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Immigration et acculturation pendant l’enfance

Linda R. Cote, Ph.D.

Marymount University, États-Unis

Mai 2020, Éd. rév.

Introduction

L’immigration est la réinstallation physique d’une personne (et est généralement considérée comme la réinstallation dans un autre pays). On nomme généralement les personnes ayant effectué une relocalisation internationale des immigrants, des immigrés ou des migrants internationaux. Acculturation fait référence à l’adaptation psychologique de la personne qui a vécu la réinstallation. L’immigration et l’acculturation sont toutes deux des expériences de transformation personnelle.1,2 On pourrait donc s’attendre à ce que l’action d’immigrer et le processus d’acculturation modifient le développement des enfants de manière importante. Cet article décrit brièvement l’état de nos connaissances sur le développement psychologique des enfants immigrants.

Sujet

L’immigration et l’acculturation ne sont pas des phénomènes nouveaux. Cependant, le pourcentage de personnes immigrées (migrants internationaux) s’est accru de manière constante à l’échelle mondiale au cours des 40 dernières années et il est prévu qu’il continue d’augmenter.3 Les estimations en vigueur indiquent qu’environ 272 millions de personnes (1 sur 30) vivent actuellement à l’extérieur de leur pays de naissance ou de citoyenneté; et 12 pour cent de ces personnes sont des enfants.3,4 Les États-Unis ont la plus grande proportion d’immigrants en nombre absolu, mais d’autres pays, comme le Canada, présentent une grande proportion d’immigrants (plus d’un résident sur 5 est né à l’étranger). De plus, l’immigration n’est pas un phénomène exclusif au continent américain.3,5 Les individus migrent pour des motifs variés, notamment les suivants : les opportunités d’emploi ou d’études, le regroupement familial, les catastrophes naturelles, la persécution ou l’instabilité politique.2,3 Les enfants migrent généralement avec un parent (ou pour rejoindre leurs parents) et ont peu de choix concernant leur migration. Actuellement, aux États-Unis, plus du quart des enfants sont soit des immigrants, soit ont au moins un parent immigrant.6 Au vu de la hausse mondiale du nombre d’enfants immigrants ou élevés par des immigrants, tant en nombres absolus que de façon proportionnelle, et du fait que la plupart des études sur le développement humain ciblent les populations WEIRD (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic : occidentales, instruites, industrialisées, riches et démocratiques),7 l’immigration et l’acculturation sont essentielles à la pleine compréhension du développement de l’enfant. Malgré ces nombres toujours plus élevés, on en sait relativement peu sur l’impact de l’immigration et de l’acculturation sur le développement de l’enfant, mais l’on s’attend à ce qu’ils le façonnent de manière fondamentale, car ils constituent des expériences de transformation.

Problèmes

Voici les principaux problèmes dans les recherches sur l’immigration et l’acculturation pendant l’enfance :

  • L’immense majorité des recherches sur le développement des enfants ont été menées auprès d’enfants de la classe moyenne nord-américaine et européenne et, par conséquent, nous savons peu de choses sur la façon dont le développement des enfants immigrés varie dans différents contextes culturels.
  • La recherche s’est concentrée sur les comportements problématiques et non sur la manière dont les enfants immigrants vivent les étapes du développement normatif. Ainsi, la recherche n’a pas permis de découvrir si les enfants immigrants pouvaient s’en tirer assez bien dans certains domaines.
  • En conséquence de l’intérêt porté aux comportements problématiques, la plupart des études consacrées aux enfants immigrants ciblent l’adolescence et non la petite enfance.
  • La recherche sur les enfants immigrants a souvent confondu le statut d’immigrant, l’origine ethnique, et le statut socioéconomique. Le fait de ne pas tenir compte d’importantes sources de variabilité au sein des Américains d’origine « latine » ou « asiatique », par exemple, a mené à des tendances à regrouper incorrectement les enfants immigrants et à les réduire injustement à des stéréotypes.

Contexte de la recherche

La plupart des recherches sur le développement des enfants immigrants adoptent un modèle déficitaire, se concentrent sur les adolescents et non sur les nourrissons ou les jeunes enfants, confondent le statut d’immigrant avec d’autres variables sociodémographiques et sont seulement menées auprès de petits échantillons ou d’échantillons hétérogènes sur le plan démographique. En outre, beaucoup de recherches ont par le passé constitué une extension des stéréotypes culturels (p. ex., observer les grossesses chez les adolescentes latino-américaines, explorer le rendement scolaire chez les jeunes Américains d’origine asiatique).

Questions clés pour la recherche

Voici les questions clés pour la recherche en ce qui concerne l’immigration et l’acculturation pendant l’enfance qui devraient être posées :

  • Les enfants immigrants sont-ils différents de leurs pairs non immigrants en ce qui concerne l’atteinte d’étapes importantes du développement? (Par exemple, apprendre à parler ou à lire, quand on sait qu’aux États-Unis, par exemple, les enfants immigrants grandissent en majorité dans un foyer bilingue).8
  • Le cas échéant, quelle est l’importance de ces différences sur le plan du développement? (Par exemple, certaines recherches ont suggéré que le développement du vocabulaire chez les très jeunes enfants immigrants était en retard sur celui de leurs pairs unilingues, mais est-ce que cela a de l’importance au bout du compte? À court terme, ces enfants pourraient être désignés comme ayant besoin de services d’intervention précoce pour le développement du langage, mais à long terme, ils pourraient bénéficier des avantages cognitifs et sociaux que la capacité de parler, de lire et d’écrire dans deux langues confère.) 
  • Comment les prestataires de services (psychologues, travailleurs sociaux, établissements scolaires, organismes religieux, pédiatres et responsables politiques) contribuent-ils à la réussite de l’adaptation des enfants immigrants au pays de destination, si un tel soutien est nécessaire?

Résultats de recherche récents

La plupart des recherches sur le développement des plus jeunes enfants immigrants ont été axées sur l’apprentissage de deux langues9,10 et sur la réussite scolaire11,12 des enfants immigrants. Cependant, les recherches menées au cours des dix dernières années sont très variées et portent notamment sur la santé et le développement physique des enfants immigrants,13,14,15 le développement de la spécificité sexuelle,16,17 les interactions mère-nourrisson,18,19,20 la socialisation affective des parents immigrants,21,22 les pratiques parentales (par exemple, l’alimentation,23,24 les compliments et encouragements,25 la discipline,26 le comportement d’intrusion27), les styles parentaux28 et la santé mentale.29 Il faut souligner que les études récentes présentent trois tendances. Premièrement, au cours des dix dernières années, les chercheurs se sont d’abord intéressés à des groupes d’immigrants plus spécifiques (par exemple, d’origine sud-coréenne) et non généraux (par exemple, d’origine asiatique), tout en sachant que les conclusions pourraient s’appliquer de manière spécifique et pas nécessairement générale. Par exemple, les études axées sur les interactions mère-nourrisson chez les familles immigrantes démontrent que les mères tant d’origine sud-coréenne que japonaise répondaient davantage aux interactions déclenchées par leur nourrisson qu’elles n’en engageaient.18,20 Toutefois, au sujet des interactions dirigées par les objets des dyades mère-nourrisson, on observe chez les mères immigrantes sud-coréennes un déclenchement des interactions avec leur nourrisson supérieur à la réactivité, tandis qu’on n’observe aucune différence chez les mères immigrantes japonaises.18,20 Deuxièmement, les chercheurs ont commencé ensuite à se consacrer aux séquelles des expériences familiales sur le plan du développement chez les jeunes enfants appartenant à une famille immigrante. Par exemple, des études montrent que les niveaux d’acculturation des mères immigrantes au cours de l’enfance ont une influence sur la fréquence à laquelle elles s’adressent à leurs enfants dans leur langue d’origine ou en anglais, ce qui a un impact sur l’enrichissement du vocabulaire des nourrissons, dans les deux langues (ce phénomène semble constituer une généralité).9 Un autre exemple est celui des familles immigrantes japonaises où une corrélation positive a été détectée entre la réactivité des mères au comportement de leur nourrisson dirigé par les objets et le jeu symbolique des enfants au cours du stade de nourrisson; cette corrélation étant elle-même associée de manière positive aux compétences langagières lors de la petite enfance.19

De plus, la recherche contemporaine a tenté de comprendre et d’expliquer les résultats selon la perspective des cultures d’origine indigènes plutôt que selon la culture de destination (européenne ou nord-américaine). Par exemple, bien que les psychologues du développement des États-Unis et d’Europe soulignent l’importance de la réactivité maternelle aux comportements engagés par les nourrissons sur le développement des capacités d’agir et de l’autonomie de ces derniers, chez des familles immigrantes sud-coréennes, la réactivité supérieure des nourrissons aux initiatives d’interactions dirigées par les objets de leur mère peut s’interpréter comme une socialisation des nourrissons aux vertus sud-coréennes caractérisées par le jull-ze (la modération des désirs d’une personne pour préserver l’harmonie) et le zeung-zee (le respect des enseignements et des volontés de ses parents).18

Lacunes de la recherche

Tout d’abord, nous devons en savoir plus sur la manière dont les enfants immigrants atteignent les étapes du développement normatif, savoir si leurs trajectoires de développement diffèrent de celles des enfants de la majorité et savoir quelle est l’importance de ces différences sur le plan du développement. Ensuite, la recherche sur les enfants immigrants a eu tendance à se concentrer sur les adolescents et nous en connaissons moins sur le développement des nourrissons et des jeunes enfants de familles immigrantes (période où l’intervention, si nécessaire, se révélerait la plus efficace). Finalement, bien que cela commence à changer, nous en connaissons moins qu’il n’est souhaitable à propos de la variabilité à l’intérieur d’un groupe. Par exemple, il est arrivé à de nombreuses reprises que tous les jeunes d’origine latine soient regroupés dans la même catégorie dans les études américaines, même si les immigrants installés aux États-Unis et issus de différentes collectivités latino-américaines sont à bien des égards différents les uns des autres.

Conclusions

Le nombre élevé et en pleine croissance d’immigrants partout dans le monde, jumelé au manque de connaissances que nous avons à leur sujet, fait en sorte que nous devons en apprendre davantage sur le développement normatif, les besoins et les forces des enfants immigrants. Ces facteurs nous obligent également à porter une attention particulière à des facettes du bien-être qui pourraient ne pas être des enjeux aussi importants chez les enfants et les familles non migrants. Par exemple, le stress de la migration peut rendre les mères immigrantes plus susceptibles à la dépression que les mères non migrantes et la dépression a des effets négatifs sur les pratiques parentales et le développement des enfants. Les immigrants peuvent vivre un moment d’adaptation à leur nouvelle culture particulièrement difficile si la migration n’est pas volontaire (comme c’est le cas pour les réfugiés) ou si les immigrants sont isolés socialement (que ce soit de la famille, des amis ou de la communauté culturelle). Ce que l’on sait sur les familles immigrantes laisse à penser que les croyances en ce qui a trait à l’éducation des enfants deviennent généralement plus cohérentes avec le temps et sont acculturées plus lentement que les comportements des enfants ou les pratiques parentales, bien qu’il y ait là une certaine variabilité culturelle.2 La plupart des résultats de recherche dressent un portrait des forces ainsi que des points à améliorer dans les domaines où les enfants immigrants pourraient être mieux soutenus.

Implications pour les parents, les services et les politiques

L’incidence la plus importante de l’immigration et de l’acculturation pour les parents, les fournisseurs de services et les décideurs est d’admettre que, tout comme les prestataires de services et les responsables politiques, les parents immigrants ont des croyances culturelles implicites ainsi que des objectifs et des pratiques en matière d’éducation des enfants, et ces idées ancrées et tacites au sujet de ce qui semble « mieux » pour les enfants peuvent différer. Ainsi, tout comme les immigrants en apprennent sur leur nouveau pays et s’y adaptent, il incombe aux praticiens et aux décideurs d’en apprendre davantage sur les croyances culturelles et les pratiques de la population desservie pour être en mesure de mieux la soutenir. Par exemple, les parents immigrants peuvent soutenir des idées concernant la genèse et le traitement des maladies qui diffèrent fortement de celles des médecins.30 Les cliniciens peuvent entretenir de fausses croyances au sujet du bilinguisme ou des préférences envers le monolinguisme, même si cela ne reflète pas l’état actuel des connaissances sur le bilinguisme au cours de la petite enfance.31 Les dernières déclarations de principes de l’American Academy of Pediatrics sur les services de soins dispensés aux enfants immigrants,30 qui portent sur les besoins en matière de compréhension des normes culturelles de la part des praticiens, est un pas dans la bonne direction.

En conclusion, l’approfondissement des connaissances des parents en ce qui a trait aux croyances culturelles et aux attentes en matière de développement de l’enfant dans le pays de destination et l’approfondissement des connaissances des fournisseurs de service et des décideurs en ce qui a trait aux croyances culturelles en matière d’éducation de l’enfant et au développement normatif de l’enfant des parents immigrants sont essentiels pour créer des partenariats qui encourageront la croissance et le bien-être de tous les enfants.

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Pour citer cet article :

Cote LR. Immigration et acculturation pendant l’enfance. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Bornstein MH, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/immigration/selon-experts/immigration-et-acculturation-pendant-lenfance. Actualisé : Mai 2020. Consulté le 11 juillet 2020.