociales, ses problèmes de comportement et ses relations avec les pairs. De plus, les chercheurs se sont aussi penchés sur la possibilité que les parents puissent subir une perte d’influence sur le développement de leurs enfants lorsque d’autres personnes leur prodiguent quotidiennement des quantités significatives de soins.

Résultats récents de la recherche

Services à la petite enfance et relation mère-enfant

Plus les enfants passent d’heures à leur service de la petite enfance, moins les parents passent de temps avec eux,8 mais rien ne confirme le lien avancé avec une diminution de la sensibilité des parents. Des analyses des données sur le temps passé avec la mère par rapport au temps passé dans un service montrent que les mères d’un nourrisson passant plus de 30 heures par semaine dans un service à la petite enfance passent 32 % moins de temps avec leur enfant que les autres mères, mais elles n’étaient pas moins sensibles dans leurs interactions avec leur enfant.9 Par contre, d’autres études fondées sur les données de la NICHD Study of Early Child Care montrent une association voulant que plus le nombre d’heures passées dans un service à la petite enfance est grand durant la première enfance et la période préscolaire, moins les interactions entre la mère et l’enfant sont de nature sensible et engagée à cet âge, et ce même si l’on tient compte de facteurs multiples liés au service choisi par la famille.10 Or, ces constatations valent seulement pour les enfants caucasiens puisque, pour les enfants non caucasiens, un nombre accru d’heures dans un service à la petite enfance est associé à des interactions plus sensibles avec la mère. Une expérience dans un service de qualité est invariablement associée à des interactions mère-enfant quelque peu plus réceptives.

La NICHD Study of Early Child Care est considérée comme l’étude la plus approfondie concernant les effets des services sur l’attachement mère-enfant, malgré des limites qui comprennent un échantillon non représentatif des États-Unis à l’échelle nationale et la possibilité que les services de piètre qualité n’aient pas été inclus. Contrairement aux découvertes méta analytiques des premières documentations qui étaient uniquement centrées sur les effets de la quantité de soins fournis sans contrôler adéquatement les effets de la sélection, l’étude NICHD a découvert qu’un nombre de caractéristiques liées au service (le nombre d’heures que l’enfant passe au service, l’âge auquel il commence à en fréquenter un, sa qualité et sa stabilité) n’étaient pas reliées à la sécurité de l’attachement mère-nourrisson ni à une probabilité accrue d’un attachement de type évitant, sauf lorsque la mère assumait un rôle parental moins réceptif.11 Pour les enfants bénéficiant de moins de soins prodigués par leur mère, les chercheurs ont associé chaque élément suivant avec une probabilité accrue de développer un attachement de type insécurisant envers la mère : expériences de services étendus, de qualité plus faible et plus de changements dans les dispositions concernant les services. Le plus important indice de la sécurité de l’attachement mère-nourrisson, indépendamment de l’expérience de l’enfant d’un service, était la sensibilité des soins dispensés par la mère à son nourrisson (ce qui comprend un regard positif sur son bébé, la capacité de répondre aux besoins de l’enfant et l’absence d’intrusion ou d’hostilité), ce qui suggère que c’est la qualité des interactions mère-enfant qui détermine la qualité de l’attachement plutôt que l’absence maternelle ou les expériences de soins non maternels en soi.

Les résultats d’une étude longitudinale menée en Israël ont révélé que l’expérience des bébés dans des services en installation de très faible qualité est associée à des taux plus élevés d’attachement mère-nourrisson de type insécurisant,12 indépendamment de la sensibilité dont la mère fait preuve à l’égard de son nourrisson. La qualité des soins observée dans les centres israéliens était généralement plus faible que celle globalement trouvée dans l’étude NICHD aux États-Unis, ce qui permet d’améliorer notre connaissance des liens entre la qualité des services et la relation mère-enfant. Les enfants qui évoluaient dans un milieu de garde familiale ou qui dormaient dans un foyer rattaché à un kibboutz (village collectiviste en Israël) étaient plus enclins à entretenir des liens d’attachement solides avec leur mère. Ces deux types de services sont pourtant plus susceptibles de favoriser des relations étroites avec les fournisseurs de soins que des centres de piètre qualité.

Certaines études ont découvert que des soins prodigués par d’autres personnes que les parents semblent diminuer les liens entre les relations parent-enfant et le développement de l’enfant.13-15 Cependant, des données provenant de l’étude NICHD et d’autres recherches indiquent que les influences familiales sont invariablement plus fortes et plus omniprésentes que les effets des services à la petite enfance sur le développement de l’enfant.16-19

Effets sur la cognition et sur le langage

On a démontré de manière suivie des associations positives entre les services de meilleure qualité et un plus grand développement cognitif et langagier chez les enfants, même lorsque l’on prenait en compte les associations avec les facteurs de sélection de la famille et d’autres corrélats qui pouvaient prêter à confusion, comme la stimulation cognitive à la maison et les habiletés langagières de la mère.20-22 De plus, les chercheurs ont remarqué qu’un enfant qui passait davantage de temps en service en installation présentait un meilleur développement langagier (davantage de production de langage) à 15 et 24 mois ainsi qu’un développement cognitif supérieur à 2 ans, même en si l’on tient compte des facteurs familiaux et de la stimulation langagière dans les milieux non parentaux.22 À plus long terme, un service de qualité élevée aura même des avantages sur les résultats scolaires et le fonctionnement cognitif  jusqu’à la période intermédiaire de l’enfance et à l’adolescence.23-24

Effets sur les relations avec les pairs et les enseignants, sur l’obéissance et sur les problèmes de comportement

Le séjour en service à un très jeune âge s’accompagne généralement d’une plus grande exposition aux pairs en bas âge et d’effets probables associés aux compétences précoces envers les pairs. Certes, il y a un lien entre une expérience accrue dans les services en compagnie d’autres enfants et les habiletés positives envers les pairs dans ces milieux, mais aussi entre une telle expérience et les évaluations négatives de la part des pourvoyeurs de soins.6 Les effets des services sur l’obéissance de l’enfant et les problèmes de comportement, quoique controversés, sont assez cohérents. Les chercheurs ont associé un plus grand nombre d’heures en service à des problèmes de comportement plus élevés qui commençaient à l’âge de deux ans et qui se poursuivaient jusqu’à la période intermédiaire de l’enfance.23,25-27 De surcroît, il y a une association entre un séjour en bas âge dans un service à la petite enfance et un nombre accru de problèmes de comportement.28 Les effets négatifs liés au nombre d’heures passées en service que l’étude NICHD a relevés sont en fait davantage causés par l’extériorisation du comportement de la petite enfance quand les enfants reçoivent des soins de qualité moindre dans leur milieu de garde et quand ils passent plus de temps dans un groupe dont la taille dépasse celle recommandée par les spécialistes.29

Les enfants qui évoluent dans un service de qualité élevée, soit un service où règnent de saines relations avec leurs fournisseurs de soins, entretiennent par la suite de meilleurs rapports avec leurs enseignants.30 Le caractère positif des relations enseignant-enfant semble se maintenir au fil du temps, comme le montrent les liens relevés entre la qualité et le style des relations avec les fournisseurs de soins durant la petite enfance, les rapports subséquents avec les fournisseurs de soins et les éducatrices, ainsi que ceux avec les enseignantes à la maternelle. Il est important pour le développement social et cognitif de l’enfant ainsi que sa réussite scolaire qu’il ait de telles relations positives durant la petite enfance.31

Conclusions

Les liens favorables entre la qualité des services à la petite enfance et une variété de résultats positifs chez l’enfant font partie des découvertes les plus profondes de la science développementale. Les services de plus grande qualité (sensibles et stimulants) sont associés à un meilleur développement cognitif et langagier, à des relations positives avec les pairs, à l’obéissance aux adultes, à moins de problèmes de comportement et à de meilleures relations mère-enfant. Bien qu’il y ait moins de liens cohérents avec l’expérience dans différents types de services, les services en installation semblent bénéfiques pour le développement cognitif des enfants, même si ce type de milieu peut aussi être associé à des relations sociales problématiques. À moins d’une très faible qualité des services, ou de l’insensibilité de la mère face aux besoins de l’enfant, les soins et les services non parentaux ne semblent pas amoindrir la sécurité de l’attachement mère-enfant en soi. Cependant, il y a des indications à l’effet que cette relation mère-enfant serait plus vulnérable si la mère prodigue elle-même des soins moins à l’écoute de son enfant et que celui-ci fréquente un service de piètre qualité, qu’il y passe beaucoup d’heures ou que les dispositions prises pour sa garde changent souvent

Répercussions pour les politiques et les services

La majorité des jeunes enfants aux États-Unis font l’expérience des services non parentaux dès le plus jeune âge. Les répercussions de la recherche sur les effets des services à la petite enfance plaident clairement en faveur d’une prestation de grande qualité ainsi que de l’accès des parents à ce type de services. Les services de plus faible qualité peuvent être nuisibles au développement sain des enfants et aux relations avec les parents, alors que les services de bonne qualité semblent bénéfiques pour leur développement et pour leurs relations. Pour ce qui est de la recherche, les répercussions concernant le type de soins à promouvoir et le type de milieu que les parents devraient choisir pour leurs bébés et leurs tout-petits ne sont pas claires, vu que les bénéfices des soins dispensés dans des services en installation sur le développement cognitif et langagier des enfants peuvent s’accompagner de problèmes de développement social, même lorsque la qualité des services est élevée. Cependant, il est maintenant plus clair que les jeunes enfants ont avantage à fréquenter un service à la petite enfance quand la qualité des soins qu’ils y reçoivent est réceptive à leurs besoins socio-émotionnels et stimulante sur le plan cognitif.

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Pour citer cet article :

Owen MT. Les services à la petite enfance et le développement des jeunes enfants (0-2 ans). Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Bennett J, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/services-la-petite-enfance-education-et-accueil-des-jeunes-enfants/selon-experts/les-services-la-0. Actualisé : Avril 2011. Consulté le 21 avril 2019.