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Le comportement prosocial envers les membres de l’endogroupe et de l’exogroupe

Gil Diesendruck, Ph.D., Avi Benozio, M.A., étudiant au doctorat

Département de psychologie et Gonda Brain Research Center, Bar-Ilan University, Israël

Mai 2015

Introduction

Les enfants vivent actuellement dans des environnements sociaux composés d’individus issus de cultures, d’ethnicités et de religions diverses. Les études révèlent que les enfants prennent très tôt conscience de ces distinctions1,2 et qu’ils développent des attitudes biaisées3 et de solides croyances à leur égard.4 L’objectif du présent chapitre est de déterminer si le comportement des enfants est modulé par ces concepts d’appartenance à un groupe social. 

Sujet 

De récentes études portant sur le développement ont démontré que même des nourrissons âgés de 18 mois aident spontanément des étrangers à atteindre leurs objectifs, ce qui suggère que l’altruisme constituerait un biais naturel.5 La question que nous traitons ici est de savoir si les enfants adoptent un comportement prosocial envers tous, ou s’ils sont biaisés par leurs tendances prosociales qui visent à favoriser ceux qui leur sont similaires?

Problème

Les chercheurs spécialistes de l’évolution ont constaté que lorsque la survie humaine est devenue dépendante de l’existence de grands groupes de coopération en compétition pour les ressources avec les autres groupes, les humains ont dû élaborer des mécanismes de coopération avec des individus avec lesquels ils n’étaient pas reliés au niveau génétique.6–9 Dans ce contexte, posséder une prédisposition biaisée à adopter un comportement prosocial envers les membres de l’endogroupe aurait constitué un avantage évolutif. Un corollaire problématique dérivant potentiellement de la même pression évolutive établit que les humains auraient évolué selon une disposition biaisée à agir de manière antisociale envers les membres de l’exogroupe.10  

Contexte de la recherche

Nous examinons la question portant sur la prosocialité biaisée des interactions entre nourrissons et jeunes enfants dans le cadre de, et en réaction à, divers contextes intergroupes; ces interactions se produisant entre des groupes conventionnels et de type nouveau. 

Questions clés pour la recherche 

Tôt dans le développement, la question associée à la prosocialité biaisée se divise en deux grandes problématiques. Dans un premier temps, nous examinerons les données relatives à l’ampleur avec laquelle les enfants se comportent différemment selon qu’ils interagissent avec des membres de l’endogroupe ou des membres de l’exogroupe. Puis, nous étudierons les facteurs expliquant potentiellement le comportement différentiel des enfants; telles l’auto-identification, les attentes en termes de réciprocité et la gestion de la réputation.

Récents résultats de recherche

Comportement prosocial biaisé

Chez l’enfant, le comportement prosocial intergroupe a été majoritairement étudié par des tâches de distribution des ressources. Dans ce cadre, on attribue généralement aux enfants des biens à distribuer à de potentiels receveurs. Par un travail de grande ampleur consacré à cette problématique, Fehr et ses collègues ont placé des enfants dans trois types de jeux distincts : 1- le jeu prosocial, caractérisé par un choix selon une distribution égalitaire (1 autocollant pour l’enfant lui-même et 1 autocollant pour l’enfant receveur) ou une distribution « égoïste » (1 autocollant pour lui-même et 0 pour le receveur); 2- le jeu par partage (1,1 contre 2,0); et 3- le jeu par envie (1,1 contre 1,2). Les enfants jouaient parfois avec des receveurs appartenant à la même classe à l’école (endogroupe), et dans d’autres cas avec des receveurs issus d’une autre école (exogroupe). Fehr et ses collègues ont montré que des enfants âgés de 3 à 4 ans affichaient déjà un favoritisme endogroupe, pour certains de ces jeux. De plus, les garçons ont manifesté une forte aversion lorsqu’ils étaient désavantagés par rapport aux receveurs de l’exogroupe.11 Par ailleurs, l’altruisme biaisé pour l’endogroupe et le comportement malveillant envers l’exogroupe ont émergé simultanément, mais seulement vers l’adolescence.12 Au moyen de jeux expérimentaux similaires, Moore a démontré que des enfants de 5 ans favorisaient un ami par rapport à un étranger dans un jeu qui exigeait un coût à l’enfant distributeur, mais aucune discrimination n’a été décelée en l’absence de coût personnel.13 Des résultats similaires ont été obtenus lors d’une tâche de distribution à des tiers chez des enfants de 3,5 ans.14 

Une autre question importante est de savoir si les enfants manifestent une prosocialité biaisée lorsque les groupes sont définis arbitrairement. Dunham et ses collègues ont démontré que des enfants de 5 ans privilégiaient les receveurs de même sexe dans le cadre d’une tâche de distribution des ressources, mais que le favoritisme endogroupe était négligeable lorsque le groupe attribué aux enfants était déterminé de manière arbitraire au minimum selon des groupes de différentes couleurs.15 En employant également une répartition minimale des groupes, Benozio et Diesendruck ont mis en évidence un favoritisme endogroupe lors de la distribution de ressources, dès l’âge de 3 à 4 ans. Il est intéressant de souligner que le favoritisme se manifestait principalement chez les garçons. Ces derniers adaptaient notamment leur comportement de distribution pour s’ajuster aux préférences personnelles d’un membre de l’endogroupe qui appréciait ou se détournait des autocollants, mais agissaient avec malveillance envers un membre de l’exogroupe.16 Des résultats similaires, associés à un effet compatible avec le même sexe, ont été récemment démontrés chez des enfants de 8 ans par des distributions positives et négatives de ressources de valeur.17

En résumé, dans certaines conditions, des groupes de couleurs arbitraires suffisent aux enfants, surtout les garçons, à adopter un comportement prosocial envers les membres de l’endogroupe, mais antisocial envers ceux de l’exogroupe.

Explications possibles du comportement prosocial biaisé

  1. L’auto-identification : L’ampleur avec laquelle les enfants s’identifient à un groupe influence leurs attitudes et leur volonté à agir de façon prosociale.18–20 En accord avec cette notion, les moindres rappels des relations sociales d’affiliation ou l’imitation de ces relations par une autre personne, ont augmenté le comportement d’aide, chez des individus de 18 ans.21,22 En outre, l’un des précurseurs clés du comportement prosocial est la prise de conscience du besoin des autres et des conséquences que la réaction affective positive possible face aux actes d’un individu peut avoir sur les autres, c’est-à-dire des habiletés caractérisées généralement par de l’empathie.23 Des enfants de 8 ans s’identifiant fortement à leur endogroupe ont ainsi présenté un biais supérieur associé à l’empathie, en ressentant davantage de tristesse lors d’événements négatifs lorsqu’ils touchaient un membre de l’endogroupe plutôt qu’un membre de l’exogroupe.24 
  2. Attentes en termes de réciprocité : Habituellement, lors des interactions inter-personnelles, l’amplitude selon laquelle un individu décide de collaborer avec un autre dépend d’un historique de réciprocité qui, lui-même, influence les attentes relatives aux échanges réciproques ultérieurs.6,25–27 Il a été suggéré que l’appartenance à un groupe peut servir de raccourci pour un tel historique, et de catalyseur de prosocialité; dans la mesure où l’on présuppose une réciprocité entre les membres de l’endogroupe, même en l’absence de rencontre antérieure.28 Par conséquent, des enfants de 5 ans attendent d’un membre de l’endogroupe qu’il partage avec eux par comparaison à un membre de l’exogroupe.15 Les individus de 5 à 13 ans se sentent plus obligés d’aider les membres de l’endogroupe défini sur un plan racial que ceux de l’exogroupe.29 Il est frappant de remarquer que de récents résultats suggèrent que les attentes relatives au favoritisme endogroupe seraient présentes dès la première année après la naissance.30 Il est cependant important de souligner que, bien que les enfants s’attendent à ce que les individus privilégient leur endogroupe lors de la distribution de ressources, leur jugement est plus positif envers ceux qui distribuent les ressources équitablement entre les membres de l’endogroupe et ceux de l’exogroupe; une dissociation qui s’étend des âges de 4 à 10 ans.31 De manière complémentaire, bien que les enfants attendent des membres du groupe qu’ils se conforment aux normes du groupe, lorsque la norme est injuste (par exemple, une distribution inégale des ressources), la considération pour les contrevenants est positive.32 Par conséquent, les considérations morales d’équité peuvent prendre préséance sur la fidélité envers le groupe, en particulier quand les enfants grandissent. 
  3. Gestion de la réputation : Les préoccupations liées à la réputation sont également considérées comme des forces directrices nécessaires au maintien de la cohésion du groupe et de la fidélité envers le groupe.28 En fait, des études récentes suggèrent que les actes prosociaux des enfants seraient davantage dirigés par les préoccupations liées à la réputation que l’attachement à la loyauté.33 Notamment, les enfants semblent être particulièrement préoccupés par l’évaluation de leur réputation par les membres de l’endogroupe, et agissent par conséquent plus généreusement lors d’un jeu de distribution des ressources lorsqu’ils sont observés par un membre de l’endogroupe comparativement à un membre de l’exogroupe.34

Lacunes de la recherche

La prosocialité biaisée des enfants présente un certain nombre de questions qui doivent être examinées plus en détail. L’une des difficultés est que l’examen plus approfondi des liens entre les concepts, les attitudes, l’auto-identification et le comportement requière une étude plus systématique de la manière dont les enfants réagissent à divers types de groupes; familier par opposition à nouveau, lié à soi par opposition à non lié à soi, considéré à caractère négatif par opposition à un caractère neutre et les groupes jugés différents sur le plan fondamental et inhérent (« essentialisé ») par opposition aux groupes jugés plus arbitraires et dynamiques (« non essentalisés »). À cet égard, la conduite d’évaluations directes des comportements prosociaux des enfants envers des groupes sociaux définis sur des bases raciales et ethniques serait particulièrement intéressante. Lors des études à venir, une seconde orientation importante est d’évaluer des enfants issus de cultures diverses,35 variables en fonction de leur engagement normatif de comportement prosocial, de l’importance de la réputation et de la centralité de l’identité du groupe.36 Une troisième question, plus méthodologique, est l’emploi et la comparaison de différents types de tâches (par exemple, l’aide et la coopération), en complément à des tâches de distribution. Finalement, afin de suivre le développement de la prosocialité biaisée des enfants, et d’étudier les facteurs potentiels qui la régissent, la conduite de comparaisons systématiques entre des groupes d’âges différents est nécessaire. 

Conclusions

Bien que les résultats de recherche présentent de nombreuses lacunes pour établir un portrait définitif, les données qui stipulent que dès un âge très jeune, les enfants adoptent un comportement prosocial sélectif envers les membres de leur propre groupe, même si ces groupes sont définis de manière arbitraire, et que, dans certains cas, ils adoptent un comportement antisocial envers les membres des autres groupes, s’accumulent. Les enfants ne seraient pas égoïstes, mais auraient un comportement de groupe (« groupish » et non « selfish » sont les termes utilisés par l’auteur en anglais). Les études qui appuient la présence de divers facteurs sous-jacents (associés à l’auto-identité, aux attentes en termes de réciprocité et à la gestion de la réputation) expliquant pourquoi les enfants développeraient de telles dispositions biaisées, sont également de plus en plus nombreuses. Bien que ces conclusions renforcent les allégations théoriques basées sur l’évolution au sujet des origines de tels biais, il existe un certain nombre de raisons de croire que le contexte culturel de développement de l’enfant jouerait un rôle critique dans l’établissement et la manifestation de tels biais. Plus précisément, les cultures identifient, dans l’environnement de l’enfant, des groupes sociaux pertinents, déterminent le degré d’importance de l’appartenance et de la fidélité pour le groupe et définissent des normes de régulation des comportements pro- et anti-sociaux, dans divers contextes.

Implications pour les parents, les services et les politiques

Bien entendu, les enfants ne sont pas totalement naïfs à propos de leur environnement social. Au contraire, dès un âge relativement jeune, ils reconnaissent l’existence de différents groupes sociaux et développent des attitudes et des croyances profondes au sujet de ces groupes. De façon plus critique dans une perspective pratique, ces concepts sociaux ont des conséquences directes sur les façons dont les enfants interagissent avec les autres. Une des implications du portrait des enfants dressé ci-dessus pour les éducateurs, est que, si nous laissons les enfants comprendre par eux-mêmes le monde social, ils finiraient par développer des dispositions relativement discriminatoires et biaisées. En d’autres mots, les éducateurs doivent s’engager activement à faire dévier les enfants de ces biais prédisposés. Une seconde implication importante est que, par la compréhension des motifs sous-jacents qui alimentent ces biais, nous serions en mesure de planifier de meilleures interventions. Plus particulièrement, la redéfinition des groupes sociaux qui inclurait « les autres » pourrait conduire à l’application des processus d’auto-identification, des attentes en termes de réciprocité et de réputation, dans un cercle social beaucoup plus large. 

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Pour citer cet article :

Diesendruck G, Benozio A. Le comportement prosocial envers les membres de l’endogroupe et de l’exogroupe . Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Knafo-Noam A, éd. thème. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/comportement-prosocial/selon-experts/le-comportement-prosocial-envers-les-membres-de-lendogroupe-et. Publié : Mai 2015. Consulté le 7 décembre 2019.