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Développement de l’agressivité indirecte avant l’entrée à l’école

Mara Brendgen, Ph.D.

Université du Québec à Montréal, Canada

Février 2012

Introduction

Les tentatives de compréhension et de prévention de l’agressivité chez les enfants ont été principalement guidées par un modèle orienté vers les garçons et axé sur l’agressivité physique. Cependant, les enfants peuvent aussi blesser leurs pairs de manière plus subtile, par exemple par l’exclusion sociale ou le colportage de rumeurs.1-4 Ces formes d’agression sont aussi néfastes et suscitent les mêmes réponses physiologiques de douleur que les agressions physiques.5-7 En effet, on a montré que les agressions relationnelles ont une gamme d’effets négatifs potentiellement durables sur les victimes, dont l’évitement de l’école, les complaintes somatiques, l’anxiété, la dépression et même les idéations suicidaires.8-11

Sujet

Plusieurs étiquettes ont été utilisées pour décrire les formes plus subtiles d’agressivité. L’agressivité relationnelle1 consiste en un ensemble de stratégies indirectes qui impliquent les pairs comme outils pour saboter les relations sociales et l’estime de soi de la victime. Répandre des rumeurs diffamatoires ou lier une amitié avec une autre personne pour se venger sont des exemples de telles stratégies. La nature indirecte de l’acte agressif permet souvent à l’agresseur de rester anonyme et d’éviter une riposte de la victime et la désapprobation des autres pairs ou des adultes. L’agressivité sociale12 et l’agressivité relationnelle13 englobent aussi le rejet ouvertement exprimé d’une victime et les comportements non-verbaux comme les expressions faciales de mépris. Malgré de légères différences, ces termes décrivent des construits fortement apparentés.14 

Problèmes

On a soutenu que l’agressivité relationnelle est plus typique chez les filles.1,15 Cependant, une méta-analyse récente de 148 études montre que, alors que les garçons sont systématiquement plus agressifs physiquement que les filles, les différences entre les sexes en ce qui concerne l’agressivité relationnelle sont minimes, peu importe l’âge et l’ethnie des enfants.16 Il semble donc que les garçons et les filles emploient tous deux des stratégies indirectes pour attaquer les autres. En effet, plusieurs enfants utilisent les deux formes d’agressivité.16 Toutefois, les études ont révélé que l’agressivité physique et l’agressivité relationnelle peuvent être clairement distinguées dès la période préscolaire.3,13,17-19

Contexte de la recherche

On a montré que l’agressivité physique diminue chez la plupart des enfants après la petite enfance alors que l’agressivité sociale s’intensifie, ce qui renforce notre reconnaissance du fait que l’agressivité peut être exprimée de différentes façons.20-22 De plus, plusieurs enfants physiquement agressifs utilisent de plus en plus l’agressivité relationnelle au fil du temps, alors que l’inverse ne semble pas être le cas.23,24 Ces trajectoires développementales divergentes concordent avec le modèle théorique de l’agressivité proposé par Bjoerkqvist et coll.1 Selon ce modèle, les très jeunes enfants utilisent des moyens principalement physiques pour agresser les autres parce qu’ils n’ont pas encore d’autres outils d’expression à leur disposition. Alors que les habiletés cognitives verbales et sociales évoluent, les enfants commencent à utiliser l’agressivité verbale et, à environ 4 ou 5 ans, ils ajoutent l’agressivité relationnelle à leur répertoire. Comme celle-ci peut être aussi néfaste que l’agressivité physique mais entraîne un risque beaucoup moins grand de punition pour l’agresseur, elle devient éventuellement la stratégie primaire.

Questions clés de la recherche

Les différentes trajectoires développementales de l’agressivité physique et relationnelle soulignent le besoin d’une meilleure compréhension des facteurs de risque et des conséquences développementales potentielles associées à l’agressivité relationnelle et de la façon dont ces facteurs de risque et conséquences se comparent à ceux de l’agressivité physique.

Résultats récents de la recherche

Les études appuyées sur la génétique supportent la proposition de Bjoerkqvist et coll.1 à l’effet que, malgré leur tendance développementale divergente, l’agressivité physique et l’agressivité relationnelle ont des racines communes. Ceci est illustré par des résultats récents selon lesquels l’agressivité indirecte et l’agressivité physique sont dans une large mesure influencées par les mêmes facteurs génétiques sous-jacents.24-26 De plus, ces deux types d’agressivité ont été liés à un style parental sévère et très contrôlant et un manque de chaleur et d’encouragements positifs de la part des parents au cours des années préscolaires.3,27,28 Certains résultats montrent aussi que les enfants indirectement agressifs et les enfants physiquement agressifs partagent certains patrons cognitifs comme l’attribution d’une intention hostile aux actes des autres et un manque d’empathie.29,30 Les associations avec d’autres aspects du fonctionnement cognitif liés à la vie sociale semblent différer, cependant. Contrairement aux enfants dont l’agressivité se manifeste surtout physiquement, les enfants dont l’agressivité est indirecte montrent souvent des habiletés langagières avancées, savent comment persuader les autres de se plier à leur volonté et sont très doués pour prédire les pensées et les actions d’autrui avant même d’entrer à la maternelle.30-33 En outre, les différences les plus marquées entre l’agressivité indirecte et l’agressivité physique reposent sur leurs corrélats et leur évolution sur le plan de l’environnement social.24-26 

Lacunes de la recherche

Bien que les deux dernières décennies aient vu une augmentation marquée de la recherche sur l’agressivité relationnelle, relativement peu d’études sur le sujet ont été axées sur la période préscolaire  (avant l’âge de 6 ans). Il est particulièrement préoccupant de constater que les liens rapportés entre le comportement parental et l’agressivité relationnelle précoce reposent essentiellement sur des données transversales. Il n’est donc pas évident de déterminer si le comportement des parents est un précurseur ou une réaction à l’agressivité relationnelle de l’enfant. En outre, une méta-analyse montre que les associations entre le comportement parental et l’agressivité relationnelle sont plutôt faibles.39 Il est donc possible que le comportement des parents affecte indirectement la propension des enfants à utiliser l’agressivité relationnelle, en influençant les cognitions des enfants et leur attitude à l’égard de ce type d’agressivité. Il est aussi possible que le comportement des parents favorise l’utilisation de l’agressivité relationnelle par les enfants dans certains cas seulement. Plus de recherches seront nécessaires pour comprendre comment les parents, mais aussi d’autres adultes comme les éducateurs et les enseignants œuvrant auprès des jeunes enfants, facilitent le développement précoce de l’agressivité relationnelle. 

Conclusions

Malgré les lacunes actuelles de la recherche, on peut certainement affirmer que l’agressivité relationnelle apparaît dans le répertoire comportemental des enfants à l’âge d’environ quatre ans et qu’elle est observée chez les enfants des deux sexes. L’agressivité physique et l’agressivité relationnelle semblent partager des racines étiologiques communes et les jeunes enfants, en particulier, utilisent souvent les deux pour blesser les autres. Cependant, alors que l’agressivité physique diminue chez la plupart des enfants au cours du développement, l’agressivité relationnelle tend à s’accroître. Cette augmentation pourrait être largement due au fait que l’agressivité relationnelle permet à l’agresseur de causer beaucoup de dommages tout en entraînant un risque relativement faible d’être reconnu coupable et puni. L’agressivité relationnelle est donc utilisée par les enfants ayant des habiletés cognitives et langagières avancées. L’utilisation de ce type d’agressivité pourrait aussi être facilitée par le fait qu’elle ne semble pas reliée à la gamme de problèmes d’adaptation ultérieurs à laquelle font face les enfants physiquement agressifs, bien que plus de recherches seront nécessaires à ce sujet.

Implications pour les parents, les services et les politiques

Alors que l’agressivité relationnelle n’entraîne pas toujours de conséquences négatives pour l’agresseur, elle présente clairement un risque sérieux pour la santé physique et mentale de ses victimes. Toutefois, les études suggèrent que les adultes jugent moins négativement les manifestations d’agressivité relationnelle par les enfants et sont moins susceptibles d’intervenir que lorsqu’il s’agit d’agressivité physique.40-42 Une première étape de prévention est donc de briser le mythe selon lequel l’agressivité relationnelle est un comportement exclusivement féminin ou relativement bénin.43 Il est aussi important de reconnaître que les comportements agressifs ne résultent pas tous d’habiletés sociocognitives déficientes et que ce sont parfois des enfants dont l’intelligence sociale est très élevée qui utilisent leurs habiletés pour attaquer les autres. Les efforts pour réduire l’agressivité relationnelle doivent donc cibler tous les enfants. Les programmes à composantes multiples qui incluent aussi les enseignants et les parents sont les plus prometteurs à ce jour.44 Ces programmes contiennent plusieurs séances pendant lesquelles on axe spécifiquement sur la façon de reconnaître et de faire face à l’agressivité relationnelle. Ils enseignent aussi des stratégies prosociales pour construire des relations et résoudre les conflits interpersonnels avec les pairs. Malheureusement, à une exception près,45 les programmes de prévention de l’agressivité relationnelle disponibles à ce jour ciblent les enfants âgés de plus de cinq ans.44 Or, puisque l’agressivité relationnelle émerge vers l’âge de 4 ans, il pourrait être nécessaire de débuter les efforts de prévention plus tôt, au cours de la période préscolaire. Des résultats préliminaires suggèrent en effet qu’un programme précoce mené à la garderie auprès d’enfants âgés de 3 à 5 ans peut effectivement réduire, non seulement l’agressivité physique, mais aussi l’agressivité relationnelle.45 Néanmoins, même les programmes les plus complets sont susceptibles d’échouer s’ils ne sont pas poursuivis sur une longue période44 et plus de recherches seront nécessaires pour évaluer la durabilité des effets trouvés.

Finalement, il pourrait être nécessaire d’étendre les efforts concertés pour réduire l’agressivité relationnelle au-delà des contextes familial et scolaire. Plusieurs films considérés non-violents présentent une grande quantité d’agressions relationnelles; on peut déjà le constater dans les films d’animation populaires auprès des enfants d’âge préscolaire.46 Comme on a montré un lien de cause à effet entre l’observation d’agressions relationnelles dans les médias et une utilisation accrue de ces agressions par les enfants,47 certains chercheurs ont réclamé une modification du système actuel de classification du contenu des médias en ce qui concerne la surveillance parentale nécessaire.48,49 C’est seulement par une sensibilisation accrue quant aux dangers potentiels de l’agressivité relationnelle, dans une variété de contextes, que nous pouvons espérer prévenir les répercussions négatives de cette agressivité sur ses victimes.

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Pour citer cet article :

Brendgen M. Développement de l’agressivité indirecte avant l’entrée à l’école. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Tremblay RE, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/agressivite-agression/selon-experts/developpement-de-lagressivite-indirecte-avant-lentree-lecole. Publié : Février 2012. Consulté le 19 juillet 2019.